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Tapie : ouverture d'une enquête sur Lagarde

Par le - 19h42 - suivi

Après des semaines de tergiversation,  une enquête est ouverte devant la Cour de Justice de la République sur le rôle de Christine Lagarde, actuelle directrice générale du Fonds monétaire International (FMI), dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais, alors qu'elle était ministre de l'Economie.

Il revient maintenant au procureur général près la Cour de cassation de saisir la commission d'instruction de la CJR de cette enquête. Selon le Nouvel Observateur, cette enquête est ouverte pour "complicité de faux" et "complicité de détournement de fonds publics".

Mais même dans l'hypothèse où l'enquête aboutirait au renvoi de la nouvelle directrice générale du FMI devant la CJR, chargée de juger les faits reprochés aux membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions, elle promet d'être longue et Lagarde ne serait pas jugée avant plusieurs années, précise l'AFP. "Que la commission des requêtes décide ou non de poursuivre ou non les investigations, j'ai exactement la même confiance et la même sérénité", avait déclaré le 6 juillet Lagarde, quelques jours après sa nomination au FMI.

Quand il avait saisi la commission des requêtes de la CJR, le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, désormais en retraite, avait considéré qu'il existait des éléments susceptibles de caractériser un "abus d'autorité" de l'ex-ministre. Cela concernait la procédure d'arbitrage ayant mis fin en juillet 2008 au conflit entre Bernard Tapie et l'ancienne banque publique Crédit Lyonnais, au sujet de la vente d'Adidas en 1993.

Nadal reproche à Lagarde d'avoir recouru à cet arbitrage privé alors qu'il s'agissait de deniers publics, d'avoir eu connaissance de la partialité de certains juges arbitres et de ne pas avoir exercé de recours contre cet arbitrage controversé alors que plusieurs spécialistes l'y avaient encouragée. Le tribunal arbitral, juridiction privée, avait condamné le Consortium de Réalisation (CDR), structure publique qui gérait le passif du Crédit Lyonnais, à verser à l'homme d'affaires 285 millions d'euros d'indemnités (400 millions d'euros avec les intérêts).


Ne manquez pas de relire  notre dossier, "Tapie, le fantôme de l'Elyséee".


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