Les hyper-bons points éclipsent l'hyper-procès

chronique Par Daniel Schneidermann discuté depuis 09:23 le 08/01/2009

Matin ordinaire. Rien à signaler. D'une radio l'autre, il n'est question que des hyper-bons points décernés dans l'avion du retour de l'Orient compliqué à l'hyper-équipe (et reproduits dans Le Parisien). Besson ? "Bon". Lagarde ? "A bossé comme une brute". Dati ? "Elle y va" (où ? La question n'a pas été posée). Et aussi, cette phrase énigmatique: "quand on est un homme d'Etat digne de ce nom, on ne reste pas devant sa télé à regarder les gens s'entre-tuer". S'agit-il d'un hyper-tacle (le premier) à Obama ? Aphatie (RTL) essaie de le faire avouer à la sous-ministre Rama Yade. Elle résiste comme elle peut. Aphatie insiste. On le comprend. S'il pouvait, en une seule phrase, 1°) faire re-gaffer Yade, et 2°) expliciter le tacle de Sarkozy à Obama, ah ! les jolies reprises, que cela vaudrait à RTL !
Demorand et sa bande (Inter) sont à Jerusalem. Scoop: le chroniqueur diplomatique Bernard Guetta a recueilli des confidences...... > Lire l'intégralité du texte
Participations votées d'utilité publique sur ce sujet

Par punaiz

Quel fumigènes

Faire de la gesticulation diplomatique au proche orient et permettre à ses amis de ne pas se faire voir pendant qu'ils tentent de ranger leurs cadavres dans les placards de la république montre la formidable capacité d'un petit homme de régler plusieurs problèmes à la fois.
On pourra au moins lui reconnaitre cette intelligence. Zut, j'aurais préféré pouvoir lui trouver l'excuse de l'idiotie comme les zétazuniens l'ont fait avec leur bis élu qui s'étouffe en croquant un Bretzel. Le notre -de président élu démocratiquement et nous représentant tous, mais nous épiant tous aussi (au fait, il a renouvellé son abonnement Nicolas Princen?)- n'est pas idiot: il le fait exprès.

IL LE FAIT EXPRES...
> Lire ici > Lire en contexte

Par Benoît L.

Ballon! Ballon! Ballon!

Effectuons ensemble une expérience scientifique.

Prenez un ballon de football. Pas forcément un tout neuf, tout professionel, avec de vrais morceaux de technologies dernier cri dedans; juste un ballon plus ou moins sphérique, et plus ou moins gonflé. Un ballon de plage fera l'affaire, un jaune avec des pentagones noirs. Ou un ballon en mousse (l'avantage du ballon en mousse, c'est qu'il est increvable), ou même un ballon de volley. Ca y est? Vous avez votre ballon? Bien. Maintenant, placez-le au centre d'une cour de récréation d'école primaire, à l'heure où les adorables bambins (ou les sales gosses, ça dépend de votre point de vue) dépensent leur trop-plein d'énergie juvénile.

Que constatez-vous? Tout d'abord, deux équipes se forment. C'est la règle: pour jouer au foot, il faut deux équipes. Le match peut alors commencer. Là, observez ce phénomène curieux: bien que disposant d'un terrain de grandes dimensions, capable d'offrir à chacun une zone confortable dans lequel exprimer sa science du placement, tous les joueurs sont invinciblement attirés par le ballon que vous leur avez si généreusement fourni. Vu d'hélicoptère, on n'aperçoit qu'une masse confuse de membres qui se débattent pour s'emparer du précieux objet, le reste de la surface de jeu se trouvant désertée, voire méprisée: tout le monde veut le ballon. Dans cette cohue, celui-ci va rapidement se trouver éjecté de la mêlée, il va décrire une belle parabole et rebondir une ou deux fois un peu plus loin avant d'être rattrapé par la masse grouillante des gamins.

