Sarkozy pas choqué par une diffusion des résultats avant 20 h
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Sarkozy pas choqué par une diffusion des résultats avant 20 h

"Ne recréons pas une ligne Maginot."

Interrogé ce matin sur Europe 1, Nicolas Sarkozy a assuré qu'il ne serait "pas choqué" par une publication des résultats du premier tour de l'élection présidentielle dimanche dès 18h30. Dimanche, les premières estimations du scrutin risquent en effet d'être diffusées via des réseaux sociaux ou même via des sites de journaux. Nous vous en parlions ici. Pourtant, selon la loi de 1977 et l'article 90-1 du code électoral, il est interdit à tout média, blogueur ou utilisateur de twitter et de Facebook de diffuser publiquement des sondages ou des estimations de résultats concernant le premier tour de l'élection présidentielle, à partir du vendredi 20 avril (à partir de minuit) jusqu'au au dimanche 22 avril à 20 heures.

"Non, franchement, ça ne me choque pas, parce que le monde est devenu un village. Ne recréons pas une ligne Maginot. Nous avons des règles qui parfois sont datées, tout le monde le sait, c'est une forme d'hypocrisie", a assuré le chef de l'Etat. "Le monde est ce qu'il est, nous dépendons des autres et les autres dépendent de nous. Par conséquent, n'imaginons pas qu'on pourrait revenir en arrière. Je m'inscris résolument dans le 21e siècle et pas dans le 20e siècle", a-t-il ajouté.

Le sujet fait débat, le risque étant notamment d'infléchir le vote, si des personnes attendent de connaître les estimations pour glisser leur propre bulletin dans l'urne. C'est ce que soulignait le matinaute Daniel Schneidermann. Alors qu'on lui a fait remarquer que cela pourrait influencer le vote, Sarkozy a affirmé qu'on n'allait "quand même pas faire une frontière numérique entre la France et tous les autres pays du monde, pour interdire aux autres de communiquer avec la France". "Je vous rappelle d'ailleurs que ça existe déjà pour nos compatriotes d'outre-mer qui sont encore en train de voter alors qu'on a annoncé les résultats ici", a-t-il également fait observer.

Cette dernière affirmation du chef de l'Etat est toutefois fausse. C'était le cas jusqu'en 2002, les électeurs d'Outre-mer votaient le dimanche, et, du fait du décalage horaire, continuait de voter alors que les résultats étaient déjà connus en métropole. Mais depuis 2007, le scrutin en outre-mer a été avancé au samedi.

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