Câbles diplomatiques, documents confidentiels, emails : les fuites orchestrées par @chris_coleman24 sur Twitter mettent notamment en cause quatre journalistes français (LCI, Libération, L'Express, Le Point), soupçonnés d'avoir été instrumentalisés par les services de renseignement marocains.

Publié le 04/01/2015  Alimenté le 22/08/2017
Décoration
observatoire du par

Chut ! Entre la France et le Maroc, tout est pardonné.

Journalistes français expulsés, décoration d'un responsable accusé de torture

"Nous sommes tournés vers l'avenir". Après l'expulsion de deux journalistes français du Maroc, le Quai d'Orsay a fait savoir que la France n'entendait pas protester. Car l'heure est à la réconciliation : la coopération judiciaire entre les deux pays vient tout juste de reprendre, un an après avoir été interrompue après des accusations de torture portées contre le patron des services de renseignement marocains. Une affaire qui n'a toujours pas été jugée, mais la France a d'ores et déjà annoncé qu'elle allait... décorer l'accusé. Toujours au nom de la réconciliation franco-marocaine.



Cinquante policiers. Le Maroc a déployé les grands moyens pour arrêter deux hommes. Des terroristes ? Non, des journalistes français. Jean-Louis Perez et Pierre Chautard, journalistes de l'agence "Premières lignes", étaient au Maroc pour tourner un documentaire censé être diffusé sur France 3. Ils ont été arrêtés à Rabat, dimanche 15 février, dans les locaux de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH). Pour quel motif ? Les autorités marocaines ne leur avaient pas donné d'autorisation de tournage. Selon Paul Moreira, fondateur de Premières lignes, ils avaient fait une demande d'autorisation plusieurs semaines avant leur départ et avaient pris l'absence de réponse comme un accord tacite.

Mais visiblement, les journalistes, qui tournaient un documentaire sur l'économie du Maroc, n'étaient pas vraiment les bienvenus. Interrogé par RFI, Taïb Madmad, le secrétaire général de l'AMDH, a raconté les circonstances de cette arrestation : "Une de mes collègues est venue, [les policiers] se sont aperçus qu'elle avait les clés [des locaux de l'association], ils l'ont mise par terre, les genoux sur la poitrine, lui ont enlevé les clés, ils sont rentrés à l'intérieur pour prendre les deux journalistes et leur matériel".


Dans un communiqué, relayé par le site Atlasinfo.fr, le ministère de la Communication du Maroc a fait savoir que "ni le ministère de la Communication, ni aucun service qui en relève ou sous sa tutelle n'a accordé d'autorisation de tournage à une chaîne...

Déjà abonné ?

Email      Mot de passe   

Derniers articles dans ce dossier...

nouveau media

Deux salariés licenciés demandent la liquidation judiciaire de Slate Afrique

Le site rattrapé par une affaire de licenciement abusif

enquête publié(e) le 22/08/2017 par Capucine Truong

Slate Afrique, clap de fin ? L'ancien rédacteur en chef du site, Pierre Cherruau et son adjoint Philippe Randrianarimanana ont demandé au tribunal de Paris de placer l'entreprise en liquidation judiciaire, selon BFM Business. Peut-être pour récupérer des indemnités dues pour leur licenciement...

Article Ignacio Cembrero - Ahmed Charai

"MarocLeaks" : l'Espagne accusée de protéger ses relations avec le Maroc

suivi publié(e) le 20/10/2015 par Justine Brabant

Le gouvernement espagnol cherche-t-il à protéger ses relations diplomatiques avec le royaume du Maroc ? En Espagne, plusieurs associations de journalistes estiment que Madrid fait entrave à la stratégie de défense du reporter Ignacio Cembrero (ancien d'El Mundo) dans le procès qui l'oppose à ...

Zakaria Moumni

Ouf, le Maroc est Charlie !

le neuf-quinze publié(e) le 03/02/2015 par Daniel Schneidermann

Avec le Maroc, tout est pardonné. On est réconciliés. Pour sceller la réconciliation, le ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, accorde une grande interview au Monde, sur une pleine page. L'interview est titrée "Le Maroc exige le respect, la considération". Et pour que les ...

Tous les contenus de ce dossier >

Par mots-clés

Commentaires d'utilité publique

Ben Barka : un journaliste de France 3 dans le viseur du renseignement marocain ?

Cruel miroir dans le temps et dans l'espace. Comment peut-on être marocain ? pcc Montesquieu.

Par Pierre38330
le 18/12/2014

Quatre journalistes français auraient été instrumentalisés par le Maroc

Super article Manach. Merci

Par Loran
le 15/12/2014

Maroc-Algérie : quand tweetent les barbouzes...

Une certitude : les journalistes ont répondu à mes questions (et elles n'étaient pas du tout sur la défensive); le corbeau, ...

Par @manhack
le 28/10/2014
Tous les forums >