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17h21 vu

L'Equipe : pro PSG à Paris, pro-OM à Marseille

Par la rédaction le 25/02/2013

Comment vendre l'Equipe à Marseille quand l'OM a perdu face au PSG ? L'Equipe a trouvé la réponse en changeant la manchette du journal, plus favorable à l'OM dans le midi que dans le reste de la France.

Aujourd'hui, dans la capitale (et presque partout en France) l'Equipe titre "Paris met l'OM à genoux" quand, à Marseille, la manchette est plus élogieuse pour le club local : "L'OM méritait mieux". A l'intérieur, le contenu est identique.

Double une journal l'equipe

Depuis ce matin, Twitter semble découvrir la politique de Une de l'Equipe et s'amuse à comparer l'édition parisienne avec l'édition marseillaise. Pourtant, le procédé n'est pas nouveau. Ce lundi, il y avait même une troisième Une, à Lyon, qui mettait, elle, en avant la victoire de l'Olympique Lyonnais en Ligue 1 et les mondiaux de ski.

De fait, depuis 2009, le procédé est utilisé régulièrement "dès que l'actualité sportive s'y prête", explique Fabrice Jouhaud, directeur des rédactions de l'Equipe, contacté par @si. Et le changement de sens ? "Il n'y en a pas. Seul le point de vue à la Une change, les papiers à l'intérieur du journal sont tous les mêmes", précise Jouhaud. Dans le cadre du match PSG-OM d'hier soir, la rédaction savait avant le début de la partie qu'il y aurait une double Une consacrée au match. "Seule une déconvenue majeure d'une des équipes aurait pu nous faire changer d'avis", détaille Jouhaud. Ce procédé vise à attirer davantage le lecteur dans les villes qui possèdent un fort attachement à leur équipe de foot comme Marseille, Lyon ou Saint-Etienne. Il est fait de même avec le rugby dans le Sud-Ouest, par exemple. Toutefois, concède Jouhaud "l'impact réel sur les ventes est difficile à chiffrer". Les lecteurs assidus du quotidien se rappelleront, par exemple, la une en breton de l'Equipe le 9 mai 2009 pour la victoire de Guingamp en Coupe de France de foot qui avait, lui, battu tous les records de vente locaux.

(Pierre Labrunie)

Lire la chronique de Daniel Schneidermann: Merci L'Equipe !


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