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Rigueur, Europe : éditocrates à sens unique (Acrimed)

Par le - 16h48 - lu

Acrimed

 

Vous avez parfois le sentiment d’entendre une seule et même voix sur la crise ? Une voix appelant à davantage de rigueur, à rassurer les marchés, à construire cette belle Europe tant rêvée ? A lire l’article de Mathias Reymond publié sur le site Acrimed, ce n’est pas un sentiment, c’est une réalité.

L’auteur a compilé, depuis cet été, les éditos de certains journalistes vedettes des médias, qu’ils soient de gauche ou de droite, et le résultat est – sinon surprenant – tout du moins édifiant.

Reymond recense trois thèmes : la rigueur, les marchés, l’Europe. S'agissant de la rigueur, de Marianne à Jacques Attali (dans Challenges), d’Yves de Kerdrel (Le Figaro) à Serge July (Les Inrockuptibles), de Christophe Barbier (L’Express) à Claude Imbert (Le Point), la rigueur est notre salut. "Pourquoi minauder sur le mot ?" s’interroge Imbert. Voire inventer une rigueur de gauche selon Libération du 6 décembre : "Ce pourrait être à la gauche d’inventer les conditions d’une relance crédible, tournée vers l’avenir. Une relance indispensable qui ne se ferait pas contre la rigueur mais avec elle."

Même démonstration, quoique plus sommaire, sur la nécessité de rassurer les marchés et retrouver la confiance. Enfin, si Reymond consent que "les plans de rigueur et l’appel aux marchés ne font pas toujours l’unanimité dans les médias", en revanche il estime qu’"il est un sujet qui ne fait guère débat : l’Europe. Et qui plus est : l’Europe version germanique." L’auteur d’Acrimed s’en prend notamment à Nicolas Demorand qu’il décrit comme un europhile sous le charme de l’économiste Daniel Cohen et du journaliste Jean Quatremer, puis regrette, en conclusion, que "la plupart des commentateurs et éditorialistes pérorent partout dans les médias depuis plusieurs décennies : le peuple est con. Et il est con, parce qu’il est le peuple."


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