40 économistes pour Hollande (Le Monde)
Brève

40 économistes pour Hollande (Le Monde)

Votez Hollande! Quarante économistes signent une tribune publiée sur le site du Monde pour révéler le nom du candidat "le plus apte à redresser la France et rassembler les Français. Ce candidat, c'est François Hollande."

Pleins de sagesse, les quarante économistes précisent qu’ils ont suivi "avec attention les débats en cours et les annonces faites par les candidats à la présidence avant de faire leur choix."

S’ils écartent le nom de Sarkozy (sans le citer) c’est parce que "le souvenir de 2007 nous oblige à la plus grande réserve sur les multiples promesses de campagne du candidat sortant."

Pourquoi Hollande parmi les 10 candidats en lice ? Parce qu’il est le plus crédible pour affronter "la crise de la zone euro (qui) montre que le pire reste possible", "la crise de la dette", "l’emploi et la croissance" (à qui on réserve une grande "Conférence nationale pour la croissance et l'emploi", ce qui nous changera des Grenelles), "le pouvoir d’achat", "la mixité sociale", "l’interdiction d'utiliser les paradis fiscaux" mais aussi la "création d'une banque publique d'investissement dotée d'un réseau régional" ou encore la lutte contre "l'obsolescence accélérée".

Concernant "la grande réforme fiscale annoncée par François Hollande", on sent que Thomas Piketty était à l’œuvre : le texte précise qu’elle devra certes être précisée et son calendrier accéléré.

40 économistes Le Monde

Aux côtés de Piketty, on retrouve des économistes connus pour leur engagement à gauche (au sens large) comme Daniel Cohen ou Dominique Villemot (proche de Hollande et conseiller pendant la campagne, interrogé cet hiver par l’éconaute sur la TVA à 5,5 dans la restauration). Parmi eux également, des économistes bien connus du grand public pour intervenir massivement dans les médias comme Elie Cohen ou Jean-Hervé Lorenzi. Ces derniers sont également les héros du livre de Laurent Mauduit, journaliste de Mediapart qui regrette que seuls leurs titres universitaires soient mentionnés et non leurs activités dans des entreprises privées. Dans la tribune du Monde, les économistes se gardent bien, là encore, de le préciser. Mais peut-être attendent-ils la mise en place du code de déontologie.

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