600 voitures brûlées et un policier blessé : silence dans les jités
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600 voitures brûlées et un policier blessé : silence dans les jités

Près de 600 voitures incendiées, un commissaire de police blessé, quatre condamnations de jeunes à de la prison ferme : tel est (aussi) le bilan des festivités du 14 juillet.

En avez-vous entendu parler aux 20 Heures ?

Non.

Pour les jités, le 14 juillet est synonyme d'images de défilé, de reportages dans les bals populaires et de feux d'artifices.

Les chiffres, pourtant, sont en augmentation par rapport à l'an dernier : la nuit du 13 au 14 juillet, 297 voitures ont été incendiées selon le ministère de l'Intérieur, dont 211 en Ile-de-France. La nuit suivante, 295 véhicules ont brûlé.

Sur TF1, au 20 Heures du 14 juillet, on ne nous parle que de "feux de poubelles", et de l'incendie d'un gymnase.picto

Et sur France 2 et France 3 ? Rien.


Durant cette même nuit du 13 au 14 juillet, à Asnières (92), un commissaire de police a été gravement blessé à l'oeil. Il a été touché par un engin pyrotechnique. A la suite de ces violents affrontements, qui ont opposé les forces de l'ordre et une cinquantaine de jeunes dans cette ville, quatre d'entre eux ont été condamné mardi à des peines de prison ferme.

Ils n'avaient pas été mis en cause pour la blessure du commissaire mais pour des violences commises sur cinq autres policiers, qui étaient ressortis indemnes des affrontements. Deux des quatre jeunes ont reconnu les faits et écopé de dix-huit mois de prison, dont six avec sursis.

Les deux autres, en revanche, ont nié leur participation aux faits, ce qui ne les a pas empêché d'être condamnés à huit mois de prison ferme. Les réquisitions du parquet de Nanterre étaient particulièrement sévères : deux ans de prison ferme avaient été requis pour les quatre prévenus, dont les casiers judiciaires étaient vierges de toute condamnation. Ils ont été jugés sous le régime de la comparution immédiate.

Pour leur avocate, interrogée sur lemonde.fr, ces quatre jeunes "ont pris pour l'ambiance, ils ont payé pour l'œil du commissaire." Elle ajoute : "Le procureur de Nanterre s'était déplacé en personne à l'audience, je n'avais jamais vu ça. Il était au dernier rang de la salle, face à la présidente... Je ne sais pas si on leur a remonté les bretelles en leur demandant de taper fort. Mais pour moi, c'est quasiment sûr."


Mais cette affaire n'a été évoquée ni sur TF1, ni sur France 2, ni sur France 3...

picto ...qui se voient donc décerner un écran noir d'or collégial

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