Lisbonne : la colère de Sarkozy restera "off"
Brève

Lisbonne : la colère de Sarkozy restera "off"

Interrogé à Lisbonne sur l'affaire Karachi, Nicolas Sarkozy s'en prend aux journalistes: "Vous dites n'importe quoi, vous ne vérifiez rien". Le président s'emporte au point que l'Elysée demande aux journalistes d'effacer les bandes. L'information est rapportée dans Mediapart (article payant) et L'Express.fr.

Vendredi 19 novembre, en marge du sommet de l'OTAN à Lisbonne, Nicolas Sarkozy s'est énervé contre des journalistes. Un journaliste l'interroge sur l'affaire Karachi, lorsqu'il "pète les plombs", rapporte Mediapart.

Un journaliste précise que son nom figure dans des documents montrant qu'il a donné son aval à la création d'une société-écran luxembourgeoise par laquelle transitaient les commissions. C'est alors que Nicolas Sarkozy s'emporte « Qui vous a dit ça? Vous avez eu accès au dossier? Charles Millon a une intime conviction. Et si moi j'ai l'intime conviction que vous êtes pédophile? Et que je le dis en m'appuyant sur des documents que je n'ai pas vus...». Pour L'Express.fr qui rapporte la même anecdote, le président voulait dénoncer les journalistes qui parlent sans preuve.

Les journalistes présents racontent que Nicolas Sarkozy était "survolté" et "hors contrôle".

Hélas, on ne pourra pas écouter la longue diatribe du président qui se termine par "Amis pédophiles, à demain". En effet, après le debriefing, l'Elysée a insisté pour que la conversation reste off. La conversation, enregistrée sur le circuit interrne du sommet selon L'Express, a été effacée.

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