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Facebook / décapitations : "égarements" (presse GB)

Par le - 17h14 - suivi

Facebook a choisi de ré-autoriser la diffusion de vidéos de décapitations, sous prétexte qu'elles sont censées permettre de dénoncer les violations des droits de l'homme. Une décision violemment critiquée par la presse britannique.

Telegraph

"Facebook et décapitation : certaines vidéos ne devraient jamais être vues" titre le Daily Telegraph en commentant l'attitude de Facebook qui justifie sa décision de diffusion d'images de décapitation, par le fait qu'il s'agit de dénoncer les atteintes aux droits de l'homme. Le journal souligne, ce week-end, l'absurdité de cette justification:

"La victime dans une vidéo de la décapitation n'a, bien sûr, pas donné son consentement ni pour se faire tuer, ni pour que sa mort soit filmée, et encore moins pour que la vidéo soit diffusée, elle n'a pas plus de contrôle qu'un enfant victime de pornographie juvénile. Pourtant, nous ne diffusons pas de la pornographie juvénile, sous prétexte que les honnêtes gens regarderont et penseront "c'est terrible".Nous savons que c'est affreux, et nous savons aussi que la meilleure façon de lutter est de ne pas les regarder, sauf si vous êtes un professionnel dont le métier est de traquer leurs auteurs."

Le Guardian a lui aussi critiqué la diffusion de décapitations, en l'opposant à l'interdiction d'images du sein nu d'une mère qui allaite :

"Dans le monde de Facebook, une décapitation c'est OK mais un mamelon c'est non. Le géant des médias sociaux a décidé qu'un jeune de 13 ans - l'âge minimum autorisé pour utiliser Facebook - peut regarder une vidéo de décapitation, mais doit être protégé contre l'angoisse potentielle provoquée par la vue d'une mère qui allaite, au moment où son bébé fait une pause. Comment comprendre autrement la récente décision de lever l'interdiction des vidéos de décapitation mise en place depuis mai dernier, tout en maintenant l'interdiction de la forme la plus tendre d'une nudité partielle ? «Les photos qui montrent un sein totalement dénudé au moment où l'enfant ne tête pas violent les régles d'utilisation de Facebook»"

"L'absurdité de cette position montre à quel point même les maîtres de l'univers en ligne s'égarent lorsqu'ils sont confrontés aux éternels dilemmes de la liberté d'expression"

 


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