Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Le manga, enfer et apothéose

@u prochain épisode, émission Par Rafik Djoumi discuté depuis 23:19 le 12/03/2013

Diffusés depuis quarante ans sur nos chaînes, les dessins animés japonais ont vu grandir deux générations et font aujourd%u2019hui de la France le premier pays européen amateur d'anime et de manga. Cette accoutumance des français à la culture japonaise n%u2019a pas été sans heurts et, pendant près de 25 ans, ces animés ont été l%u2019objet d%u2019attaques virulentes, à la hauteur de leur succès télévisuel.... > Lire l'intégralité du texte
Participations votées d'utilité publique sur ce sujet

Par Ludovic Bostral

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Ah, enfin !
avec le sosie officiel d'Alain Carrazé en plus...


...Comment ça c'est pas son sosie ?...
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Par Tom-

Urotsuki Doji

Bon, ben faut bien que quelqu'un s'y colle, au risque de passer pour un pervers macho pédonazi.
Pas d'accord avec le jugement sévère de Rafik à propos de Urotsuki de Takayama. Non, c'est pas "clairement de la merde".

1) Urostuki est un anime dangereux. Très dangereux, même si on peut y survivre ;-)
2) Mais c'est une œuvre très singulière et qui se défend. En tous cas, il y a un propos.

Je suis tombé dessus par hasard en vidéoclub. Pour moi, la location de VHS, c’était plus que tout le reste, le gros-gros-gros média de diffusion de la contre-culture dans les décennies 90 et 2000. J'avais demandé un Albator ou un Galaxy Express 999 et me voilà, moi, pré-adolescent (je devais être au collège, en classe de cinquième ou de quatrième) un mercredi après-midi, avec ce truc dans le magnétoscope et que le loueur de cassettes m'a refourgué par erreur. A l’époque, je n'ai pas pu visionner au delà de la première scène de viol.

Accident majeur, donc.

J'ai appuyé sur le bouton "stop-eject", rangé cette chose en tremblant dans sa boite, ramené la cassette dard-dard au vidéo-club dans un état de panique avancé, et n'en ai parle à personne, pas même aux copains.
Dans le vidéoclub, la jaquette - totalement explicite par rapport au contenu de la bande - était rangée parmi les dessins animés, juste à côte de Dark Crystal qui lui est un authentique chef-d’œuvre, tout public, à voire absolument. Bref, à ce degré de méconnaissance et de je-m’en-foutisme généralisé de la part des professionnels du divertissement, je considère aujourd'hui que c'est ni plus ni moins que de la maltraitance d'enfants de ne pas avoir relégué cette cassette avec les films classes X dans le fond du magasin.
Je pense que ça a été un vrai choc. La preuve, c'est que j'ai par la suite cherché - phénomène d'attraction/répulsion aidant - à voire la jaquette dans les rayonnages, que je l'ai retrouvée et que je n'ai plus jamais osé m'approcher de cette boite maudite.

Ceci posé, et pour qu'on comprenne bien ce qui s'est passé, la première séquence est une scène de voyeurisme dans les vestiaires de filles d'un lycée. A l’époque, elle avait parfaitement percolé avec mes propres fantasmes de collégien. Elle allait un peu au delà des Sylvidres à poil dans Albator, des érections largement suggérées de City Hunter, des Cat's Eyes lascives en maillot de bain, sans parler des copines super sexy de Cobra... inséminées par les Pirates de l'Espace. Mais pas tellement plus, en fait. C'est une scène gentiment érotique et surtout parfaitement en phase avec l'imaginaire d'un jeune garçon, d'autant que justement, elle laisse nettement moins de place à l'imagination que les animes sus-nommés. On est dans l'univers tout ce qu'il y a de plus familier, quoi que bien sulfureux.
Et juste après, pratiquement sans transition, la scène de
1) rapport sexuel explicite
2) lesbien
3) entre un professeur et son élève
4) qui est en fait un viol
5) par un monstre doté de tentacules.
Tout ça avec exactement le même dispositif scénique que précédemment : la position du voyeur - j'y reviendrais.

Comme dit Rafik, ça laisse entrevoir tout un univers dont on ne soupçonnait pas l’existence. Mieux que ça : lorsque dans la cour de récré, les copains évoquent en ricanant la petite culotte de Gigi ou de Sailor Moon pour se moquer des filles, le fait de savoir que "ça" existe vous donne le sentiment d'être initié à de bien plus sombres secrets. Cthulu, dans la vraie vie.
Donc conseil infiniment rabâché aux parents : ne vous contentez pas de vérifier les jaquettes de DVD ou le nom des fichiers téléchargés. A l'ère du P2P, ma mésaventure doit à mon avis se répéter avec une ampleur industrielle. Si possible visionnez avec vos enfants et vos jeunes et surtout, parlez avec eux de ce qu'ils ont regardé avec bienveillance.

Là dessus, j'ai pas complètement refoulé le souvenir de Urotsuki Doji. J'ai même fini par retomber dessus il y a quelques années et j'ai immédiatement reconnu cette chose maudite. Et je l'ai regardée. En couple. Je dois ici préciser que ma copine de l'époque, contrairement à moi, appréciait le porno d'animation japonnais : le hentai.
- He, toi ! Forumeur ! Tu crois que je ne vois pas ton petit air entendu ? Nous ne sommes pas des malades rendus pervers par la vision d'un dessin anime de cul il y a 20 ans.

D'abord, dans Urotsuki, il y a un scénario, nettement plus riche que le hentai de base. On n'est pas dans la pornographie bête. Ca ouvre le champs à pas mal de subtilités. La violence extrême permet comme souvent, quand c'est bien foutu, une véritable confrontation du spectateur avec lui-même. Les "héros" de Urotsuki, sont des démons plus ou moins monstrueux. Ils se comportent comme tels.
Exemple.
J’évoquais les deux premières scènes de cul du premier épisode. Le fait que le personnage auquel on est invité à s'identifier, soit placé dans la position du voyeur dans la première scène érotique, puis de façon identique, dans la scène gore à souhait qui suit presque immédiatement, ça a un sens. Ca interpelle le spectateur de façon autrement plus percutante qu'un éditorial de DS "télé réalité et voyeurisme du téléspectateur" parce que c'est une expérience sensible qui nous confronte à la violence de nos propres sentiments. On s'identifie au voyeur dans les deux scènes. Pour ce qui concerne la seconde, celle qui est absolument épouvantable et grotesque, il est physiquement impossible de nier qu'elle est excitante. En tous cas, en ce qui me concerne. Takayama a fait en sorte de tracer un trait d'union entre l'horreur de mon propre voyeurisme que m'inspire la scène de viol et le voyeurisme gentillet de la scène de vestiaire qui l'a précédé. Regarder des petites culottes par le trou de la serrure = viol. Et ce propos-là est tenu à l fin des années 80.
Je prétend que c'est précurseur.

En fait, paradoxalement cette série est entre autres une ode à la pudeur, qui est une valeur extrêmement importante chez les Japonnais.
Comme toujours, et là, je pense que c'est universel dans les fictions, les anti-heros sont des personnages miroirs du téléspectateur extrêmement moraux.

Bref, on peut avoir une lecture intelligente de Urotsuki....
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Par Ael

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Quitte à finasser, pour autant que je me souvienne Tortue Géniale n'est pas pédophile du tout. Satyre/pervers tant que vous voudrez mais aucune des fille n'est prépubère. Avec le recul je vois plus ça comme de l'éphébophilie.

Et c'est quoi la dernière anecdote ? Avec la coupure de la caméra on reste frustré !...
> Lire ici > Lire en contexte
Tous les commentaires (107)
Par Ludovic Bostral

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Ah, enfin !
avec le sosie officiel d'Alain Carrazé en plus...


...Comment ça c'est pas son sosie ?
Par Griotte

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

chouette cette fois-ci je vais regarder l'émission de rafik !
Par Reda

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Par AirOne

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Face à la mièvrerie de la plupart des productions Disney plus ou moins actuelles, le Japon propose quelques chef-d'oeuvres, notamment ceux de Hayao Miyazaki dont pas un n'est à jeter.
"Le Tombeau des lucioles" de Isao Takahata est sublimement mélancolique, "Akira" de Katsuhiro ?tomo est précurseur, la série "Appleseed" a innové et est superbe, "Cowboy beebop" est aussi terrible avec une bande-son excellente... J'ai adoré le 1er "Ghost in the Shell", moins les suivants que j'ai trouvé fumeux et embrouillés...
J'ai revu par contre en streaming quelques animes période Dorothée et c'est vrai que ça n'a pas grand chose à voir, de l'usinage à la chaîne qui a fait ma joie de gamin mais qui a très mal vieilli.
Je ne connaissais pas Steamboy je vais me trouver ça et télécharger l'émission demain, domo arigato ! (^_^)



Modifié 1 fois. Dernière modification le 00:12 le 13/03/2013 par AirOne.
Par Tom-

Je previens l'inspection du travail

Citation:
Esclavagistes !
@u prochain épisode, émission Par Rafik Djoumi discuté depuis 23:19 le 12/03/2013

:-)
Par Pati

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Super émission.

Merci
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Je ne connais rien aux mangas, chouette j'ai tout à apprendre. Dommage que Sébastien Bohler ne soit pas là pour nous dire si le cerveau japonais est bien normal ( je veux dire comme le mien). J'ai lu que les peuples non-alphabétiques sur-développaient des zones cérébrales pas très catholiques. Des tricheurs, quoi.
Par NonooStar

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Les Japonais sont un peuple alphabétique... ils en ont même deux (en plus des idéogrammes) ! :D
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

ah bon ? depuis quand ? si c'est 1868, ça vaut pas ! ( trop récent pour avoir configuré le cerveau nippon)
Par tchd

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

trop récent pour avoir configuré le cerveau ?

