Prince Jean, l'abdication et ses suites
Brève

Prince Jean, l'abdication et ses suites

A mi-chemin de leur chute dans le précipice, donc, les lemmings furent avisés
Jean renonce
A mi-chemin de leur chute dans le précipice, donc, les lemmings furent avisés qu'ils s'étaient jetés pour rien. «Vous pouvez remonter» leur suggéra aimablement l'autorité supérieure. Sitôt dit, sitôt fait. Les revoilà, les mêmes, aux mêmes micros, expliquant combien Prince Jean a eu raison de renoncer aux hautes fonctions pour lesquelles eux-mêmes, la veille, l'estimaient parfaitement qualifié.

«Pourquoi vous avez soutenu Jean Sarkozy ?» demande Demorand à Copé. Réponse (magnifique) de Copé : «Je ne l'ai ni soutenu, ni pas soutenu». Ah, sacré Copé ! Il mérite d'être le lemming d'honneur. Nous avions mis en ligne ici le délectable montage de Canal+, dans lequel on voit Copé tenir dignement sa place dans la brigade de défense du Prince Jean. Les matinautes qui le préfèrent peuvent se référer aussi à son émission d'Europe 1, en date du 13 octobre (le siècle dernier !) Extraits : "Jean Sarkozy est légitime. Il est conseiller général, élu au suffrage universel, président de sa majorité (...) Est-ce que vous vous voyez lancer le même débat sur Martine Aubry, la fille de Jacques Delors? Je propose qu'on donne à Jean Sarkozy les mêmes chances de faire ses preuves."

Soyons charitables, fournissons un argumentaire aux lemmings. Voici, au choix, quelques phrases pour la journée. Première phrase : «Son renoncement montre bien qu'il était parfaitement digne d'exercer la fonction». Deuxième phrase, deux formulations au choix : «Il y avait une part de vrai, dans les attaques sordides dont il a été victime». Ou bien : « Il y avait une part de sordide, dans les critiques justifiées de la presse». Enfin : «Je remercie chaleureusement ces enfoirés de journalistes, pour leur salubre chasse à l'homme, qui a permis de découvrir les grandes qualités d'homme d'Etat de celui qui vient de céder devant leurs sordides manipulations».

NB : nous vous présentons nos excuses pour la mise en ligne tardive de cette chronique, dûe à un incident technique sur le site.

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