Australie / passeports : Homme, femme, et "indéterminé"
Brève

Australie / passeports : Homme, femme, et "indéterminé"

Le débat sur l'enseignement du genre dans les manuels de SVT a révélé la complexité de l'identité sexuelle - masculine, féminine, mais aussi parfois "intersexuée" (sans sexe physiquement identifiable), ou transsexuelle.

En France, et dans de nombreux pays, les documents administratifs ne proposent comme catégorie que "homme" ou "femme". En Australie, selon le site Mercurynews.com, les passeports proposeront désormais un "troisième genre" : "indéterminé". L'objectif, affiché par le gouvernement australien, est de lutter contre les discriminations envers les personnes "transgenre".

Les personnes transgenre et celles dont le sexe est ambigu pourront donc désormais se définir avec un "X" sur les passeports australiens, à condition qu'un médecin atteste de leur choix. Auparavant, il n'y avait le choix qu'entre homme et femme, et les personnes pouvaient changer de genre sur leur passeport, uniquement s'ils avaient subi une opération. "C'est une avancée importante pour les droits humains", souligne une sénatrice australienne : des personnes génétiquement ambiguës étaient "arbitrairement assignées à un genre", maintenant, ils ont le droit de se définir comme "indéterminés".

La revendication se fait entendre également pour les réseaux sociaux. Récemment, l'association américaine All out a lancé une pétition pour que Facebook permette de se présenter sous un troisième sexe. Interviewée par Ecrans.fr, cet été, la porte-parole américaine de l'association Prerna Sampat souligne :"En reconnaissant le troisième genre, Facebook peut accélérer la reconnaissance de l’identité trans à travers le monde."(...) "Sur Facebook, on peut choisir sans limite ses religions, points de vue politique, langages et intérêts, pourquoi les options de genre seraient strictement limitées alors que c’est une partie essentielle de ce que nous sommes ?". Selon "elle", l’Inde, le Pakistan et le Népal ont déjà reconnu légalement l’existence de ce troisième genre, de même que le réseau social Google +.

Elle estime à 100 millions le nombre de personnes dans le monde qui se considèrent comme "transgenre". Terme qui regroupe à la fois les "genderqueer" (sans traduction française), personnes qui se sentent à la fois hommes et femmes, les transsexuels, personnes qui ont changé de sexe, ou encore les travestis, personnes dont le comportement est différent de celui attendu par la société pour les gens de son sexe biologique (soit un homme habillé en femme, par exemple).

Pour comprendre la notion de "genre", et le débat au sujet de son enseignement dans les manuels scolaires, notre émission sur est ici.

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