"Bongo décédé ?" (sites gabonais)
Brève

"Bongo décédé ?" (sites gabonais)

Annoncée par Le Point.fr dimanche 7 juin dans la soirée, la mort d'Omar Bongo, président du Gabon, est démentie par les autorités de son pays.







Le site d'information GabonoEco s'interroge à la Une et publie une biographie de Bongo, où l'on lit, entre autres :

"Franc-maçon depuis 1965, il se convertit en 1973 à l'islam et devient El Hadj Omar Bongo. Cette conversion est dénoncée par bon nombre d’observateurs comme un moyen de se faire bien voir des pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), en majorité musulmans, le Gabon étant producteur de pétrole."










Le site d'opposition BDP (Bongo Doit Partir) ne semble pas douter de la mort du président gabonais et met en cause le pouvoir. Le BDP explique que son site est resté inaccessible jusqu'à 6 h 30 heure de Paris.


Rien sur les rumeurs de la mort du président sur le site Gabonews, pas mis à jour depuis la victoire de l'équipe de football du Gabon par 3 à 0 face au Togo : "Libreville, 6 juin (GABONEWS) – Le ministre de la Jeunesse et des Sports, René Ndemezo’Obiang, a affirmé ce samedi après-midi, à l’issue du match entre le Gabon et le Togo, remporté par les Panthères (3-0), que « le gouvernement gabonais va revoir à la hausse les ambitions de l’équipe nationale » avec comme objectif Mondial 2010. ".


"A minuit TU le ministre de la communication Laure Gondjout interviewé par Christophe Boisbouvier de RFI dément fermement la mort d'Omar Bongo Ondimba mais refuse de se prononcer sur l'Etat de santé d'Omar Bongo." annonce le site de l'Union du Peuple Gabonais (opposition) qui explique dimanche soir vers 23 h : "Après l'annonce du décès du Président Omar Bongo, on assiste à d'importants mouvements des forces de sécurité qui quadrillent Libreville la Capitale du Gabon. On assiste à une mobilisation de militants et de sympathisants de l'opposition qui convergent vers le siège de l'Union du Peuple Gabonais (UPG) pour assurer la sécurité du Principal opposant Pierre Mamboundou. Nous appelons la France, ex puissance colonisatrice à assurer la sécurité du leader de l'opposition gabonaise qui est potentiellement en danger."




Le site officiel de la république du Gabon ne dit pas un mot de ses rumeurs et affiche à la une un communiqué du 21 mai sur le "séjour privé" du président gabonais dans un hôpital espagnol : "Malgré l’acharnement médiatique, aujourd’hui particulièrement indécent, et savamment entretenu pour semer le trouble dans l’esprit du peuple gabonais à des fins déstabilisatrices, la Présidence de la République rappelle que le Gabon est un Etat de droit doté d’institutions qui assurent la continuité du fonctionnement du pays, alors que le Chef de l’Etat est naturellement au fait des questions les plus impératives."
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