Gauche molle, et dernière ligne droite
Brève

Gauche molle, et dernière ligne droite

-Vous avez parlé de gauche molle, Madame Filopatte. Visiez-vous Monsieur Patafil ?

-Je ne visais personne en particulier, bien entendu. Je visais une politique en général. Une attitude politique, un relâchement politique, une corpulence politique, des bajoues empâtées politiquement, un cou politiquement trop épais, des lunettes politiquement un peu ridicules, mais personne en particulier.

-On a du mal à vous croire.

-Croyez ce que vous voulez. Moi, je parle de mon attitude à moi. De ce que je suis.

-C'est à dire, de la gauche dure ?

-Non, de la gauche solide. De la solidité de ma doctrine. De mes propositions solides pour la France, qui ne changent pas chaque matin. Parce que moi, je ne reste pas dans le flou.

-Vous voulez dire que Monsieur Patafil, c'est la gauche floue qui change chaque matin ?

-Ah ah ! je veux simplement dire que moi, j'ai des convictions, et...

-Parce que selon vous, Monsieur Patafil...

-Ne comptez pas sur moi pour dénigrer qui que ce soit dans cette compétition fraternelle. Vous ne m'aurez pas.

-Je le sais bien, mais je suis payé pour essayer. Vous imaginez les reprises, si j'y arrivais ? L'autre soir, en réponse à l'accusation d'être de la gauche molle, Monsieur Patafil a pris le mors aux dents, et dénoncé, je le cite, les attaques obliques. Vous sentez-vous visée ?

-Pas le moins du monde. Regardez-moi dans les yeux. Vous donné-je l'impression d'être oblique ? Je dis ce que j'ai à dire. Je trace mon chemin.

-Alors qui visait-il, à votre avis ?

-Demandez-lui donc !

-Parfait, ça tombe bien, nous le recevons demain. A demain donc, pour une nouvelle interview politique.

Partager cet article Commenter

 

Cet article est libre d’accès
En vous abonnant, vous contribuez
à une information sur les médias
indépendante et sans pub.

Déjà abonné.e ?

Voir aussi

Ne pas manquer

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.