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L'IUFM expliqué aux Bisounours

Par le - 09h15 - le neuf-quinze
Bisounours

 

 

 

Après le tumulte, le silence. La semaine dernière, retentissaient les clameurs et les protestations, à propos de la suppression de l'Histoire-géo obligatoire en Terminale S. Cette semaine, silence total ou presque sur la journée de protestation des IUFM, les instituts de formation des maîtres. Une recherche sur le mot-clé IUFM dans Google News est éloquente : n'apparaissent, hier et aujourd'hui, que des articles de quotidiens régionaux. Chaque journal régional a donné la parole aux enseignants de "son" IUFM. Rien d'autre.

 

Pourtant, la réforme est d'importance. En substance, elle privilégie, dans l'enseignement des futurs maîtres, l'enseignement des disciplines, au détriment de celui de la pédagogie. "La philosophie du projet, c'est que meilleur est le « prof » dans sa discipline, plus pertinent il sera devant les élèves" résume Maryline Baumard, du Monde, dans l'article le plus clair déniché sur le sujet par le matinaute (et qui contredit la présentation Bisounours co-signée Chatel-Pécresse, dans le même journal, un mois plus tôt). En d'autres termes, il sera désormais possible à un futur enseignant de réussir son concours, sans jamais avoir mis les pieds dans une classe, auparavant.

Par quelque bout que l'on prenne le projet, il est aberrant. "Tenir une classe" pendant une heure, c'est transmettre, évidemment, mais c'est aussi savoir gérer des inappétences, des indifférences, des provocations, des hostilités. Cette capacité constitue un savoir à part entière. Ca ne s'improvise pas. Pourtant, pas de pétition d'intellectuels initiée par le JDD, pas de sujet au 20 Heures, pas de Unes tapageuses. Serait-ce parce que la majorité des enfants de journalistes fréquentent des écoles et des lycées, dans lesquels la "bordélisation" des profs n'est pas le lot quotidien ? Et leurs parents seraient-ils donc indifférents à une réforme dont, à l'inverse de celle des Terminales S, ils s'imaginent qu'elle ne les touchera pas ? On n'ose le déduire.

 

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