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Aphatie, Ayrault, et la légitimité

Par le - 09h15 - le neuf-quinze

Aphatie blog

 


L'élève Jean-Marc Ayrault (président du groupe socialiste à l'Assemblée) est venu se faire savonner la tête par le professeur Aphatie (intervieweur matinal de RTL). Alors ! Vous allez continuer à la bloquer encore longtemps, cette loi sur l'audiovisuel ? Franchement, ça sert à quoi, votre obstruction, vos manoeuvres de retardement ? La réalité étant ce qu'elle est, et les choses étant ce qu'elles sont, est-ce légitime d'empêcher que la loi soit votée ? Arrêtez donc vos enfantillages! Et Aphatie d'appeler à la rescousse l'innénarable Michel Boyon, président du CSA, lequel, en toute impartialité, s'est déclaré favorable à la loi, au même micro, quelques jours plus tôt (et dont Ayrault, au passage, demande la démission).

On peut penser ce qu'on veut de la stratégie socialiste. On peut juger improductive leur flibuste parlementaire que nous racontons sur le site, heure par heure. On peut estimer que les socialistes devraient concentrer leurs forces sur d'autres combats. Mais il est toujours fascinant de voir un journaliste faire un procès en légitimité à un élu du peuple, sur la meilleure manière de mener le combat pour lequel les électeurs l'ont envoyé à l'Assemblée. Aphatie devrait d'ailleurs pousser sa logique jusqu'au bout, et dissuader les députés d'opposition de venir siéger. A quoi bon, en effet, toutes ces discutailles, la réalité étant ce qu'elle est, et la majorité ayant la majorité, jusqu'à nouvel ordre ?

Autre interview matinale. Sur Europe 1, en l'absence d'Elkabbach, c'est Michel Grossiord qui reçoit le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque. Mais non. Au bout de quelques minutes, on réalise que ce n'est pas le syndicaliste, que reçoit Grossiord. Car Chérèque, la veille, a rendu visite à Sarkozy. Et c'est cette visite, qui intéresse avant tout son intervieweur. Alors, vous a-t-il fait des confidences sur son plan de relance ? Et vous l'avez trouvé inquiet ? Craint-il des troubles sociaux, avec la crise ? En trois questions, Grossiord a transformé le syndicaliste en grand témoin des intentions et des angoisses présidentielles, comme Aphatie a transformé le député en mauvais élève.


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