C'est de la provoc ou je vous réponds sérieusement ?
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

les deux. Je n'y connais rien, ni en mangas, ni en neurologie.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11:15 le 13/03/2013 par Strumfenberg ( Aloys von ).
Par tchd

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Bon, alors je me lance. Accessoirement, il faudra que je pense à regarder l'émission quand j'aurai le temps.

A vrai dire, cette question dépasse largement le cadre de la neurobiologie. Régis Debray y a consacré des livres entiers avec sa médiologie ( introduction à la médiologie ), ou des influences réciproques entre la culture et ses vecteurs techniques.
Maintenant, affirmer que l'écriture pourrait reconfigurer le cerveau "avec le temps" est une hérésie. L'écriture est une invention récente - disons 5000 ans - ce qui est une goutte d'eau à l'échelle de l'évolution: Il n'y a pas de cerveau de la lecture mais un "recyclage" de capacités cognitives préalablement existantes ( Stanislas Dehaene y a consacré un ouvrage passionnant qui est en train de devenir une référence : Les neurones de la lecture.) Si le type d'écriture influence massivement nos modes de pensées, cela se passe pendant l'apprentissage lors la petite enfance: A sa naissance, un petit japonais n'a pas un cerveau différent du notre ( enfin, pour vous, je ne sais pas ). Les neurobiologistes ont découvert par l'exemple que la représentation mentale des grandeurs numériques est dirigée par le sens de la lecture: Les nombres petits à gauche et grands vers la droite pour les occidentaux. Les arabes ont une représentation inversée … comme leur écriture ( effet SNARC ). Ou encore, que la lecture oblige a apprendre au cerveau à "déssymétriser" ce qu'il voit. A l'inverse de la plupart des stimulis visuels, l'écriture ne peut être inversé comme dans un miroir ...

Imaginer que ce type d'invention culturelle passe dans les gènes renvoie à des théories réfutées: La transmission de caractères acquis ( Lamarck ), la récapitulation (Ernst Haeckel). Enfin, le grand responsable de cette confusion n'est pas la neurobiologie mais … Freud, qui a tout mélangé et inventé une idée populaire mais délirante: La transmission des caractères culturels acquis. Un point d'histoire trop mal connu: La théorie de la récapitulation de Haeckel à Freud.
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

merci TCHD, par l'attention que vous accordez à mes petites provocations, de nous faire cadeau de ces utiles pécisions. Nos deux cobayes nationaux Fleur Pellerin et Jean-Vincent Placé sont les preuves vivantes qu'au prix d'un petit effort, un cerveau mal-formé peut rejoindre les performances d'un cerveau normal, comme le mien. J'aime beaucoup que la Science transgresse ses limites de compétence, ne serait-ce que pour rigoler un peu, si possible avec vous.
Par tchd

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Je ne sais pas comment prendre vos remerciements ... Concernant la normalité, de tout évidence, ce sont nous les occidentaux qui sommes anormaux ...
Par Julot Iglésias

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Citation:
Aloys von Strumgenberg
un cerveau normal, comme le mien

Aloys, vous êtes trop modeste !
Par NonooStar

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

"Hiragana developed from man'y?gana, Chinese characters used for their pronunciations, a practice which started in the 5th century." (Wikipedia)

"Katakana was developed in the early Heian Period (AD 794 to 1185) by Buddhist monks from parts of man'y?gana characters as a form of shorthand." (Wikipedia aussi)

Ça va, c'est assez ancien ? :)
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

yes. but I still think that using several writing systems together means you don't belong to alphabetic people, and therefore your brain is not normal as mine. and toc.
Par NonooStar

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Par oppo

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Citation:
yes. but I still think that using several writing systems together means you don't belong to alphabetic people, and therefore your brain is not normal as mine. and toc.


Après avoir après ses deux syllabaires (hiragana et katakana) et l'alphabet latin (romaji) ma nièce apprend comme tout les monde ses deux cent sinogrammes (kanji) par an (environ 1000 à la fin du primaire). Personnellement j'ai connais bientôt 2000, (appris en 3-4 ans acharnées à 30 ans passés), soit la liste des kanji usuels (un bon lecteur en connaîtra plutôt 3000, et un lettré peut puiser dans un fond de plusieurs dizaine de milliers etc)
Mais à vous lire, dois-je en conclure que mon cerveau kanji-isé, qui me permet de lire le journal japonais et de glousser bêtement en voyant que le coiffeur chinois du coin s'appelle "homme-femme beaux-cheveux", est maintenant deformé? Muté? Ou suis-je protégé par l'âge?
Et est ce que les chinois dont l'écriture est uniquement en charactère sont encore plus mutant du cerveaux que les japonais qui jonglent avec les deux syllabaires, et les coréens qui apprenent 2/ 3000 idéogrammes au lycée pour ne pas les utiliser, les pauvres, ailleurs qu'en litérature classique et pour les nom propres?

J'avais l'impression que ce genre de mutation se produisent tout le temps en raison de la plasticité des reseaux du cerveaux.
Mais suis je donc un mutant moitié alphabetique et moitié idéographique? Mon éducation jusqu'à l'âge de 7 ans était par ailleurs bilingue français arabe, puis 100% en langue anglaise exclusivement jusqu'au collège, et je suis.... un faux gaucher. Dois-je consulter un neurologue au plus vite? :)

La seule chose qui a changé pour moi c'est d'avoir developpé la capacité de reconnaître des tracés qui combinés à d'autres forment des caractères complexe. Par contre à l'oral c'est autre chose, pour comprendre du japonais soutenu, on "passe" par le sinogramme mentalement (pour les combinés de 2 sinogrammes,kango, qui sont base du vocabulaire complexe) , petite caractéristique de cette langue qui a adapté le lexique d'une langue à ton à une autre....

en tout cas c'est une théorie qui est souvent reprise dans les "nihonjin ron", les "japologies", qui expliquent aux japonais et au reste du monde qu'ils ont l'intestin plus long, la temperature plus basse, le cerveau comme ci et les rapports sociaux comme ça (tatemae hone, teteshakai...) et que donc, oui vraiment, ils sont très différents.... Ce qui n'est pas sans lien avec une certaine crise identitaire liée à cette histoire qui combine Nara (vers la Chine, toute!) Meiji (vers "l'occident" toute) et 1945...



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11:36 le 14/03/2013 par oppo.
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

oppo, j'applaudis des deux mains. Mon propos était de mettre en boîte le discours neurologiste en le caricaturant. En vous lisant , je me sens très japonais, et j'ai honte de laisser en friche une telle part de mon précieux cerveau.
Par Niz

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

tu penses quoi des têchiniques d'apprentissage d'Yves Maniette pour le japonais? Finalement sa à l air si simple, il suffit les bonnes associations.
Par oppo

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Je ne l'ai pas testé.
Personnellement j'utilise un soft de flash card pour les révisions (anki) [ankisrs.net] , créant mes propres cartes (c'est passé par plusieurs phases, mais maintenant c'est toujours dans le sens liste de vocabulaire de base d'un coté, et de l'autres lecture et sens) Pour l'écriture c'est une question de pratique, et finalement on en ecrit bien moins que ce qu'on a besoin de lire.
Passé le cap des 1000 premier ça va beaucoup plus vite parce que ce sont des combinaisons d'élements connus, alors qu'avant on avance à l'aveuglette. Pour le programme d'apprentissage, il faut se concentrer sur les plus utilisés, les 1000 plus basiques, et construire à partir de là. J'avais un programme à suivre au langues O', mais finalement le but c'est de couvrir les 2000 kanji usuels que l'on voit partout, et surtout de se plonger dans la lecture pour les voir en contexte, ce qui devient possible (mais un peu laborieux au debut, à partir de 800 / 1000 kanji)

Un livre pas mal pour la selection de vocabulaire est "Kanji et Kana - Manuel et lexique des 2141 kanji" de Wolfgang Hadamitzky, c'est celui qui j'utilise couramment pour completer ceux qu'ils me manque encore. Le vocabulaire de base est bien choisi. Après les autres kanji, moins courants, s'apprenent plutôt de façon passive par la lecture et le vocabulaire spécialisé dont on a besoin. Les prénoms et toponymes sont un enfer...

Après pour la mémorisation tout est bon, se raconter une histoire (un peu comme celles données dans "remembering the kanji") pour le sens et les traits, associations phonétiques... Les 214 (je crois) clef sont utiles, mais c'est moins bien organisé qu'en chinois et pas toujours évident de se baser sur ça pour s'y retrouver.
Je pense que la methode d'Yves Maniette doit aller dans ce sens?

Le plus difficile pour moi maintenant c'est le sens précis de composés dont je connais pourtant les deux kanji.
La lecture est facile car on a presque toujours un repaire phonétique, on a une idée du sens, mais le sens précis, pour traduire par exemple... Et aussi comment les utiliser à l'écrit (la langue japonaise a vraiment beaucoup de synonymes aux nuances fines)....
Et l'autre difficulté c'est de mémoriser la lecture japonaise c'est fois d'un mot qu'on a pas encore appris, en gros apprendre du vocabulaire. Les sinogrammes doivent vraiment se penser comme des elements de vocabulaire, et contextualisés. Du genre ???? (uketamawarimasu)

Mais avec un apprentissage régulier et beaucoup de repetition (c'est le plus important, et c'est en ça que les programmes de "flashcards" sont une revolution, bien plus commode qu'en jeu de 2000 cartes bristol et en plus programmables pour organiser ses revisions). Avec une heure par jour on peut vraiment avancer.
b
Par Niz

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

yves maniette, c'est "remebering the kanji" traduit/réadapté pour les francophones. Le tome 2 de Remembering the Kanji traduit sortira bientôt.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 21:27 le 14/03/2013 par Niz.
Par oppo

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

ah, alors c'est assurement du solide. J'ai lu des témoignages de personnes qui ne jurent que par Heisig, proposant même de le kami-ifier ou de lui ériger un kofun...

