Manifs : le "ninja" arrêté ?
Brève

Manifs : le "ninja" arrêté ?

Un des mystères de la manifestation parisienne du 16 octobre résolu ?

Le site des Inrockuptibles, puis Europe 1, ont annoncé que la police aurait arrêté un des casseurs du "cortège sauvage", immortalisé sur les images de Reuters qui circulent sur internet depuis deux semaines.

Et selon les Inrocks, il ne s'agirait pas de n'importe quel casseur, mais du "ninja", celui qui a frappé d'un coup de pied dans le dos Bertrand de Quatrebarbes, l'homme qui tentait d'empêcher la destruction d'une vitrine et que nous avions interrogé.

La polémique couvait : l'homme était-il un policier en civil ou non ? Nous n'avions pas tranché. Hier, un syndicat policier avait affirmé avoir identifié l'homme, "un militant d'extrême-gauche extrêmement violent et extrêmement connu", grâce aux photos prises par les forces de l'ordre dans la manifestation.

"Un homme a été interpellé ce jeudi matin à proximité d'un squat du XXe arrondissement de Paris et placé en garde à vue dans le cadre d'une commission rogatoire ouverte par un juge d'instruction parisien pour des dégradations commises en mars 2010 et pendant la fameuse manifestation du 16 octobre, écrivent les Inrocks.com. Selon nos informations, il s'agirait de celui que le web a surnommé "le ninja". (…) La préfecture de police, qui a dans un premier temps confirmé cette information aux Inrocks, est revenue en arrière et ne souhaite plus donner de détails sur l'identité de l'homme interpellé."

Europe 1 parle, à l'indicatif d'un homme que les policiers "recherchaient depuis plusieurs mois pour des dégradations de boutiques", mais ne précise pas si l'homme arrêté est celui qui donne le coup de pied ou celui qui casse la vitrine dans la vidéo.

Mise à jour - 29 octobre : Les sites de RTL et  du Parisien indique que, selon la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), l'homme placé en garde à vue est bien "celui que l'on voit asséner un violent coup de pied dans le dos d'un passant à la manière d'un ninja", et qu'il "était depuis plusieurs mois dans le collimateur de la BRI et de la BAC (Brigade anti-criminalité) pour des dégradations de boutiques. Il a pu être identifié grâce aux images extraites de la vidéo et aux photos prises par des policiers en civil."

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