Aphatie (RTL) se sent plus libre dans le privé
Sur son blog Jean-Michel Aphatie (RTL, service politique) réagit, jeudi 15 mai, à un article de l'hebdomadaire Télérama, qui selon lui, est écrit pour démontrer la supériorité du service public sur les entreprises privées .
Aphatie parle de mots qui blessent. « Pour les radios privées, le premier filtre est l’audience, quel qu’en soit le prix. » Comment faut-il comprendre ce : « quel qu’en soit le prix » ? S’agit-il d’une appréciation morale ? Le directeur délégué de France Inter suggère-t-il qu’une radio privée peut oublier les valeurs qui soudent une communauté pour faire de l’audience ? Tire-t-il ce constat, par exemple, d’une écoute de RTL ou d’Europe 1 ?
Aphatie évoque ensuite ses quatre années à France Inter et comment il a été écarté de l'édition du matin:
La quatrième année, de fait, j’ai été totalement écarté de la matinale, ce prime time de la radio. Dans une circonstance confuse, le directeur de la rédaction de l’époque, Bertrand Vannier, m’avait confié que mon travail « faisait peur » au PDG de l’époque, Jean-Marie Cavada. J’en ai retiré le sentiment que l’on est très libre dans le service public, à condition quand même que les mots du journalisme s’inscrivent dans un certain consensus ambiant.
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