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Rumeurs et approximations sur la mort d'Anne-Lorraine Schmitt

Vous avez peut-être suivi ce fait divers, largement relaté dans les médias ces derniers jours. Dimanche 25 novembre, sur la ligne D du RER, Anne-Lorraine Schmitt était poignardée entre Louvres et Creil, dans le Val d'Oise (le même jour, commençaient les émeutes de Villiers-le-Bel).

Deux jours plus tard, le 27 novembre, Thierry Dève-Oglou, 44 ans, était mis en examen pour ce meurtre, après avoir reconnu l'agression et une tentative de viol sur cette étudiante en journalisme de 23 ans. En 1996, il avait déjà été condamné pour un viol qui s'était déroulé dans des circonstances étrangement similaires.

Depuis une quinzaine de jours, la vie et la mort d'Anne-Lorraine Schmitt ont soulevé autant de passions sur le Net, que d'approximations dans les médias traditionnels.

D'abord, le meurtre de la jeune femme a provoqué une prise de position très virulente de la part d'un journaliste, Frédéric Pons, rédacteur en chef "Monde" de Valeurs actuelles. Il faut dire que l'autoproclamé "premier hebdomadaire libéral de droite" est particulièrement concerné : Anne-Lorraine Schmitt a effectué un stage au sein de la rédaction, durant l'été 2006.

Le 27 novembre, sur le blog collectif de l'hebdomadaire, Frédéric Pons publie un billet intitulé "Au nom d'Anne-Lorraine". Billet aujourd'hui indisponible. Pourquoi ? Peut-être parce qu'il était d'une rare violence. Après avoir affirmé que " les délinquants sexuels sont très difficiles à réintégrer, voire impossibles", le journaliste y appelle au...

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