Chez les éconautes

Un voyage en Patago-conomie, pays si proche mais aux dialectes si mystérieux. Par Anne-Sophie Jacques, voyageuse néophyte (ou presque) en économie, mais experte en désossage des jargons.

Excédent Grèce
chronique du par

Grèce vs Bruxelles : la bataille de l'excédent primaire

La Troïka demande-t-elle l'impossible aux Grecs ?

"La Troïka demande l’impossible aux Grecs" a estimé ce matin sur RFI l’ancien ministre chargé du Développement et ex-eurodéputé écolo Pascal Canfin. Pour preuve : Bruxelles exige de la Grèce un excédent primaire – le solde entre recettes et dépenses hors paiement de la dette – de 4,5% du PIB alors que la France, mauvaise élève, n'est même pas foutue d'être dans le positif. Des exigences intenables à l’origine de la rébellion des Grecs, selon Canfin. Pour autant, si ses conclusions sont valables, la comparaison avec la France n’a pas vraiment de sens. Explications.

Situation bloquée. Sans grande surprise, la réunion hier entre les ministres des Finances de la zone euro – autrement dit l’Eurogroupe – a fini en eau de boudin. Yanis Varoufakis, le ministre grec des Finances, a refusé le texte – deux pages photographiées par le journaliste du site Contexte – proposant à la Grèce de signer une extension du plan d’aide mis en place par la Troïka avec le précédent gouvernement. Pas question pour Varoufakis qui, toujours selon Contexte, "souhaite avoir un délai de quatre mois durant lequel «aucune mesure menaçant l’équilibre budgétaire ne serait prise par le gouvernement grec»". On vous en parlait ce matin.

Au cœur des négociations : le solde primaire grec. Autrement dit, le solde entre les dépenses et les recettes de l’Etat hors paiement de la dette. En 2014 ce solde était positif en Grèce – on parle alors d’excédent primaire. Un solde déjà positif en 2013 même si, comme le racontait à l’époque le journaliste de La Tribune Romaric Godin – l’un des invités de notre émission consacrée à la Grèce – ce chiffre miracle avait été obtenu après un tour de passe-passe d’Eurostat, l’agence de statistique européenne. Cette dernière avait en effet ôté de son calcul plusieurs éléments, dont les dépenses d'aide aux banques grecques. Un mode de calcul dont seule la Grèce bénéficia. A l’époque, me précise le journaliste, Antonis Samaras, prédécesseur d’Alexis Tsipras au poste de premier ministre, avait brandi cet excédent pour négocier un répit sur la...

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