Plus sérieusement, je n'ai pas appris comme ça, mais je vais me renseigner sérieusement, ça m'intéresse beaucoup pour "l'entretien", qui est tout de même assez difficile au niveau de l'écriture, surtout quand on a pas l'occasion d'écrire en japonais manuscrit tout le jours...
C'est ce qui part le plus vite, surtout sans formule mnémotechnique.. on visualise les trois quarts du caractère mais en haut à gauche? Parfois la mémoire gestuelle vient à notre secours mais sinon....
Le seule aspect un peu rassurant est que la majorité japonais, qui tapent sur des claviers à longueur de journée, sont maintenant dans la même situation, et doivent eux aussi souvent vérifier...

Tu as commencé avec cette méthode?

b
Par Niz

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

oui, j en suis vers le 400eme. Le problème est que ma bibliothèque est divisée, et je n'ai pas accès direct au livre. J'ai demandé à Yves Maniette de rendre son livre disponible dans la boutique kindle d'amazon. Car ça me permettrai d'avoir des fiches toutes faites, et accessibles à tout moment, sans me trimbaler avec une boite de cartons. Mais visiblement il n'est pas très emballé, ou n'a pas compris mon besoin.
Par oppo

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

si tu as le courage d'éditer les définitions / histoires pour les mettre en français il y a apparament des deck (jeux de cartes) pour Remembering the Kanji en accès libre sur Anki [ankiweb.net]
et [ankiweb.net]

Anki, si tu ne connais pas, est un soft gratuit, qui fonctionne sur toutes les plateformes (linux, windows, mac) y compris android, ce qui permet d'avoir en permanence son jeu de cartes avec un smartphone par exemple.

b
Par Matthieu_S

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Bonjour,

Citation:
NonooStar
Les Japonais sont un peuple alphabétique...

Un peu de rigueur... un peuple peut-il être alphabétique? Alphabétisé, peut-être, plus ou moins.

Citation:
NonooStar
ils en ont même deux (en plus des idéogrammes) !

Cela est tout à fait faux. Les Japonais écrivent grâce à deux syllabaires (et non pas des alphabets), auxquels ils incorporent des caractères chinois. Le seul alphabet qu'ils apprenent à l'école est le romain, pour transcrire et lire la langue anglaise.


Orgueilleusement vôtre,

Matthieu S
Par Romano C.

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Citation:
Strumfenberg ( Aloys von )
Dommage que Sébastien Bohler ne soit pas là pour nous dire si le cerveau japonais est bien normal ( je veux dire comme le mien). J'ai lu que les peuples non-alphabétiques sur-développaient des zones cérébrales pas très catholiques. Des tricheurs, quoi.

Stanislas Dehaene répond à votre question dans son livre « Les neurones de la lecture ». Excellent livre. Il faudrait que je relise certains passages pour vous renseigner précisément sans dire de bêtises. D'après mes souvenirs, pendant la lecture, occidentaux et chinois activent les mêmes zones du cerveau (visuelles,sonores… et celui-ci a bien sûr la même structure). Des zones visuelles sont plus stimulées chez les lecteurs chinois.

Dans « Manga - Histoire et univers de la BD japonaise », Jean Marie Bouissou établit un lien entre les idéogrammes et la mise en page d'une planche de manga (de certaines en tout cas). Quand une ou des petites cases sont encastrées sur le bord d'une plus grande, Bouissou les compare aux clés des idéogrammes, et affirme que l'œil des japonais ne s'attarde pas sur chacune d'elle comme le ferait un occidental, mais regarde la « case mère » de façon globale.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 19:17 le 15/03/2013 par Romano C..
Par oppo

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Intéressant, mais je pense tout de que le lien avec l'idéogramme (et encore plus avec les clef, qui ne sont vraiment pas identifiées séparément dans la lecture) tient plus du fantasme qu'autre chose.
Par contre je pense effectivement que le mode de lecture diffère de celui d'une BD occidentale, ne serait-ce que les limites textuelles, et que la mise en page le reflète.
C'est anecdotique mais je suis toujours sidéré par la vitesse de lecture industrielle de manga de mon épouse (qui est donc japonaise) et son rejet de BD que j'aime bien comme Corto Maltèse, Comès, Bilal ou même "idées noires" de Franquin parce que les dessins ne lui plaisent pas où qu'il y a trop de textes. Jamais réussi à l'intéresser à des choses qui m'ont / me bottent. Je garde un espoir pour Moebius, il faut que j'aille chercher des BD à la cave un de ces jours...Elle lit en français, mais n'a jamais lu une seule bd en dix ans de vie en France.
Il y a un gros blocage, qui tient à mon avis au fait que le manga est généralement plus standardisé, codifié, alors que les BD adultes occidentales part présentent plus de diversité, et du coup ça ne se lit pas comme un manga, avec le confort de lecture que cela implique.

Inversement j'ai du mal avec les mangas car je n'ai vraiment jamais reussi à rentrer dans une histoire qui m'intéressait (je les lis en japonais). Ce que j'ai le plus aimé à ce jour sont des choses plutôt comiques et de critique sociale comme Osaka Hamlet, qui parlent de familles pauvres et décallées à Osaka, sur une vague trame de Hamlet. Mais ce genre de manga est vraiment rare. Ce que j'ai pu lire ou essayé de lire jusque là m'a plutôt ennuyé...



Modifié 1 fois. Dernière modification le 20:19 le 15/03/2013 par oppo.
Par Romano C.

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Jean Marie Bouissou a observé des japonais lire des mangas dans le métro. Selon lui un japonais passe environ 3 secondes par page. 3 secondes !!! S'il y a un minimum de dialogues, ce n'est pas possible… à moins de les sauter.

Pour ma part, j'ai beaucoup de mal avec les Comics (comme par ex. Swamp Thing cité dans les l'émission; Maus est une exception), et même avec la BD franco-belge. Enki Bilal construit chaque case comme un tableau. L'œil s'attarde trop sur chaque image au détriment du rythme de lecture. Elles sont beaucoup trop chargées pour moi. Je préfère les mangas. C'est plus dynamique.

Je ne pense pas que les mangas soient plus standardisés que les BD occidentales. Déjà si on a un centre d'intérêt, on est quasi sûr de trouver un manga sur le sujet. Il existe des mangas sur le vin, la plongée sous-marine… Le nombre de pages des volumes est variable; on est loin du standard 48 pages de la BD franco-belge (bien que peut-être en perte de vitesse). Il est vrai que les dimensions des volumes (largeur et longueur) des mangas ne varient guère et qu'ils ne sont jamais colorés (ce sont les américains qui ont colorisé Akira pour leur marché). Il existe aussi une grande diversité de styles graphiques chez les mangakas. Comparez par exemple Lady Oscar et Satsuma.
Par Niz

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Satsuma ressemble au cultissime Kozure Okami
Par Romano C.

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

En effet. À propos, cette semaine j'ai regardé les épisodes 4 et 5 de Baby Cart, adaptation ciné de Kozure Okami. Le niveau baisse sensiblement à partir du 4 (ou alors je me suis lassé). Je vais peut-être m'abstenir de voir le 6. Je commence à me lasser de voir le héros affronter puis vaincre une armée… comme dans Ken.
Par Niz

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

au dela des 2 premiers, les films sont mauvais à mon avis. Le flow d'enemis qui se font trancher devient assez ridicule.
LA série est meilleure, certains épisodes sont assez touchant. D'ailleurs le premier film ressemble à un remake d'un des épisodes.
Mais je suis totalement partial dans l'affaire, je suis un fan des histoires de chambarra à un niveau autiste. Le P2P m'a permis de découvrir "Oshi Mute Samurai" et surtout, j'ai découvert que les japonais faisaient des saga historiques. je crois que ca m'a occupé une bonne année de visionner Fuurin Kazan
Ce n'est pas trop rationnel tout ca.
Par oppo

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Oui, je suis d'accord. Plus que le style graphique, c'est justement cette ouverture de la mise en page et le rapport à l'image, auquel je faisais reférence, qui me semble plus ouvert ailleurs que dans les mangas (ou les comics d'ailleurs).
Je parle de quelque chose que je connais mal, mais si le dessin varie enormement dans le manga, je n'ai jamais eu l'occasion de voir de mondes graphiques comme ceux de Schuiten par exemple, et je pense que ce n'est pas le but. Par contre ce que j'aime dans une bd c'est l'image, l'univers visuel, effectivement passer du temps sur chaque page, bref que ça me fasse rêver, rentrer dans un monde, plutôt que de m'occuper, et je ne retrouve pas ça avec ce que j'ai pu voir en manga.

Oui, je suis tout à fait d'accord avec votre description rythme de lecture soutenu, 3 secondes par page, et aussi bouquins jetables, series fleuves, c'est un autre rapport à la chose (au produit?). Et surtout cette hyper-spécialisation des genre que vous évoquez, qui ne marche vraiment pas pour moi.
C'est un question de sensibilité, mais lire un bd par centre d'interet precis (j'adore les manga sur le golf ou les râmen coincées entre deux interviews d'actrice de AV dans les hebdo pour salaryman...), ce n'est pas trop mon truc.
Pour les livres non plus. Et c'est je pense une des raisons pour lesquelles les histoires que j'ai pu trouver m'ennuient rapidement, contraîrement à la litérature romanesque en soi où j'y trouve plus mon compte. J'ai lu le manga d'Old Boy mais finalement preferé le film de Park Chan Wook par exemple.

