USA : Lawrence Brewer, le "mauvais" condamné à mort
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Pour incarner la lutte contre la peine de mort, mieux vaut être Noir et clamer son innocence que membre du Ku Klux Klan et revendiquer la torture et le meurtre d'un Noir. La journaliste Gaëlle-Marie Zimmermann, sur le site participatif du Nouvel Obs, rappelle que Troy Davis n'a pas été le seul condamné à mort exécuté ces dernières heures aux Etats-Unis. Davis contre Brewer ? (montage @si) Mais, exécuté le même jour que Davis, "Brewer était un mec un peu moins vendeur, en terme de capital sympathie", remarque ironiquement Zimmermann. |
Elle estime que ce combat -dont elle se réclame- ne doit pas faire de différence entre un homme dont on doute de la culpabilité et un criminel avoué, jugeant que cela affaiblit même les arguments des militants anti-peine de mort : "La question n'est pas «Cet homme mérite-t-il de mourir, eu égard aux circonstances de son crime et de sa condamnation ?», mais «Un homme, quel qu'ait été son crime et les circonstances de sa condamnation, doit-il être légalement exécuté ?»"
Bien sûr, il est compréhensible "que Troy Davis ait constitué une opportunité médiatique plus logique", puisque "Brewer était difficile à médiatiser : il aurait sapé la plus fervente mobilisation". Mais l'auteure du billet espère "que la mobilisation des jours précédents n'était pas seulement une mobilisation contre l'exécution de Troy Davis, mais contre la peine de mort elle-même."
(par Julien Lagache)
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