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Vite-Dit

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L'élève Hollande et les bijoux de famille

Par le - 09h15 - le neuf-quinze

Elève Hollande, au rapport. En première année, c'est le moins qu'on puisse dire, vous n'avez pas étincelé. C'est le 20 heures de France 2 qui vous le dit. Il a établi votre bilan. Pas brillant. En fermeté face au capitalisme, zéro (visage d'Edouard Martin, de Florange). En République exemplaire, zéro (visage de Cahuzac). Heureusement, vous vous rattrapez en EPS (images du Mali). Mais ça ne suffit pas. C'est bien joli, l'exercice physique, mais vous ne décrocherez pas le diplôme avec ça. On vous colle un avertissement, tenez-en compte.

Sommé de réagir, le gouvernement unanime a donc frappé un gros coup: il va vendre des participations dans des entreprises publiques, pour financer des "projets innovants". Quelles participations ? Pour financer quels projets ? Pour quel montant total ? On verra bien plus tard. L'essentiel était de trouver un sujet, pour chasser des Unes et des écrans les titres sur le premier anniversaire du voyage vers l'enfer, pardon, de l'élection de Hollande. A peine connu ce projet de vente, l'ouragan de la polémique a fondu sur lui. Est-ce bien ? Est-ce mal ? Un virage à droite ? Comme Jospin ? Pire ? L'aveu qu'il n'y a plus un sou à prendre "dans les poches des Français" ? Querelle doublée d'une controverse sémantique: peut-on parler de privatisations ? Partielles ?

Ainsi va l'ouragan éditocratique: il est plus urgent de savoir que penser de l'initiative, que de se demander ce qu'elle recouvre exactement. A l'exception d'un journal: Les Echos. Lequel passe en revue, ce matin, les fameux "bijoux de famille". Et ce n'est pas brillant. EDF ? L'action est au plus bas. GDF-Suez ? Même topo, et l'Etat se priverait en outre de confortables dividendes (où l'on apprend au passage qu'une entreprise massacrée en Bourse peut tout de même servir ces confortables dividendes). France Télécom ? Idem. Et en outre, si on vend les bijoux de famille de France Télécom, comment Montebourg, ensuite, pourra-t-il retenir Dailymotion en France ? Restent quelques miettes de Safran, qui pourraient financer des projets innovants comme la prochaine génération de missiles qui s'autodétruiront en baie d'Audierne, et quelques autres babioles. Bref, bien tenté, mais sans doute insuffisant pour redresser la barre en deuxième année.

Hollande relance


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