Mais comme je disais, je ne suis par hermétique. J'ai aimé certaines choses, plus comiques (et peut etre un peu moins classiques) comme ce manga ci Osaka Hamlet [gorimon.com] (la version filmée sortie après coup est nulle ) ou encore Oshare techou [images.amazon.com] [livedoor.blogimg.jp] c'est une serie assez cynique qui parle des mésaventure d'une oie blanche de la haute... C'est vraiment drôle...

Je parle japonais, mais je n'y suis pas venu par le biais de la culture populaire mis en avant depuis ces dernières années (ni par l'autre japonisme zen-bushido-thé-ukiyô-films de la Pagode)), ce qui explique un peu ce décalage... mes réferences en matière de culture populaire japonaise sont plutôt des films comme la serie des Otoko ha tsurai yo / Tora san, que j'ai tous vu.... ça je suis vraiment fan [www.youtube.com] le uncool Japan? :)



Modifié 1 fois. Dernière modification le 14:28 le 18/03/2013 par oppo.
Par Romano C.

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Citation:
Romano C.
Stanislas Dehaene répond à votre question dans son livre « Les neurones de la lecture ». Excellent livre. Il faudrait que je relise certains passages pour vous renseigner précisément sans dire de bêtises. D'après mes souvenirs, pendant la lecture, occidentaux et chinois activent les mêmes zones du cerveau (visuelles,sonores… et celui-ci a bien sûr la même structure). Des zones visuelles sont plus stimulées chez les lecteurs chinois.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le cerveau et la lecture, cette vidéo est disponible jusqu'au 27 mars. Le passage commençant à 15'17'' devrait un peu renseigner Strumfenberg.
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

aligatou gozaimatsu
Par Matthieu_S

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Bonjour,

c'était une émission dans laquelle j'ai appris beaucoup de choses, sur un sujet qui a fortement marqué ma jeunesse.

J'ai noté, à 0'55" de la video, un parallèle fait entre les procédés rapides et peux onéreux de Tezuka, et la production de Miyazaki. Je ne comprends vraiment pas, les deux étant fortement opposés. Pour rappel, nous devons à Tezuka la réutilisation de certaines scènes plusieurs fois dans une oeuvre, voir l'utilisation de boucles (pour faire figurer des soldats en marche dans un plan fixe par exemple). A l'inverse, Miyazaki a exprimé son dégoût pour ces techniques, et prône le travail léché jusqu'au détail le plus infime, du début à la fin de ses oeuvres.
Bien entendu, cela ne me permets pas non plus de comprendre l'explication de la rapidité de conception du film "le château de Cagliostro". 6 mois? Impressionnant. Sacrés Japonais, ils se suicideraient si on leur enlevait leurs heures sup'...

Matthieu S
Par Denis Chapon

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

A priori la rapidité d'exucution est due aux cadences de travail infernales des animateur japonais. J'ai des amis qui ont visité les studios Ghibli, les animateurs s'arrêtent de dessiner seulement quelques heures pour manger et dormir, parfois sur une couchette en dessous leur table lumineuse.

D'autre part,
Là ou je suis pas d'accord avec Yvan Laurence, c'est quand il dit que la cadence de dessins par secondes n'est pas importante.
Précision technique : la télé diffuse 25 image par seconde en Europe (et 29,97 outre-atlantique), le cinema 24. Rappel : la persistance rétinienne garde une image imprimée sur notre rétine pour environ 1/10 de seconde. Donc biologiquement, s'il y a moins de 10 images par seconde notre oeil voit une serie d'images fixes, au dessus on perçoit un mouvement. La pluspart des dessins animés sont donc produits à 12 dessins par secondes (on expose chaque dessins 2 fois pour obteninr les 24 images par secondes).
Ce qui n'est pas important c'est la qualité des dessins individellement, car sauf en cas d'arrêt sur image, tout l'art de l'animateur réside dans l'assemblage, la continuité, l'espacement entre les dessins.

Emission passionante. Merci pour l'oracle à Tezuka.
Par Denis Chapon

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Yvan West Laurence a raison de réfuter la théorie selon laquelle les japonais mettent en scène ou évoque les bombes atomiques et la défaite de 45, pour se venger symboliquement. Même si leur animation d'explosions sont toujours impressionantes.

J'ai assisté à plusieur reprise à des conférence de Morten Thorning (directeur de The Animation Workshop), a propos du cas Tezuka. Il dévellope exactement l'analyse inverse : Tezuka est un pacifiste forcené. Son oeuvre a une thématique récurente autour de la reconstruction, la renaissance, le renouveau post-cataclysme. C'est particulièrement evident dans les mangas Budha et Phoenix. Par contre, l'esprit de revanche y est pratiquement absent. La conclusion qu'en tire Thorning c'est que l'influence de Tezuka est telle sur les mangakas que son empreinte idéologique a marqué la culture japonaise, à tel point que l'esprit de revanche est peu présent dans les manga et animés, mais peut-être par extension dans la tête des japonais en général. En tout cas en ce qui concerne l'ennemi Americain.

Ce qui ouvre la question : la peuple fait la culture ou la culture fait le peuple ?
Par Fan de canard (ex-@sinaute septembre 2007 -> décembre 2015)

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Fini les mkv 1280...
rhâââ slobo
Par Néophyte Atterré

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Il existe des logiciels pour faire ça, fait le toit même non mé.... :D
Par Fan de canard (ex-@sinaute septembre 2007 -> décembre 2015)

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Si vous arrivez à encoder la vidéo proposée en téléchargement, et de la rendre d'aussi bonne qualité que la dernière émission de Judith Bernard(et pas qu'en résolution seule), je vous envoie une bouteille.
Épatez-moi ^^
Par OuvreBoîte

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Le dernier d@ns le texte est dans la même résolution pour moi (848x480), il y a une version officieuse quelque part ? on nous cache des choses
Par Fan de canard (ex-@sinaute septembre 2007 -> décembre 2015)

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Oui, les premiers jours, @si a mis en ligne une version mkv 1280x720 de D@ns le texte avec Begaudeau (je vous recommande le forum).
Je ne comprends pas pourquoi ils n'ont pas récidivé.
Je pourrai la re-mettre en ligne pour les intéressé(e)s.
Un truc qui me surprend aussi, c'est la politique d'@si d'enlever systématiquement toutes les anciennes émissions du téléchargement et de conserver des liens morts. Je pense aux nouveaux et nouvelles abonné(e)s, qui donc, n'ont pas le droit aux archives du site.
Et je ne parle pas d'anciens forums qui ont purement et simplement disparu.
Mais je n'attends pas vraiment de réponse non plus.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 05:30 le 14/03/2013 par Fan de canard.
Par OuvreBoîte

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Sur les anciens téléchargement je n'avais pas fait gaffe, je télécharge la version dailymotion en général. Il me semblait que le téléchargement dans une version avec un codec plus simple visait avant tout les gens qui ont un équipement trop ancien pour décoder du H.264.
En pratique je viens de vérifier, la version "xvid" est dans la même résolution mais est encodée avec le codec mpeg4 de base (ASP) et le son en mp3, cette version n'a donc absolument aucun intérêt pour la plupart des gens, elle est juste plus volumineuse à télécharger.
Je ne vois effectivement pas la pertinence de mettre un mkv pour l'enlever après. S'il s'agit d'une expérimentation autant la signaler comme telle.
En outre je vois pas non plus l'intérêt de faire un mkv, du moins du point de vue de la lecture. Au final ils filent du flv pour le player flash (mais c'est peu être dailymotion qui fait du transcodage à la volée ?), du xvid ou du mkv en téléchargement et je suppose du mpeg4 natif pour les tablettes.
Autant faire un seule version directement dans un conteneur MPEG4, ça serait plus simple (pour les téléphones il peut y avoir un petit intérêt à les réencoder quand même pour diminuer la résolution, et encore ça se discute) et ça pourrait être servi à la fois par le player flash et le player HTML5, au lieu de forcer tout le monde à passer en flash.
En effectivement je suis d'accord avec vous, on devrait l'avoir en 720p plutôt que du 480.
Par Romano C.

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Citation:
Fan de canard
Un truc qui me surprend aussi, c'est la politique d'@si d'enlever systématiquement toutes les anciennes émissions du téléchargement et de conserver des liens morts. Je pense aux nouveaux et nouvelles abonné(e)s, qui donc, n'ont pas le droit aux archives du site.

Citation:
Mireille Campourcy, webmastrice
nous avons du supprimer le téléchargement des plus anciennes émissions, pour des questions de place...
Nous essayons de trouver une solution de rechange.
C'était il y a presque un an…

Une astuce pour télécharger les vieilles émissions. L'extension à laquelle je fais référence est Flashgot.
Par Niz

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

c'est un coût d'entretenir le trafic des serveurs. Il est aussi compréhensible qu'un nouvel abonné ne puisse pas phagocyter la bande passante pour se faire une archive.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 17:44 le 15/03/2013 par Niz.
Par Fan de canard (ex-@sinaute septembre 2007 -> décembre 2015)

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Ah. Mon point de vue est plutôt celui qu'un abonné à un site ait accès complet au site; un accès restreint devrait donner lieu à un tarif restreint également, puisqu'il n'exige pas un surcoût de serveur.
@ Romano: oui, je me souviens de cette réponse.
Par Niz

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Bien sur qu'il exige un coup supplémentaire, faut stocker un fichier pour que 2 nouvelles personnes puissent le télécharger, alors que la vod est accessible à moindre frais... de plus aucune raison, que le nouveau abonné, qui n'a pas payé un abonnement depuis 1 an, ai le droit d'avoir accès à un service de téléchargement au même titre qu'un abonné sur un contenu qui date de 1 an.
En tant qu'abonnés, nous avons accès de manière égalitaire au même contenu à un instant t.
Par Fan de canard (ex-@sinaute septembre 2007 -> décembre 2015)

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

C'est un point de vue qui se défend, j'en conviens.

