Les voeux de Dassault : propositions en rafale "pour sauver la France"
Brève

Les voeux de Dassault : propositions en rafale "pour sauver la France"

L'année a à peine commencé et déjà les bonnes nouvelles tombent en rafale. Figurez-vous que Le Figaro change sa ligne éditoriale, "en évitant les commentaires qui relèvent de la pure démagogie" (Hollande appréciera), et annonce avoir trouvé les solutions pour sortir de la crise et préserver le fameux triple A (objectif d'ailleurs "pas tellement difficile" à atteindre). C'est Serge Dassault, propriétaire du journal, qui a annoncé toutes ces bonnes nouvelles à la Une du Figaro de ce lundi 2 janvier, dans son traditionnel édito de nouvelle année.

"Pourquoi semble-t-on se résigner à l’éventualité de voir supprimer notre note triple A ? Il ne serait, en vérité, pas tellement difficile d’y remédier, tout en facilitant les conditions de notre croissance." Voilà, c'est dit. Pas besoin des experts du FMI, de la BCE et des G (8 et 20) pour stopper la crise. 1,4 euro et un édito de Serge Dassault suffisent. Dans ses "vœux" publiés à la une du quotidien, le propriétaire du journal livre sa potion magique pour sortir de la crise. Tout d'abord, il "faudrait supprimer toutes les aides à l’emploi, qui ne servent à créer aucun nouveau poste", augmenter la TVA "de trois points", "revenir immédiatement aux 39 heures légales, même si on supprime l’horaire légal plus tard" (pour la suppression de la journée de 8 heures, faudra attendre aussi).

Contre le chômage, "les syndicats et la gauche ont cru qu’il fallait «tout faire pour empêcher les méchants patrons de licencier leur gentil personnel»". Alors que veulent les méchants patrons ? Une plus grande "flexibilité du travail", bien sûr ! Par exemple, mettre un terme aux limites qui entourent "les emplois intérimaires ou CDD, considérés comme précaires" (alors que c'est l'avenir).

Enfin, dans cette série de mesures, on n'oublie pas les plus nécessiteux : "La suppression totale de L’ISF, avec amnistie générale [et champagne pour tout le monde], permettrait à tous ceux qui sont partis – il y en a près de 10 000 – de revenir pour investir en France et non plus à l’étranger." Une mesure placée sous le sceau du bon sens, car "faire payer les riches ne fait qu’appauvrir l’économie et, quand ils seront tous partis, ils ne paieront plus rien, et on sera revenu à une économie communiste qui a si mal réussi à la Russie et la Chine, jusqu’au jour où ils s’en sont débarrassés".

Et qui pourrait faire tout ça ? Facile, suivez son regard. Non plus bas, voilà vous y êtes : "Seul celui qui ne s’est pas encore déclaré, parce que encore président, sera crédible, car il est le seul à demander la mise en place immédiate de la règle d’or ; le seul à bien connaître notre situation financière ; le seul à pouvoir la régler par des mesures appropriées ; le seul à mettre en place les moyens nécessaires pour relancer notre croissance et réduire le chômage". Et Dassault de conclure : "Lui seul pourra sauver la France et les Français de la faillite !" L'année commence vraiment bien.

Si vous avez raté des épisodes de la saga Dassault, consultez notre dossier spécial Figaro.

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