Facebook supprime un appel à une nouvelle Intifada palestinienne
Brève

Facebook supprime un appel à une nouvelle Intifada palestinienne

Une page Facebook appelant à une troisième Intifada palestinienne le 15 mai prochain a été supprimée par Facebook hier. Une lettre adressée la semaine dernière à Facebook par Yuli Edelstein, le ministre israélien de l'Information, demandait cette suppression, comme le signalait le Jerusalem Post le 23 mars.

Les créateurs de la page disaient s'être inspirés des exemples tunisien et égyptien, mais la page dont l'adresse était http://www.facebook.com/Palestinian.Intifada est n'est plus accessible, elle a finalement été supprimée par Facebook hier, après avoir attiré plus de 350 000 supporters.

Le ministre israélien de l'Information avait écrit à Mark Zuckerberg, patron du réeau social, que "sur cette page Facebook, il y avait des commentaires appelant à tuer des Israéliens et des Juifs pour libérer Jérusalem et la Palestine par la violence", ajoutant: "Je me tourne vers vous pour que vous ordonniez la supression immédiate de cette page."

Facebook explique que la page avait été mise en ligne avec un contenu pacifique, mais que "des commentaires ont appelé directement à la violence" par la suite. Ce sont ces commentaires qui expliqueraient la décision de suppression, bien que Facebook n'ait pas supprimé (ou fait supprimer) les commentaires, mais la page elle-même.


Depuis cette supression, plusieurs pages reprenant le même appel avec le même visuel ont été ouvertes sur Facebook : voir, par exemple, http://www.facebook.com/Intifada3 qui comptait moins de 1 800 fans mercredi midi.

L'affaire souligne le rôle attribué à Facebook dans la mobilisation de divers mouvements populaires qui ont touché plusieurs pays depuis le début de l'année. Facebook n'était pas intervenu jusqu'à présent dans ce domaine pour supprimer une page appelant à manifester. Exemple le 25 janvier en Egypte avec une manifestation qui avait attiré des dizaines de milliers de personnes , répondant à l'appel de la page "Nous sommes Khaled Saïd" (du nom d'une jeune homme mort dans une bavure policière le 25 juin 2010). La page avait plus de 400 000 fans, et la manif avait fait 3 morts.

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