EDIT: l'idéal - ou un compromis - serait l'existence d'archives réservées aux anciens abonnés, consultables en fonction de l'ancienneté, car l'un dans l'autre, des liens inactifs, ça fait désordre.
Avec une possibilité d'accès aux nouveaux selon certaines conditions.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 03:28 le 16/03/2013 par Fan de canard.
Par Yanne

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Génial ! On apprend plein de choses, et ça varie un peu par rapport aux autres émissions.
Un peu longue peut-être, une version plus courte et coupée pourrait être proposée.
Non ?

A la fin, il y a une coupure qui perd un peu. Déjà couper la séquence précédente aurait été plus facile pour le spectateur.

J'ai d'autres choses à dire sur le fond, mais je suis à la bourre là.
Je reprends ce soir ou demain.
Par Antoine BARDET

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Tout à fait d'accord : cette coupure à la fin m'a perturbé. Pareil sur la courte allusion au mauvais doublage de Capitaine Flam : j'aurais bien voulu en savoir un peu plus...
Quelle excellente émission en tout cas : j'ai ADORÉ
Par léo.çacom

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Nickel cette émission !
J'ai un peu plus d'une vingtaine d'années et me considère comme un fan d'animation japonaise, je suis les sorties saisonnières japonaises des animés, etc. Pourtant je ne savais pas comment s'était construite la sphère de l'animation japonaise en France ! J'avais commencé à appréhender cet historique via le documentaire Suck My Geek, que je recommande chaudement, et cette émission m'a permis de bien compléter.

Pour apporter ma pierre à l'édifice je narre rapidement mon histoire, j'ai commencé vers la fin du Club Dorothée et ai donc connu Les Chevaliers du Zodiaque et Dragon Ball pour ne citer qu'eux. J'ai retrouvé le manga sur papier vers mes 14 ans avec des titres comme GTO et Love Hina, c'est ce qui m'a fait repasser vers l'animation en découvrant que ces mangas étaient adaptés en DVD. Grâce aux catalogues de Déclic Images, je suis tombé sur des titres comme X by CLAMP ou Saiyuki. Vers le même moment, Canal + avec des titres comme Cowboy Bebop, Samuraï Champloo, Full Metal Alchemist, Excel Saga, etc. a mis le feu au poudre en me montrant un niveau totalement différent de japanimation et de doublage...
Depuis j'ai vu avec plaisir l'essor du manga et la montée en puissance des conventions et aujourd'hui je suis heureux que les gens autour de moi aient de plus en plus conscience que selon l'âge tout n'est pas bon à voir dans l'animation japonaise et me demandent quoi montrer à leurs têtes blondes !
Par A

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Citation:
(...) Cowboy Bebop (...)
:-)

Docs

Japon
[www.youtube.com]

Japan Freeters

[www.youtube.com]
Par Matthieu_S

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Merci pour ces videos intéressantes!

Matthieu S
Par A

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

De rien ! (et j'avais hésité à les poster...) [www.japan-expo.com]

Je n'ai pas eu l'occasion de regarder toutes les vidéos mais la première vidéo d'introduction est très intéressante.
Par léo.çacom

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Deuxième partie de post, puisque le temps de modification est écoulé...

Pour ce qui est des déviances japonaises dans leurs oeuvres, il faut tout de même constater qu'on ne les retrouve que dans les programmes pour adolescents. L'humour graveleux ou les plans affriolants ne se voient pas dans des programmes jeunesse. Mais il est tout de même triste que cette tendance aille en s'accroissant, les programmes de japanimation pour adolescents ont quasiment pour règle d'avoir un ou des épisodes en bikini à la plage ou en serviette dans des sources chaudes ou plus généralement des plans d'images dont le seul but est d'apercevoir l'espace d'un instant la culotte d'une protagoniste ! Et ne parlons pas des produits dérivés pornographiques de ces même séries qui constitue un marché non négligeable au Japon et commence doucement à s'implanter en France :)
Si ces concepts restent assez marginaux pour nous puisque propres à une niche culturelle, j'attends le moment où les intellectuels ré-attaqueront le "mangasse" pour ces dérives qui le suivent décidément de très près...
Par Tom-

Urotsuki Doji

Bon, ben faut bien que quelqu'un s'y colle, au risque de passer pour un pervers macho pédonazi.
Pas d'accord avec le jugement sévère de Rafik à propos de Urotsuki de Takayama. Non, c'est pas "clairement de la merde".

1) Urostuki est un anime dangereux. Très dangereux, même si on peut y survivre ;-)
2) Mais c'est une œuvre très singulière et qui se défend. En tous cas, il y a un propos.

Je suis tombé dessus par hasard en vidéoclub. Pour moi, la location de VHS, c’était plus que tout le reste, le gros-gros-gros média de diffusion de la contre-culture dans les décennies 90 et 2000. J'avais demandé un Albator ou un Galaxy Express 999 et me voilà, moi, pré-adolescent (je devais être au collège, en classe de cinquième ou de quatrième) un mercredi après-midi, avec ce truc dans le magnétoscope et que le loueur de cassettes m'a refourgué par erreur. A l’époque, je n'ai pas pu visionner au delà de la première scène de viol.

Accident majeur, donc.

J'ai appuyé sur le bouton "stop-eject", rangé cette chose en tremblant dans sa boite, ramené la cassette dard-dard au vidéo-club dans un état de panique avancé, et n'en ai parle à personne, pas même aux copains.
Dans le vidéoclub, la jaquette - totalement explicite par rapport au contenu de la bande - était rangée parmi les dessins animés, juste à côte de Dark Crystal qui lui est un authentique chef-d’œuvre, tout public, à voire absolument. Bref, à ce degré de méconnaissance et de je-m’en-foutisme généralisé de la part des professionnels du divertissement, je considère aujourd'hui que c'est ni plus ni moins que de la maltraitance d'enfants de ne pas avoir relégué cette cassette avec les films classes X dans le fond du magasin.
Je pense que ça a été un vrai choc. La preuve, c'est que j'ai par la suite cherché - phénomène d'attraction/répulsion aidant - à voire la jaquette dans les rayonnages, que je l'ai retrouvée et que je n'ai plus jamais osé m'approcher de cette boite maudite.

Ceci posé, et pour qu'on comprenne bien ce qui s'est passé, la première séquence est une scène de voyeurisme dans les vestiaires de filles d'un lycée. A l’époque, elle avait parfaitement percolé avec mes propres fantasmes de collégien. Elle allait un peu au delà des Sylvidres à poil dans Albator, des érections largement suggérées de City Hunter, des Cat's Eyes lascives en maillot de bain, sans parler des copines super sexy de Cobra... inséminées par les Pirates de l'Espace. Mais pas tellement plus, en fait. C'est une scène gentiment érotique et surtout parfaitement en phase avec l'imaginaire d'un jeune garçon, d'autant que justement, elle laisse nettement moins de place à l'imagination que les animes sus-nommés. On est dans l'univers tout ce qu'il y a de plus familier, quoi que bien sulfureux.
Et juste après, pratiquement sans transition, la scène de
1) rapport sexuel explicite
2) lesbien
3) entre un professeur et son élève
4) qui est en fait un viol
5) par un monstre doté de tentacules.
Tout ça avec exactement le même dispositif scénique que précédemment : la position du voyeur - j'y reviendrais.

Comme dit Rafik, ça laisse entrevoir tout un univers dont on ne soupçonnait pas l’existence. Mieux que ça : lorsque dans la cour de récré, les copains évoquent en ricanant la petite culotte de Gigi ou de Sailor Moon pour se moquer des filles, le fait de savoir que "ça" existe vous donne le sentiment d'être initié à de bien plus sombres secrets. Cthulu, dans la vraie vie.
Donc conseil infiniment rabâché aux parents : ne vous contentez pas de vérifier les jaquettes de DVD ou le nom des fichiers téléchargés. A l'ère du P2P, ma mésaventure doit à mon avis se répéter avec une ampleur industrielle. Si possible visionnez avec vos enfants et vos jeunes et surtout, parlez avec eux de ce qu'ils ont regardé avec bienveillance.

Là dessus, j'ai pas complètement refoulé le souvenir de Urotsuki Doji. J'ai même fini par retomber dessus il y a quelques années et j'ai immédiatement reconnu cette chose maudite. Et je l'ai regardée. En couple. Je dois ici préciser que ma copine de l'époque, contrairement à moi, appréciait le porno d'animation japonnais : le hentai.
- He, toi ! Forumeur ! Tu crois que je ne vois pas ton petit air entendu ? Nous ne sommes pas des malades rendus pervers par la vision d'un dessin anime de cul il y a 20 ans.

