Sihem Souid ("Omerta dans la police"), suspendue quatre mois
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Sihem Souid ("Omerta dans la police"), suspendue quatre mois

Visiblement, mieux vaut ne pas trop critiquer sa propre hiérarchie, dans la police.

L' ex-adjointe de sécurité Sihem Souid, en a fait les frais. Mercredi soir, elle a été suspendue de ses fonctions actuelles à la préfecture de police de Paris, pour quatre mois, selon l'AFP, pour manquement à son obligation de réserve.

Elle avait dénoncé dans un livre "Omerta dans la police", paru en octobre, des faits de racisme, sexisme, et homophobie dans la police aux frontières (PAF) d'Orly. Selon Souid, que nous avons contactée, sa hiérarchie lui reproche d'être intervenue sur plusieurs plateaux télévisés pour parler de son livre.

Nous l'avons invitée dans notre dernière Ligne j@une, mardi.

Regardez le best of de l'émission, un vif échange entre Sihem Souid et Marc Louboutin, ancien policier picto


"C'est scandaleux" a-t-elle réagit. Pourquoi n'y a -t-il aucune information judiciaire ouverte concernant les faits que je dénonce ? J'aurais préféré un vrai procès, car j'ai toutes les preuves de ce que j'avance." Souid affirme tenir en sa possession plusieurs notes de service, attestations, et procès verbaux, notamment celui d'une garde à vue d'une femme d'origine étrangère qui avait été filmée nue par des policiers.

"Le devoir de réserve ne doit pas servir à cautionner des infractions. Tout fonctionnaire est également un citoyen comme le rappelle l'article 40 du code de procédure pénale : un fonctionnaire doit dénoncer un crime ou délit dont il a connaissance dans l’exercice de ses fonctions", rappelle son éditeur, Le Cherche midi.

L'ex-adjointe administrative va déposer un recours devant le tribunal administratif. Elle devrait passer bientôt en conseil de discipline, à l'issue duquel elle saura si elle est ou non révoquée.

Elle doit également comparaitre le 7 janvier prochain devant le tribunal correctionnel de Créteil pour une autre affaire, de "violation du secret professionnel". Elle est accusée d'avoir divulgué des documents concernant un plan Vigipirate à un journaliste du Figaro, ce qu'elle nie catégoriquement.

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