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Londres a espionné ses alliés au G20 en 2009 (Guardian)

Par le - 11h56 - suivi

Le Snowden gate continue. Des nouvelles révélations sont publiées par le Guardian. La Grande Bretagne a espionné les participants du sommet du G20 à Londres en 2009, allant jusqu'à faire installer des cybercafés piégés par les services secrets britanniques. Le Royaume Uni accueille, à partir d'aujourd'hui, une réunion du G8.

Facheux timing pour les révélations du Guardian, qui s'appuie sur des documents fournis par Snowden. Leur publication a lieu le jour où le Royaume Uni reçoit les chefs d'Etat du G8, en Irlande du Nord.

Le Guardian révèle que les ordinateurs, et les appels téléphoniques des officiels et des hommes politiques qui ont participé au sommet du G20 (en 2009) à Londres ont été espionnés par les services secrets sur ordre du gouvernement britannique.

Les délégués pouvaient aussi utiliser des cyber-cafés mis à leur disposition. Mais ceux-ci étaient surveillés par les services secrets qui pouvaient ainsi lire l'intégralité des e-mails reçus ou envoyés. Un logiciel enregistrant les mots de passe utilisés pour se connecter, permettait de continuer à espionner les délégués même après la fin de ces conférences au sommet.

Le Guardian ajoute que le cryptage des BlackBerry des délégués a été percé pour surveiller e-mails et conversations téléphoniques. Une équipe de 45 analystes étudiait, en direct, toutes les données obtenues, jour et nuit, pour en extraire des éléments significatifs retransmis aussitôt aux négociateurs et ministres britanniques participants à la conférence.

Ainsi par exemple, le Government Communications Headquarters (GCHQ) équivalent de la NSA américaine, recevait de celles-ci des informations sur les communications par satellite du président russe Medvedev.

Les seuls pays avec lesquels le GCHQ prend des précautions avant d'espionner sont les USA, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Guardian

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