D'abord, dans Urotsuki, il y a un scénario, nettement plus riche que le hentai de base. On n'est pas dans la pornographie bête. Ca ouvre le champs à pas mal de subtilités. La violence extrême permet comme souvent, quand c'est bien foutu, une véritable confrontation du spectateur avec lui-même. Les "héros" de Urotsuki, sont des démons plus ou moins monstrueux. Ils se comportent comme tels.
Exemple.
J’évoquais les deux premières scènes de cul du premier épisode. Le fait que le personnage auquel on est invité à s'identifier, soit placé dans la position du voyeur dans la première scène érotique, puis de façon identique, dans la scène gore à souhait qui suit presque immédiatement, ça a un sens. Ca interpelle le spectateur de façon autrement plus percutante qu'un éditorial de DS "télé réalité et voyeurisme du téléspectateur" parce que c'est une expérience sensible qui nous confronte à la violence de nos propres sentiments. On s'identifie au voyeur dans les deux scènes. Pour ce qui concerne la seconde, celle qui est absolument épouvantable et grotesque, il est physiquement impossible de nier qu'elle est excitante. En tous cas, en ce qui me concerne. Takayama a fait en sorte de tracer un trait d'union entre l'horreur de mon propre voyeurisme que m'inspire la scène de viol et le voyeurisme gentillet de la scène de vestiaire qui l'a précédé. Regarder des petites culottes par le trou de la serrure = viol. Et ce propos-là est tenu à l fin des années 80.
Je prétend que c'est précurseur.

En fait, paradoxalement cette série est entre autres une ode à la pudeur, qui est une valeur extrêmement importante chez les Japonnais.
Comme toujours, et là, je pense que c'est universel dans les fictions, les anti-heros sont des personnages miroirs du téléspectateur extrêmement moraux.

Bref, on peut avoir une lecture intelligente de Urotsuki.
Par Rafik Djoumi

Re: Urotsuki Doji

Merci pour ce témoignage et ce développement Tom !

La séquence que tu décris, entre la prof et son élève, est bien celle qui avait été diffusée dans le magazine Rapido d'Antoine De Caunes sur TF1 et qui aurait valu à cette émission d'être dégagée.

Comme tous les nerds, tombés par accident sur cette chose venue d'une autre planète (et sur TF1 quoi !), je me suis empressé d'aller découvrir cet Urotsukidoji via les canaux dont parle notre invité (Julien Carbon et ses amis fanzineux, qui revenaient régulièrement d'Asie les bras chargés d'oeuvres improbables).

Et alors que la vision d'Urotsukidoji n'a rien provoqué chez moi de plus que le choc initial du premier extrait (si ce n'est un vague ennui), j'ai découvert dans le même mouvement l'univers déviant, angoissant et poétique de Yoshiaki Kawajiri, d'abord avec Wicked City (quelques années plus tard, je découvrais avec amusement que Kathryn Bigelow et James Cameron y rendaient hommage Strange Days) puis avec l'incroyable (pour l'époque) Ninja Scroll. Et le choc Kawajiri m'a permis, par rebonds, de découvrir les premiers pas en live du pas moins déglingué Shinya Tsukamoto avec Tetsuo The Iron Man.

Je suis donc reconnaissant à Urotsukidoji de m'avoir suggéré qu'il y avait, là-bas en Asie, des choses tout à fait abominables dans leur créativité et leur jusqu'au-boutisme, mais le dessin animé de Takayama ne pouvait pas vraiment tenir la comparaison avec tout ce qui lui a succédé dans mon magnétoscope.

;-)



Modifié 1 fois. Dernière modification le 16:26 le 13/03/2013 par Rafik Djoumi.
Par Yanne

Re: Urotsuki Doji

Je pense moi aussi qu'Urotsukidoji n'est pas à classer parmi les chefs-d'oeuvre, mais de là à dire que c'est de la merde, il ne faut pas exagérer.
Comme Tom, je l'ai trouvé par hasard dans le rayon manga de mon vidéo club, comme lui j'ai bien vu que la couverture était explicite et j'ai voulu voir. La différence avec vous, Rafik et Tom, c'est que moi je suis une femme, et que de ce fait, je ne me suis pas sentie coupable de trouver ça intéressant et même -disons-le- excitant, et pas que dans le sens artistique du terme. Et franchement, je n'en suis pas revenue.
Mais comme vous, je n'en ai jamais parlé à personne parce que c'était trop dérangeant. Mais cela reste une expérience intéressante.

Et j'ai également pensé qu'il y avait quelque chose dans la culture japonaise qui m'échappait, et notamment une dimension extrêmement dynamique de la sexualité, avec toute une dimension phallique de l'énergie. Chose que Myazaki ne nous montre jamais. Et que nos vieux tabous judéo-chrétiens nous interdisent de voir.

Pour moi, cela reste quand même l'oeuvre d'un artiste, dans le sens où l'art, c'est donner aux autres une vision unique du monde. Quelque chose de métaphorique et de vraiment différent.

Mais ne montrez surtout pas Urotsukidoji à Judith, elle va faire un infarctus direct.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 16:34 le 14/03/2013 par Yanne.
Par Rafik Djoumi

Re: Urotsuki Doji

Citation:
Et j'ai également pensé qu'il y avait quelque chose dans la culture japonaise qui m'échappait, et notamment une dimension extrêmement dynamique de la sexualité, avec toute une dimension phallique de l'énergie. Chose que Myazaki ne nous montre jamais.
Je serais bien tenté de vous livrer ici le lien d'un article très documenté sur les sources inattendues et dérangeantes qui auraient inspiré Mon Voisin Totoro mais je crains de vous gâcher la vision du film à tout jamais.


Citation:
Mais ne montrez surtout pas Urotsukidoji à Judith, elle va faire un infarctus direct.
Je lui imagine tout un panel de réactions, allant du simple fou rire à la concentration du sociologue en passant par le regard d'esthète ou le simple désintérêt, mais je ne l'imagine à aucun moment être choquée au point d'en perdre ses moyens.
:-)
Par JREM

Re: Urotsuki Doji

Citation:
Je serais bien tenté de vous livrer ici le lien d'un article très documenté sur les sources inattendues et dérangeantes qui auraient inspiré Mon Voisin Totoro mais je crains de vous gâcher la vision du film à tout jamais.


L'art d'en dire trop ou pas assez! Grrrr!
Google au secours ...
Par Rafik Djoumi

Re: Urotsuki Doji

Par Romano C.

Re: Urotsuki Doji

Citation:
Rafik Djoumi
Et le choc Kawajiri m'a permis, par rebonds, de découvrir les premiers pas en live du pas moins déglingué Shinya Tsukamoto avec Tetsuo The Iron Man.
Y a-t-il un lien entre Tetsuo, film de Shinya Tsukamoto et le personnage d'Akira de Otomo ?

J'avais d'abord lu le Akira de Otomo avant de voir le film de Shinya et pour moi il s'agissait du même personnage : un homme en perpétuelle mutation évoluant dans un environnement violent. Tsukamoto a-t-il repris le personnage d'Otomo ?
Par Sixou

Re: Urotsuki Doji

Tetsuo el cuerpo de martillo, j'avais dû voir un dvd espagnol ... mais je crois que c'est bien le même film ? ...
quel film bizarre et intéressant; même drôle par moment. Intéressant la manière dont la Colère du personnage principal balaie tout le film tout en lui sortant par le corps pour le bouffer littéralement à la fin, transformé en une machine à sa merci.
je me demande quelle lecture (s'ils en font une) en font ceux qui on vu ce film ?
Par AirOne

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Superbe émission, j'ai adoré ! Je suis passé à côté de Pompoko je vais le chercher derechef.
Pour le doublage de Ken le survivant je me souvenais que ça partait parfois dans le grand n'importe quoi mais pas à ce point et surtout je n'avais aucune explication... Un peu couillon de la part des doubleurs de saboter la série, s'ils désapprouvent, ils ne doublent pas.
Spécifiquement, pour le personnage de Tortue Géniale, comme beaucoup de copains à l'époque, je trouvais la série Dragon Ball assez moyenne mais les passages avec le vieux satyre me faisaient pleurer de rire. Je ne l'ai jamais vu comme un pédophile, plutôt un pervers attiré par les jeunes femmes. Comme quoi, les perceptions.
Quant à l'attitude de Nicky Larson avec la gente féminine, je ne comprends pas le reproche en machisme qui encouragerait les jeunes garçons à faire de même puisqu'à chaque fois, le personnage est rudement châtié à coups de massue ou de batte de baseball. Dans ma tête de gosse, ça me faisait rire mais ne me donnait pas envie de faire de même avec les filles en cour de récré.
Une petite précision à l'adresse d'Yvan West Laurence que je remercie au passage pour sa science du manga et de l'anime, il a été démontré que les plus gros téléchargeurs sont également les plus gros consommateurs de DVD; lier la situation des éditeurs et le téléchargement est un biais un peu trop commode et répandu qui n'a pas vraiment de sens. Il combat les idées pré-conçues, ce serait bien de ne pas relayer celle-ci.
(Sinon, et c'est un détail de l'ordre de l'anecdotique mais je le signale, le responsable du fichier de l'émission à télécharger a écrit japonais avec 2 "n" dans l'intitulé ^^)
Par little jo

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Citation:
Je suis passé à côté de Pompoko je vais le chercher derechef.

Il est pas mal. Mais il est un peu répétitif à la longue. Ce n'est pas le meilleur Ghibli AMHA.

Allez un petit classement des Ghibli fait à l'arrache :

* Mon voisin Totoro : chef d'oeuvre
* Le Voyage de Chihiro : chef d'oeuvre (pour adulte)
* Porco Rosso : chef d'oeuvre
* Le Château dans le ciel : très bon film mais un peu long à la fin
* Arrietty, le petit monde des chapardeurs : très bon film
* Le Tombeau des lucioles : très bon film mais qui tire trop sur les cordes mélo (pour adulte)
* La Colline aux coquelicots : très bon film du fils Goro
* Princesse Mononoké : très bon film (premier film que j'ai vu à la sortie au ciné)
* Ponyo sur la falaise : bon film, à conseiller pour ses enfants
* Kiki la petite sorcière : bon film dans la même veine que Totoro
* Je peux entendre l'océan : bon film sympathique
* Mes voisins les Yamada : c'est un peu spécial, c'est des sketchs. Pas mal mais pas mon truc.
* Pompoko : idée sympa au départ mais trop répétitif, je ne sais pas si j'ai réussi à aller jusqu'au bout
* Le Royaume des chats : Pas mal mais trop répétitif
* Le Château ambulant : Pas terrible pour un Hayao
* Souvenirs goutte à goutte : je me suis ennuyé, je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout

* Les Contes de Terremer : Pas vu mais pas terrible il parait
* Si tu tends l'oreille : pas encore vu

Il y a un site pas mal qui analyse les ghibli.

