Chez Sherlock Com'

Un plan de communication, d'un ministre ou d'une star, à la télé ou dans les magazines, répond toujours à des objectifs précis, parfois cachés. Notre chroniqueur Sherlock Com' les passe à la loupe.

Besson à la Une
chronique du par

France 2 tombe amoureuse de Besson

La longue pub clandestine d'Envoyé Spécial

Avez-vous déjà vu Eric Besson en short ? L’avez-vous déjà entendu chanter debout sur une table ou raconter ses exploits de stripteaseur ? Non, vous ne rêvez pas, tout ceci a bien eu lieu, à une heure de grande écoute, sur une chaîne du service public, avec le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale.
Des journalistes d'Envoyé Spécial l'ont suivi pendant quatre mois (les veinards) pour savoir qui se cachait derrière le personnage public. Entre un voyage au Sénégal, un retour aux sources au Maroc et un passage en province, le ministre les a bien baladés. Il faut dire que la com’ ne lui est pas étrangère.

 

 

Besson, le sportif généreux...

Eric Besson conçoit la politique comme un jeu. C'est le fil rouge du reportage d'Envoyé Spécial. Il est joueur Eric. Il ne joue pas aux Dames (même si avoir les pions blancs pour manger les noirs ne lui déplairait pas), son truc à lui, c'est le foot. Les journalistes de France 2 l'ont d'abord suivi au Sénégal, dans un centre de formation pour jeunes footballeurs. "Le visiteur du jour est un généreux donateur venu de France. Le ministre ne vient pas parler immigration mais développement solidaire. Dans sa poche, un chèque de 200 000 euros pour soutenir cet établissement sport-études ouvert aux jeunes espoirs du football sénégalais". Qui a dit que la France n'était pas généreuse avec l'Afrique ?

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Après la cérémonie du chèque, celle du short et des crampons.

picto Mince alors, mais ce ne serait pas un passeur ?

 

Pour Besson, la politique, c’est du sport. A propos du débat sur l'identité nationale, il confie : "Je préfère un débat serein, un débat d'idées, mais pour jouer un joli match, il faut être deux". Après son discours dans un hémicycle quasiment vide, il assure : "Je suis un joueur qui accepte de jouer devant des stades pleins, des stades à moitié vide". Quand on lui fait remarquer qu'il a combattu le programme de Nicolas Sarkozy en 2007, avant de retourner sa veste pour le soutenir, il ne voit pas le problème : "C'est comme un Lyon-Saint Etienne, vous rencontrez un joueur de Lyon qui est passé à Saint-Etienne ou...

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le 19/05/2010

Le Point prend ses lecteurs pour des bêtes...

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Par JC2
le 11/10/2009
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