5 millions d'euros réclamés par un conseiller de Woerth à Rue89
Brève

5 millions d'euros réclamés par un conseiller de Woerth à Rue89

Cinq millions d'euros réclamés à Rue89 pour diffamation. Pierre Haski, le patron du site, informe ses lecteurs qu'un conseiller d'Eric Woerth tente de couler le site

: "Tant qu'à faire, autant donner un coup mortel. C'est ce que tente Eric Le Moyne de Serigny, conseiller très spécial du ministre du Travail Eric Woerth, qui poursuit Rue89 en diffamation, et réclame pas moins de cinq millions d'euros pour un «préjudice irréversible». Une somme astronomique pour une affaire de presse."

Le 28 septembre, Rue89 publiait une enquête affirmant que ce proche du ministre du Travail et de Nicolas Sarkozy, banquier faisant "office d'importante courroie de transmission entre le monde des affaires et l'UMP", a administré, et administre encore aujourd'hui pour certaines, plusieurs sociétés basées au Panama, qui pourraient être utilisées pour cacher d'importantes sommes d'argent au fisc. Ces révélations intervenaient après que France Inter, puis Rue89, avaient dressé le portrait du conseiller, en soulignant des conflits d'intérêts potentiels.

Comme nous l'avions relevé, Serigny et son avocat avaient été interrogés par le journaliste freelance qui avait signé l'article. Le banquier avait démenti fermement : "Je n'ai jamais dirigé ni en droit ni en fait ces sociétés, et ni en qualité de prête-nom ou nominee." Et son avocat contestait la véracité des documents publiés par le site indiquant qu'il avait porté plainte contre X pour "faux et usage de faux, faux commis dans une écriture publique ou authentique, et usurpation d'identité".

Mais ces précautions ne suffisent pas à Serigny. Outre les 5 millions d'euros qu'il réclame, il demande aussi, par avance, qu'un éventuel jugement condamnant le site reste sur sa page d'accueil pendant au moins un an et le retrait de l'article en question "sous astreinte de 5 000 euros par jour de retard". "Bref, écrit Haski, cet homme qui déclarait le mois dernier à Paris Match que Nicolas Sarkozy était «un ami, le seul homme politique que j'ai soutenu dans ma vie», charge au maximum la barque, dans l'espoir de nous faire couler. Des demandes hors de proportion avec la jurisprudence en la matière, qui donnent un caractère politique très prononcé à la démarche."

Partager cet article Commenter

 

Cet article est libre d’accès
En vous abonnant, vous contribuez
à une information sur les médias
indépendante et sans pub.

Déjà abonné.e ?

Voir aussi

Ne pas manquer

DÉCOUVRIR NOS FORMULES D'ABONNEMENT SANS ENGAGEMENT

(Conditions générales d'utilisation et de vente)
Pourquoi s'abonner ?
  • Accès illimité à tous nos articles, chroniques et émissions
  • Téléchargement des émissions en MP3 ou MP4
  • Partage d'un contenu à ses proches gratuitement chaque semaine
  • Vote pour choisir les contenus en accès gratuit chaque jeudi
  • Sans engagement
Devenir
Asinaute

5 € / mois
ou 50 € / an

Je m'abonne
Asinaute
Généreux

10 € / mois
ou 100 € / an

Je m'abonne
Asinaute
en galère

2 € / mois
ou 22 € / an

Je m'abonne
Abonnement
« cadeau »


50 € / an

J'offre ASI

Professionnels et collectivités, retrouvez vos offres dédiées ici

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.