À quand une émission sur le studio Ghibli ?
Par OuvreBoîte

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Si vous n'avez pas encore vu Nausicaä, c'est un manque à combler.
L'animation date un peu par rapport aux réalisations récentes, mais ça reste très beau.
Le rapport à l'industrialisation, la nature, la guerre, le rôle du "héros" tenu par une figure féminine, etc sont déjà présents dans ce film
(ps: le château dans le ciel, n'est pas trop long, ça fait pas partie de sa qualité de savoir parfois prendre son temps. Et contrairement à des films live, où ils peuvent faire un peu remplissage pas trop cher sur des scènes simples à fabriquer, en animation la longueur se paye cash, il ne l'aurait pas fait sans être convaincu de sa valeur).
Par AirOne

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

little jo, merci pour le tuyau.
J'ai presque tout vu et aimé de votre liste, me manque Pompoko, Arrietty, et les trois derniers de la liste.
Je vais jeter un oeil.
Par little jo

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Citation:
Si vous n'avez pas encore vu Nausicaä, c'est un manque à combler.

Si si je l'ai vu, il est très bien aussi, dans le haut du panier... Mais il ne fait pas parti du Studio Ghibli ^^

Citation:
le château dans le ciel, n'est pas trop long, ça fait pas partie de sa qualité de savoir parfois prendre son temps.

Je trouve que la fin avec l'attaque est trop longue (avec les sons des armes). Vous remarquerez qu'il est quand même placé très haut dans le classement... C'était pour expliquer pourquoi je ne le considère pas comme un chef d'oeuvre.
Par OuvreBoîte

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Vous avez raison, c'est pas un Ghibli.
Cependant son absence, en tant que film de Miyazaki, ressortait.
Je pense qu'il serait plus intéressant de baser la liste sur la paternité artistique plutôt que commerciale, mais votre critère de choix est parfaitement logique.
Par JREM

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Ghibli a été créé après ce film.
Par javier sept

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Mimi wo sumaseba = Si tu tends l'oreille = Whisper of the Heart
Un de mes préférés.
Super reprise de "Country Road".

Pompoko est un peu long mais j'adore, beaucoup d'humour. Doublages sublimes (vo bien sûr).
Je le mettrai au rang des chefs d'oeuvres, avec Mononoke également.

Porco Rosso est bien, mais il a des côtés qui m'ennuient. J'ai mis plusieurs fois à le voir en entier...
Par Niz

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

ca serait bien de voir l'animation Japonaise au delà de Ghibli.
Par Ael

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Quitte à finasser, pour autant que je me souvienne Tortue Géniale n'est pas pédophile du tout. Satyre/pervers tant que vous voudrez mais aucune des fille n'est prépubère. Avec le recul je vois plus ça comme de l'éphébophilie.

Et c'est quoi la dernière anecdote ? Avec la coupure de la caméra on reste frustré !
Par Niz

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

l' avantage maintenant, est qu'avec les sorties DVD non censurées [j'ai Nickly larson en collector], tu peux carrément comparer les largesses des doubleurs avec la version originale en activant les sous titres.
Je pense que c'est un peu la même chose avec Ken le Survivant.
En ce qui concerne Dragon Ball, les scènes clefs de Tortue Géniale et du cochon Ohlong sont concentrées dans les 20 premiers épisodes... au delà seules les tenues sexy de Bulma perdurent. D'ailleurs ces scènes rares sont cultes et sont reprises dans les films DB.
La raison que la série stagne, c'est que que ces scènes disparaissent après, d'ailleurs sur DBZ la censure concerne la violence, avec le remplacement du sang avec de la bave. De plus l'histoire n'a plus d’intérêt à partir du moment ou personne ne peut mourir. Le scénario est devenu un simple prétexte pour écouler des épisodes jetables et sans intérêt. Plus vite du grandissait, et tu t'en rendais compte, le plus vite tu trouves cette série nulle.
Par Sergei

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Très bonne émission.
On sent la passion transpiré au travers cet entretien et surtout une analyse plutôt pertinente de ce qui se passe en ce moment sur le marché du mangas/animé.
J'ai beaucoup apprécié la partie "historique" du mangas en France qui pose véritablement les bases de ce qu'aujourd'hui représente les oeuvres jap' sur la culture en France.

Merci @si
Par El Louis

Re:

Merci Rafik!
J'ai appris plein de choses. Pourtant je croyais m'y connaitre à fond.

Quelques remarques au passage:

Je connaissais un gars qui avait fait les fansubs d'une des dernières séries des Chevaliers du Zodiaque. Le distributeur français l'a contacté pour utiliser ses sous-titres. À peu près comme tu le décris.
Yvan West Laurence est peut-être un peu trop proche des distributeurs. Ça peut lui donner une vision un peu biaisée du monde des fansubs.

La mise en ligne de la vidéo le lendemain de l'article, j'imagine que c'est parce qu'il était tard. Mais ça me fait penser que je suis souvent tombé sur des émissions incomplètes (@SI, @PE ou autre).
Peux-être que c'est ma connexion qui craque avant la fin du téléchargement, mais je me demande s'il n'arrive pas parfois que l'artice soit posté avant que le fichier de l'émission soit complètement disponible. Je suis le seul a avoir ce problème?

Ils ne se gênent pas pour le prix des figurines, dans cette boutique. Ça sent l'employé qui remplit un grand sac à chaque visite à Akihabara pour se rembourser le billet d'avion. :)
Par Matthieu le Ligerien

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Ce que je retiens c'est que les japonais ont appliqués le toyotisme aussi au monde de l'animation et de la bande dessinée, et l'expansion du modèle économique japonais c'est fait en parallèle de celle du manga,
c'est d'autant plus vrai que c'est la même trajectoire que pour les comics très en retraits à l'international avant la seconde guerre mondiale et en expansion continue depuis, tout comme la BD franco-belge est le symbole d'un rayonnement culturel francophone encore très présent jusqu'aux année 70 et en déclin depuis.
Il est donc à noter qu'il est normal de voir de plus en plus la BD coréenne (nouveau leader ou "impulseur" économique de la zone extrême asiatique) prendre une importance régionale forte jusqu’à dans une certaine mesure devancer des séries nippones sur leur propre territoire et qui commence à venir par chez nous.

quant à la qualité des mangas, ils me semblent que le coté plus industriels et commerciales, les japonais n'étant pas dans la logique objet de collection pour la BD, il est vrai donne parfois une impressions de sur-enchère scénaristiques malvenues, de trou, de perte de rythme selon les différents arcs scénaristiques et tout cela est par contre bien moins préjudiciable à la TV qui est d’emblée plus adaptée à ce type de narration.

Les japonais peut être même avant les américains ont compris l’importance du "cross-média" (en bon français) c-a-d le fait de lancer une licence sur plusieurs médias en même temps, l’exemple le plus frappant et réussit (en terme marketing) reste Pokemon.
Par El Louis

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

C'est vrai.

Le truc le plus fou, dans tout ça, c'est que malgré ce succès international, les éditeurs Japonais se moquent éperduement du marché hors-Japon. Ils ne pensent qu'à leurs clients Japonais.
J'avais entendu quelqu'un expiquer ça lors d'une Japan Expo (en 2008, je crois): malgré la forte demande de distribution étrangère, les distributeurs Japonais ne font pas le moindre effort. Si quelqu'un vient leur acheter les droits d'une série, c'est un bénéfice inespéré, mais ça ne fait absolument pas partie de leur plan d'origine.

C'est évoqué brièvement dans l'interview: le monde entier pense que le Japon essaie de leur refourguer des séries calibrées exprès pour leurs goûts, mais en fait c'est complètement accidentel si ça plait aux occidentaux.
Par Niz

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

L'ère de Ghibli qui fait des chefs d'oeuvre de l'animation est révolue. La place est au Ghibli qui sous traite et fait le design graphique et cinématiques de jeux PS3 et PS4.
Je pense qu'un éditeur de DA, a intérêt à maintenir indépendante sa branche chargée de mettre en animation les planches et scénarios, afin de la rentabiliser au plus [et donc enrichir sa palette graphique] en lui offrant la possibilité de travailler avec d'autres scénaristes.
Dans cette logique, par exemple, une série comique phare US "Family Guy" est en réalité animée par un studio Coréen. Bien sur si beaucoup de sous traitants sont coréens, on peut s'attendre un jour à voir débarquer une production entièrement coréenne.
Mais je pense que tu surestimes les productions japonaises en général. Certes chacun a son top 10 de séries cultes, mais plus on en consomme plus apparaissent les défauts au grand jour. La dernière fois que j'ai demandé à un amis une liste des séries qui font le buzz en 2012, je n'ai pu en finir aucun. Je suis loin de la palpitation face à un DeathNote ou le charme sonore, visuel de Inuyasha.

