Toulouse : critiques contre le RAID
Brève

Toulouse : critiques contre le RAID

Dans une interview à la Nouvelle République, l'ancien sous-officier du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) Thierry Prungnaud critique sévèrement l'intervention du RAID pour déloger le suspect des tueries de Toulouse et Montauban. Sur son compte Twitter, Frédéric Helbert, ancien journaliste d'Europe 1, relate en détail et complète les critiques de Prungnaud. Sur le plateau de LCI, Helbert met principalement l'échec de l'opération sur le compte de pressions gouvernementales qui ont, selon lui, imposé au RAID le timing des opérations.

Prungnaud "est entré le premier dans l'Airbus d'Air France lors du détournement de Marignane le 26 décembre 1994, lui qui a tué trois des quatre terroristes et participé à la libération de plus de 200 otages, ne s'explique pas comment cette opération a pu« tourner au fiasco. C'est tout simplement incompréhensible»." écrit Jean-Christophe Solon dans  la Nouvelle République.


Prungnaud explique : "Je pense que lorsque le premier assaut a été donné mercredi à 3h du matin, il y a eu une erreur manifeste. (...) Il suffisait de ne pas se faire repérer, de péter la porte avec des explosifs, de rentrer à quinze et c'était terminé. Là, c'est tout le contraire qui s'est passé. Mohamed Merah les attendait. C'est pas normal. Manifestement, une connerie a été faite"

"Merah avait avec lui un fusil à pompe, un Uzi, une Kalachnikov et un pistolet 9mm. En supposant qu'il ait utilisé toutes ses armes en même temps, ce qui est fort improbable, et que les chargeurs étaient pleins, il a tiré 70 cartouches maximum. Maintenant, il faut m'expliquer comment le Raid a pu en tirer 300 ! A la télé, on a entendu les gars rafaler dans tous les sens, c'était affolant."

"Ils se sont amusés à jeter des grenades dans l'appartement. Ce qui n'a fait qu'exciter le type qui était un jusque-boutiste. A la fin, il a voulu se faire suicider et il a réussi."

Sur son compte Twitter, Frederic Helbert ancien journaliste d'Europe 1, explique qu'il a contacté cet ancien membre du GIGN après avoir lu son interview. Dans cet échange, Prungnaud ajoute d'autres critiques.

Helbert cite le propos de l'ex-GIGN : "ils connaissaient le mec. Le quartier était bouclé. tt le monde dormait. sauf lui? Il les attendait. c'est pas normal. Y'a eu une connerie" dit-il à propos de l'échec de la première tentative d'intrusion.

L'utilisation de grenades pendant la deuxième nuit paraît une erreur aux yeux de l'ex-GIGN : "avec les grenades, ils ont fait qu'exciter un type qui était pas suicidaire. Lui, Il les a mené en bateau, pr mieux les allumer au final. (...)Le but était de le taper vivant sans dommage collatéral. a la fin il y a un cadavre truffé de balles, et des blessés chez les gars du Raid! (...)C'est dingue. moi je comprends pas. Ils ont complet. , . C'est l'opé dans toute sa splendeur."

"J'ai été 18 ans au GI, je sais de quoi je parle. Quand je vois les impacts, les trous ds les murs je suis sur que le RAID a tiré du lourd (...)Pour moi dit l'ex du , le a tiré des munitions , pas du flashBall!! Mais des munitions HK 40mm, ou au moins du 37mm. (...)Et le HK40mm ca fait des impacts énormes. c'est tout sauf du tir non léthal. L'appart a été transformé en champ de guerre. (...)Ils ont fait les cow-boys. pas possible autrement. les longues rafales c'est eux. Ils ont du utiliser aussi du HK 9mm Parabellum."

L'ex-GIGN interrogé par Helbert reprend aussi une critique déja formulée, en demandant pourquoi les policiers n'ont pas attendu que Merah sorte de son immeuble pour l'interpeller dans la rue par surprise : "Et puis, ils auraient pu tenter une neutralisation en "milieu ouvert" (souricière). Y'avait des risques mais s'ils le voulaient vivant"

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