Comment j'ai visité la grotte d'Ouvéa en 2008
reportage

Comment j'ai visité la grotte d'Ouvéa en 2008

Un chef coutumier auto-stoppeur, des manous, et quelques quiproquos en Kanaky

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Le fim de Mathieu Kassovitz, L'ordre et la morale, fait actuellement découvrir à un jeune public l'épisode dramatique de la prise d'otages d'Ouvéa, en Nouvelle Calédonie, en 1988. En septembre 2008, quelques semaines après les 20 ans du drame, Laure Daussy, mi-journaliste, mi-citoyenne (et auteure de notre article sur le sujet) débarque sur l'île d'Ouvéa. Une seule pensée: visiter la grotte. Mais la grotte ne se visite pas. Comment faire ? Récit d'une expédition improbable, rédigé à chaud, à la première personne, après la visite.

 

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Tout est encore intact, comme figé dans le temps. Deux théières, des tasses, des casseroles, un seau. Des chaussures, des semelles déchirées, à l’entrée de la grotte. Comme si les occupants étaient partis il y a quelques jours. Depuis l’assaut par l’armée, le 5 mai 1988, et la mort de 19 Kanaks, et de deux militaires, personne n’y a touché. La grotte est devenue un lieu «tabou», dans la coutume kanak, personne ne doit s’en approcher. Tout autour de l’excavation, de petits monticules de pierres marquent les endroits ou les Kanaks ont été tués. Certains au moment de l’assaut de l’ar...

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