Je pense aussi qu'il serait intéressant de regarder le dessin animé comique américain qui a évolué depuis ScoobyDoo. Je trouve Familly Guy, Bob's Burgers, Gravity Falls, loin devant le comique de répétition japonais limite crétin [et loin devant les simpsons et south park aussi].
Par LIMBES

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Je profite de la thématique de cette émission pour vous signaler un site d'analyse très intéressant autour de la série franco-japonaise, Les Mystérieuses Cités d'Or. Si j'en parle, ce n'est pas parce que mon frère en est l'auteur, mais parce que son site parle à travers ce classique de l'animation des différences culturelles entre les japonais et les français.

ça se passe ici : [estebantaozia.blogspot.fr]

Peu de gens le savent, mais il existe deux versions des Mystérieuses Cités d'Or :
- la version française que nous connaissons en Europe et aux USA
- la version japonaise qui n'a jamais été diffusé ou édité en DVD hors du Japon

Ce qu'il faut savoir, c'est que les français ont " adapté " la version japonaise pour le public occidental. Pour cela, ils n'ont pas hésité à en modifier les dialogues, le montage, la musique et les bruitages.

Vidéos à l'appui, le site montre les modifications les plus fragrantes que l'équipe française a effectué sur la version originale.

Il est notamment étonnant de voir que les réalisateurs japonais ne présentent pas la violence aux enfants de la même façon que les producteurs français.

Cela dit, merci à Rafik pour son émission et bonne continuation !

Cordialement,

Yohann
Par Ael

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Passionnant. Merci beaucoup d'avoir partagé ce site.
Par Tristan Le Gall

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Il y a en effet deux versions des cités d'or. Mais il s'agissait d'une co-production franco-japonaise, dont le scénario général était écrit par les Français (Jean Chalopin, Bernard Deyriès). Dès lors, pourquoi parler de "version originale" pour la version japonaise ? Les Français n'ont pas "adapté" un série japonaise", ils ont écrit des dialogues qui diffèrent de ceux de la versions japonaise.

NB: si vous n'avez pas la version DVD des cités d'or sortie il y a quelques années, essayez de vous la procurer. Jean Chalopin y donne une très longue interview sur la génèse de la série, très intéressante.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 18:57 le 14/03/2013 par Tristan Le Gall.
Par Niz

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

en plus vous serez choqué de voir que les musiques de la version nipponne , sont vraiment mauvaises par rapport à la version vf.
Par Cambien

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Excellente émission, merci !
Par TinTouneT

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Merci d'avoir corrigé un préjugé que j'ai souvent entendu : celui qui consiste à croire que la diffusion des série animés japonaises dans les années 90 a été une révélation pour la plupart des amateurs actuels. Dans mon cas ( et je pense dans le cas de beaucoup d'amateurs d'animés ) la diffusion des animés au Club Dorothée à été plus une initiation qu'une révélation. J'ai commencer à lire des mangas en grâce aux magasines spécialisé de Jeux Vidéo. En effet, ont pouvait lire dans ceux-ci , notamment Player-One (magasine disparu depuis) des micro-critiques de mangas. De plus, l'industrie vidéo-ludique japonaise était toute puissante ces années là. L'impact de l'animation japonaise aurait surement été moindre sans le jeu vidéo. D’ailleurs, je regrette que vous n'y avait pas plus fait mention.
Par Romano C.

Pour aller plus loin

Le 9 mars dernier, l'émission Mauvais Genres était consacrée à Mamoru Oshii, réalisateur de Ghost in the Shell, Parlabor, Avalon… L'émission est téléchargeable pendant un an. Quelqu'un a vu l'Œuf de l'Ange ?

Je conseille à ceux qui veulent en savoir plus sur les mangas de lire l'excellent « Manga - Histoire et univers de la BD japonaise » de Jean-Marie Bouissou.
Par tchd

Re:

Excellente émission !

C'est tout.
Par stan

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Merci pour cette excellente émission.
Auriez-vous une liste de vos japanims préférés.
Je connais Hayao Miyazaki, Ghost in the shell, Metropolis,Perfect Blue et les autres Satoshi Kon.
Je recherche des vidéos avec un style visuel fort comme ces références.

Merci
Par tchd

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Le tombeau des lucioles,
Memories
...
Par Romano C.

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Interstella 5555 (le scénario est français; la musique aussi)
Par little jo

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Colorful de Keiichi Hara
Les Enfants loups, Ame et Yuki de Mamoru Hosoda
La plupart des Ghibli



Modifié 1 fois. Dernière modification le 20:16 le 16/03/2013 par little jo.
Par François Lemaire

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Ninja scroll, Vampire Hunter D : Bloodlust, Akira évidemment
Par caecus

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Merci pour cette super émission!
J'ai juste été un peu embêtée par les bruits de fond.
Faisant partie de la génération Dorothée, encore hantée par certaines images de Ken le survivant, j'ai appréciée d'avoir quelques éclairages sur la manière dont on programmait les mangas à l'époque.
Par Mlemaudit

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Emission remarquablement exhaustive: tout est abordé, de Moebius à Ségolène Royal.

Bravo!
Par Mlemaudit

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

C'est dommage, vous n'aurez pas vu la tête de ma femme japonaise ancienne fan de Ken le survivant devant les doublages et la version française, ça valait son pesant de cacahouètes... :o)))))
Par Sixou

Re: Merci pour cette émission captivante !

Enfant de la télé, j'ai enfin rigolé devant vos extraits de Ken le survivant (super le doublage ;-) ) qui m'avait tant choquée quand j'avais 6 ans ....
effectivement, comme vous l'avez justement dit les parents pensaient que les dessins animés étaient forcément pour les enfants.
Mais aussi, il y avait moins de recul par rapport au média TV, plus de confiance, ce nétait pas l'époque ultra-sécuritaire que nous vivons actuellement où les enfants sont sur-protégés (peut-être pas sur internet) ...
Par Annick Bettex

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Merci pour cette émission et merci particulièrement à Yvan West Laurence pour son analyse, ses connaissances et ses réflexions. Il remet bien les pendules à l'heure. ça m'a fait très plaisir. J'ai passé un super moment.
Par Yamine Guettari

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

C'était super intéressant cette émission d'autant que j'ai suivi le même parcours d'initiation. J'avais la chance d'habiter pas loin d'une boutique super pointue spécialisée en manga/comics/films, qui avait les mangas version US qu'avait sortis Dark horse : Akira, Appleseed, etc. Le choc qu'a été Akira, puis tout ce que faisait Masamune Shirow !

Ce que j'aimais aussi, et c'est un peu dommage qu'on en parle pas tant dans l'émission, mais bon on peut pas tout dire en 1h30, c'est le décalage humoristique. Les barres de rire devant Ranma 1/2 et Le collège fou fou fou ! Cet humour complètement décalé, typiquement japonais, était très rafraichissant.

C'est clair qu'en tout cas on doit dire merci à tous les défricheurs type Gans, Littardi, etc. qui nous ont permis de découvrir les animes, le ciné asiate (HK Vidéo !!!). Et puis merci à Manga Vidéo aussi (les anciens comprendront) :
- l'intro des VHS anglaises (qui m'ont permis de découvrir plein de série avec des années d'avance) ; musique de Celtic Frost (The Heart Beneath, j'ai cherché des années ce qu'était cette zique et quand je suis devenu fan de metal, ce fut l'épiphanie) : lien youtube..
- l'intro des VHS françaises ; musique de Sepultura (Refuse, Resist): lien youtube.

On voit quand même dans ces jingles comment Manga Vidéo voulait vendre l'anime : du sexe et de la violence.


En autre créateur dont les oeuvres sont à ne pas rater faut mentionner pour les curieux :
- Yoshiaki Kawajiri : Ninja Scroll (chef d'oeuvre du film de ninja), Wicked City, Vampire Hunter D Bloodlust... Une esthétique inimitable à la fois über classe et malsaine.
- Rintaro : son travail à la fois poétique et effrayant sur Doomed Megalopolis (série méconnue mais indispensable dont, pour une fois, le doublage anglais était impeccable : ah la voix du méchant, le sadique Yasanori Kato !), et bien sûr les classiques Galaxy Express 999, Dagger of Kamui, Metropolis...


Y'a aussi la série Ghost In the Shell Stand Alone Complex qui est exceptionnelle, alliant une fidélité au manga de Shirow qui avait beaucoup d'action avec l'unité anti terroriste du Major Kusanagi, mais a aussi intégré le côté philosophique de Oshii. Armitage pour le cyber punk... Y'en a trop !
Par François Lemaire

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

J'ai connu Yvan au début des années 90 dans les boutiques citées dans l'émission (déesse et album), hé bé ça nous rajeunit pas tout ça ma bonne dame !

Super émission, mais je n'en attendais pas moins en ayant lu le nom de l'interlocuteur, c'était l'invité qu'il fallait pour parler du sujet. Bon, je n'ai pas appris grand chose, je savais déjà tout ce dont a parlé ywl, mais je suis heureux qu'un gars comme lui puisse s'exprimer avec sa qualité d'analyse aussi longtemps sur le sujet des anime et des manga qui seront restés si longtemps un abcès de fixation pour des incompréhensions culturelles stupides. Merci @si !
Par J-net

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Je rejoints le concert de louanges, émission passionnante. Et forum non moins riche. Joie !
Par Noir

Merci !!

Merci pour cette excellente émission !!
Par Nutsola

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

il n'y a plus d'emision ?
Par Mlemaudit

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Ben, vu que Rafik va commencer une émission sur Arte...
Par petaire

Re:

Je vois pas trop le rapport entre l'anima/animus et l'animation, il faudra m'expliquer là…
Par Néophyte Atterré

Re: Yvan West Laurence, de la « japoniaiserie » à la Japan Expo

Cette heureuse apparition m'a donné envie de revoir l'épisode...

A quand un prochain épisode :-)
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