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Meeting Sarkozy : une journaliste de Mediapart agressée

Par le - 10h17 - grrr !

Marine Turchi, journaliste à Mediapart a été bousculée et insultée par une poignée de militants UMP alors qu'elle suivait le meeting de Nicolas Sarkozy au Trocadéro, hier à Paris. Elle a déposé plainte pour "violences volontaires légères", raconte Edwy Plenel sur son blog.

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Dimanche "vers 13 h 30, alors que le meeting n'avait pas commencé", Marine Turchi "a été repérée comme journaliste de Mediapart à cause de son badge officiel, raconte le fondateur du site. C'est alors que Marine a été insultée, bousculée et malmenée, à deux reprises, par des groupes de plusieurs individus, dont l'un lui a brutalement arraché son badge, en tirant le cordon qui le tenait autour du cou. Aucun des sympathisants présents n'a pris sa défense ou ne l'a protégée."

La journaliste a porté plainte. Voici une partie du récit qu'elle fait de l'incident dans le texte de sa plainte : "J'ai été insultée notamment de «sale gauchiste» et ce à plusieurs reprises. Cet homme m'a également insultée de la sorte et disait avec les autres militants : «Ils sont là!, ils sont là!». Comme je sentais monter un énervement contre moi, je l'ai pris en photo afin qu'il cesse de me bousculer. J'ai réussi à quitter la foule en laissant au sol mon badge professionnel car je ne pouvais pas le récupérer. J'ai été extrèmement choquée par cette situation car j'ai été secouée lors de mon passage à travers la foule. Je ne suis pas blessée."

"Après ces faits je suis allée rejoindre le responsable de la sécurité de l'UMP qui m'a invitée à me rendre auprès de la Police afin de relater les faits, car j'étais sous le choc et en larmes." explique la journaliste dans sa plainte. Elle précise que c'est un "responsable de la sécurité de l'UMP" qui l'a incitée à relater les faits à la police.

Plenel condamne ces faits, d'une gravité "symbolique", "relevant d'une attaque à la liberté fondamentale, celle de la presse". Selon lui, ils montrent "un climat de violence inhabituel dans les rassemblements de l'ex-droite républicaine, une agressivité inédite à l'égard des journalistes des médias indépendants du pouvoir, une hystérie jamais vue qui libère des pulsions hier réservées à l'extrême droite".


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