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Google : la presse, un lobby ?

Par le - 21h34 - suivi

Difficile d'être neutre lorsqu'on est partie prenante. Dans la querelle "éditeurs de journaux" contre Google, dont nous vous parlions la semaine dernière, les journaux adversaires de Google sont partiaux dans leurs comptes rendus, note le blogueur Erwann Gaucher, aussi consultant pour France Télévisions. Alors que le PDG de Google, Eric Schmidt, est en visite à Paris pour rencontrer François Hollande, la "vieille presse" laisse très peu la parole aux arguments contradictoires.

Libération consacrait, samedi, quatre pages à la taxe Google. Avec cette manchette : "une taxe Google pour sauver l'info ?" Comme le note Erwann Gaucher sur son blog, la question est déjà orientée : qui refuserait de taxer Google si cela permet de sauver l'info ?

Gaucher analyse le vocabulaire utilisé par la presse écrite à propos de Google picto

nouveau media

Depuis le début de l'affaire, les articles du Nouvel Obs relaient le lobbying des éditeurs de presse sans présenter les arguments opposés. Après un édito contre Google de son directeur, Laurent Joffrin, le site de L'Obs s'est gardé de donner la parole aux voix discordantes, à l'exception d'une tribune du journaliste Christophe Carron.

Le Figaro titre: "la presse marque un point face à Google" lorsque François Hollande annonce qu'il est favorable à un projet de loi début 2013. L'article ne présente que des arguments favorables à une taxe, et assure que les éditeurs sont de plus en plus nombreux à défendre l'idée, en Italie, mais aussi en Espagne ou en Belgique. Aucun argument contradictoire n'est évoqué. Parole est ensuite donnée à Nathalie Collin, co-présidente du groupe Nouvel Observateur, à l'initiative du projet de loi, interviewée également par le JDD.

Dans le dossier évoqué par Erwann Gaucher, Libération a ouvert ses pages à la contradiction sur deux colonnes seulement. Johan Hufnagel, le directeur de Slate.fr, ainsi que l'un des fondateurs d'Owni.fr, Guillaume Ledit, ont pu exposer leur point de vue dans une tribune commune. Deux colonnes sur un ensemble de quatre pages favorables à la taxe.

Comme Hufnagel ou Ledit, d'autres voix discordantes se sont fait entendre, mais n'ont pas été relayées dans la presse papier. Celle, par exemple, de pure players qui doivent leur existence à Google, comme l'explique Olivia Phélip, directrice de la rédaction en ligne de JOL Press. A l'inverse, la presse en ligne reprend les arguments des éditeurs papier pour les contrecarrer, comme dans cette tribune de Benoît Raphaël, créateur de médias sociaux, publiée par latribune.fr.

Enfin, des aspects de l'affaire sont passés sous silence dans la presse papier. Le désaccord entre la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, et la ministre déléguée à l'Economie numérique, Fleur Pellerin, est évoqué dans un papier d'owni.fr. Pas, à notre connaissance, dans la presse papier.


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