Tous les médias ont repris cette petite phrase tirée de son interview de rentrée, lundi 30 août sur France inter, dans laquelle le Premier ministre a fustigé la "surenchère" dans son camp sur le thème de la sécurité et a pris subtilement ses distances avec les mesures annoncées par le chef de l'Etat :"Chacun a sa sensibilité et sa façon de faire les choses", poursuivant, "les décisions qui ont été annoncées par le président de la République à Grenoble, que nous avions d'ailleurs arbitrées ensemble dans des réunions préparatoires, je les mets en œuvre sans aucun état d'âme".
Pourtant, Fillon en a glissé une autre, beaucoup moins reprise, et qui montre bien que ces différences de "sensibilité" n'empêchent pas un accord sur le fond.
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A la question "La sécurité, est devenu la priorité des priorités de votre gouvernement" ? Fillon répond : "Nous sommes dans une société violente. D'autant plus violente que la société française est un brassage d'hommes et de femmes qui ont des origines culturelles différentes, qui n'ont pas les mêmes repères, qui n'ont pas les mêmes traditions." Le premier ministre semble donc établir un lien direct entre "société violente" et immigration. En des termes, certes, plus policés que ceux de Sarkozy. Ecoutez la différence (subtile) |
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