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Nouvelle affaire US contre Benoit XVI (avocat Anderson/NYT)

Par le - 16h34 - lu

De nombreux journaux américains, dont le New York Times, titrent à la Une sur de nouvelles révélations contre le pape, de l'avocat Jeff Anderson : un prêtre américain, connu comme pédophile dès 1978, demande à être défroqué (à ce que l'Eglise lui retire sa qualité de prêtre). Un évêque écrit, dès 1981 au futur pape, Joseph Ratzinger, qui met trois ans à répondre qu'il préfère attendre, craignant pour le "bien de l'Eglise". Ces nouveaux documents sont produits par l'avocat américain Jeff Anderson, déjà à l'origine de précédentes révélations le mois dernier.

L'affaire, qui montre un futur pape plus soucieux de l'image de l'Eglise que des victimes de la pédophilie, et des risques du maintien de pédophiles au sein de l'Eglise, est non seulement à la Une de la presse américaine anglophone, mais aussi des quotidiens hispanophones qui touchent l'importante communauté catholique d'origine mexicaine installée aux USA.

"Le pape retarde l'exclusion d'un prêtre" San Jose Mercury News, "Une lettre génante pour le Vatican" La Opinion

San Jose Mercury News La Opinion


L'article commence, à gauche, sur la Une du New York Times qui reproduit le bas de la lettre de 1985 portant la signature.

Un document fourni comme beaucoup d'autres par l'avocat américain Jeff Anderson, défendant des victimes de pédophilie. Anderson était déjà l'origine de l'affaire Murphy.

 

Lettre Pape


"Le pape, alors un des responsables du Vatican, a repoussé l'exclusion d'un prêtre dans les années 1980" titre l'article en page intérieure. Le New York Times, reproduit sur son site plusieurs documents, en commençant par une lettre datée de 1981, adressée à la
la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, à Rome. Une lettre signée du responsable d'une paroisse de Pittsburgh, le révérend Louis Dabovich, qui soutient la demande de Stephen Kiesle. Kiesle demande à ne plus être prêtre et à pouvoir abandonner son voeu de chasteté et de célibat.

Le New York Times reproduit deux autres lettres adressées, en 1981, à Rome par d'autres responsables de l'Eglise américaine sur le cas de Kiesle. Puis la lettre de l'évêque d'Oakland, John S. Cummings, adressée à Ratzinger (futur pape, alors responsable Congrégation pour la Doctrine de la Foi) et datée du 1er février 1982, continuant, un an après à demander que Rome accède à la demande de Kiesle. Cummings explique très clairement : "Comme je l'ai déja indiqué dans une précédente demande, j'ai la conviction qu'il n'y aura pas de scandale si cette demande est acceptée, et en fait, vu la nature de cette affaire, il y pourrait y avoir un scandale bien plus grave pour notre communauté si le père Kiesle retourne à son ministère.".

Sans réponse de Ratzinger, Cummings renvoie un courrier le 24 septembre 1982 à Ratzinger pour lui demander une réponse. Cette lettre est aussi reproduite par le New York Times, comme d'autres datées de 1983, 1984, 1985 réclamant, elles-aussi, une réponse au futur pape.

Ratzinger répond enfin dans une lettre du 6 novembre 1985, expliquant (en latin) qu'il faut penser autant au bien de l'Eglise Universelle, qu'à celui du prêtre qui demande à être libéré de ses voeux. Ratzinger ajoute qu'il faut penser aux effets négatifs au sein de l'Eglise, s'il accédait à cette demande, vu le jeune âge du prêtre.

NYT NYT

 

 

 

 

Réponse de Ratzinger datée 6 novembre 1985 picto

Le prêtre Kiesle ne sera défroqué qu'en 1987, mais sera autorisé à continuer à s'occuper de jeunes dans une paroisse, jusqu'au jour où l'évêque Cummings tombe sur lui lors de la cérémonie de confirmation d'un jeune enfant. Kiesle sera finalement condamné à 6 ans de prison pour certains faits, échappant à d'autres condamnations pour des faits prescrits.



 


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picto Kiesle vit en Californie et figure dans le registre public des délinquants sexuels, où @si a trouvé sa fiche
San Francisco Chronicle Dallas Morning News


picto San Francisco Chronicle 10 avril 2010
Richmond Times-Dispatch Seattle Times

Les méthodes, les moyens, et les intentions de Jeff Anderson, sont au centre d'un vif échange (non conclusif), vers la fin de notre dernière émission @rrêt sur images.


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