Fukushima : "ce n'est pas de notre ressort" (video)
Brève Vidéo

Fukushima : "ce n'est pas de notre ressort" (video)

Alors que les solutions proposées pour résorber la crise environnementale des suites de l'accident de la centrale de Fukushima-Daiichi sont loin d'être suffisantes comme le souligne

Rue89, leJapon est entré dans une crise politique profonde. Les Japonais n'hésitent plus à demander des comptes aux autorités locales qui restent parfois sourdes à leurs attentes.

Rue89 a publiéen juillet le témoignage d'un expatrié français vivant à Tokyo. Il s'insurge contre le manque de réactivité des autorités à proposdes zones contaminées. L'évacuation de ces habitants constitue l'un des problèmes centraux. L'article en veut pour preuve cette vidéo qui montre le mutismedes autorités, notamment du directeur de la cellule locale pour les urgences nucléaires, face aux questions des habitants.

"Les habitants de Fukushima ont le même droit que les autres d'éviter l'exposition aux radiations. Ne pensez-vous pas?" demande un habitantdans l'assemblée. "Je ne sais pas s'ils ont ce droit" répond le responsable. Aux autres questions, un simple "ce n'est pas de notre ressort" est répondu.

Fortement critiqué pour sa gestion de la crise nucléaire, le premier ministre Naoto Kan doit "justifier chaque jour ou presque d’être toujours là" commente Libération (lien payant). "La classe dirigeante offre depuis des mois un spectacle affligeant: manque de volonté et de vision politiques, sans oublier un processus législatif quasi au point mort, la Diète (le parlement nippon, NDLR) étant paralysée par d’incessantes bisbilles entre les diverses formations. La crise de pouvoir affaiblit tout le pays, alors que l’économie est en récession". D'autant plus qu'il doit également faire face à divers scandales tel celui de la mise en vente de viande contaminée dans des centres commerciaux mais aussi des cantines scolaires.

Libération affirme qu'il "faudrait encore évacuer au plus vite entre 70 000 et 100 000 résidents de Fukushima". Certaines écoles primaires sont confrontées à des doses entre 3,8 et plus de 6 fois et demie plus élevées que la normale explique le site japonais Majirox news, entrainant des premières poursuites judiciaires.

(Par David Courbet)

De nombreuses questions restent encore sans réponse. Pour tenter d'élucider certaines d'entre elles, n'hésitez pas à voir (ou revoir) notre émission spéciale sur Fukushima.

Partager cet article Commenter

 

Cet article est libre d’accès
En vous abonnant, vous contribuez
à une information sur les médias
indépendante et sans pub.

Déjà abonné.e ?

Voir aussi

Ne pas manquer

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.