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La dernière Gazette d'@si

Gazette d'@rrêt sur images, n° 397

Un jour, ils ont désobéi. Confrontés aux malversations de leur entreprise, de leur administration, ils ont écouté la voix de leur conscience et, en pleine connaissance des risques, ils ont alerté l'opinion. On leur a trouvé un nom : les lanceurs d'alerte. On les a héroïsés. Mais en même temps, se sont abattus sur eux soupçons et calomnies : que cherchent-ils vraiment ? La gloriole ? Pire encore, de l'argent ? Même les meilleurs magistrats les considèrent avec une sorte de méfiance. Il n'est qu'à regarder Eric de Montgolfier, incarnation française de l'honneur de la magistrature française au tournant du siècle, face aux deux lanceuses d'alerte que nous avons invitées, Stéphanie Gibaud (UBS) et Claude-Annick Tissot (marchés publics d'Ile de France). Pourquoi donc, semble-t-il se demander, se sont-elles affranchies de la règle, la sacro-sainte règle ?

Quand nous avons cherché à mesurer ce qui avait changé en vingt ans, dans le lancinant feuilleton des affaires politico-judiciaires, dans la morose chronique de la corruption, de l'évasion fiscale, ou des abus de la raison d'Etat, c'est la figure des lanceurs d'alerte qui s'est imposée. Nouveau ? Pas vraiment, d'ailleurs. Le phénomène existait dans les années 70. Disons que Internet leur a offert une tribune, indépendante des medias dominants, et leur a d'emblée permis d'atteindre un impact dont ils n'auraient pu rêver auparavant. Ne reste plus qu'à leur inventer, notamment en France, en retard sur le monde anglo-saxon, un statut protecteur. Rendez-vous dans vingt ans ? En attendant, notre deuxième émission-anniversaire est ici.

Daniel Schneidermann


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