A l'écart, esseulé, l'un des joueurs ne peut que constater le désastre. C'est celui-qui-joue-au-foot-dans-un-club. Lui côtoie tous les mercredis un entraîneur, qui lui a appris quelques notions étranges, comme la vision du jeu, la couverture du terrain, ou l'organisation tactique... bref, tout ce que les autres ignorent superbement. Et bizarrement, alors que lui seul ne se bat pas comme un chiffonier pour le ballon, il sera le seul à marquer un but. Son secret: il intervient au bon moment, intelligemment et il a une bonne technique. C'est le roi de la cour de récré. Les autres le respectent, le vénèrent, mais aucun n'aura l'idée de l'imiter; leur devise restera "tous sur le ballon".

Ce matin, Daniel Schneidermann a écrit:
"Mais plus aucun journaliste (ou presque) ne couvre l'interminable procès de l'Angolagate, qui continue. Ils sont occupés ailleurs."

Evidemment. Ils sont occupés à attraper le ballon de "l'actualité brulante". L'Angolagate est à l'autre bout du terrain, tout comme le Darfour, la réforme scolaire ou les SDF. Qui s'en soucie? Aujourd'hui, le ballon est à Gaza. Il faut être à Gaza, ou à défaut près de la frontière, tout comme il fallait être à New York en novembre. Et puis demain, quelqu'un enverra le ballon ailleurs, et les gamins... pardon, les journalistes suivront docilement. Manipuler "l'opinion", ce n'est pas plus compliqué que ça: il suffit de savoir taper dans le ballon.

Pendant ce temps, certains journalistes s'obstinent malgré tout à se désintéresser ostensiblement du ballon. Ils s'occupent de zones inexplorées de la réalité. Parmi tous les sujets d'attention médiatique possible, ils ont choisi de rester à l'écart; ils ont choisi, non pas de suivre le troupeau, mais d'être pertinents. Allez comprendre.

Et là-haut, le lecteur d'@SI observe la cour depuis son hélicoptère, et il trouve tout cela très instructif......
> Lire ici > Lire en contexte

Par Benoît L.

Pour en finir avec le référentiel bondissant (ou pas)

Citation:
Bonne démonstration métaphorique, d’autant plus que dans le « bonfrançais » on ne dit pas ballon mais :
Référentiel bondissant


Voilà déjà quelques temps que ce référentiel bondissant me tarabustait. Merci donc, cher Stan Kilo (vous permettez que je vous appelle Kilo ?), de le soumettre de nouveau à notre attention, ce qui m'a poussé à me renseigner plus avant sur cette blague éculée. Car enfin, aussi amusante que soit l'anecdote, elle me paraît suspecte. En deux mots, pour ceux qui l'ignoreraient encore, la légende veut que le nouveau vocabulaire de l'Education Nationale incite les profs de gym à nommer "référentiel bondissant" ce que les gens normaux (les non-profs) désignent par le terme "ballon"; et la légende d'ajouter, en se tapant Allègre-ment sur les cuisses: "ah ah ah, quels crétins ces profs". Référentiel bondissant? Quel bougre de bachibouzouk de technocrate détraqué oserait appeler ainsi un simple ballon? D'accord, avec un peu d'imagination, je peux accepter que le technocrate détraqué existe. Exilé dans un bureau poussiéreux sous les combles d'un ministère, il écrit fiévreusement des centaines de pages de directives en langage abscons; mais il a des circonstances atténuantes: sa mère l'habillait en fille et ses camarades de classe lui tiraient les cheveux pour lui voler son goûter. Soit. Admettons que ce cas pathologique isolé existe.

Par contre, étant extérieur au système éducatif, j'ai du mal à croire que l'utilisation d'une formule aussi violemment ridicule puisse être courante, même comme produit dérivé d'un jargon professionnel. Alors soit nous avons affaire à une terminologie spécifique totalement sortie de son contexte, ce qui prête aisément au détournement, est un ressort comique facile et efficace, mais n'a aucune pertinence. Soit nous sommes en présence d'une légende urbaine, qui se propage d'autant plus facilement qu'elle n'a aucun fond identifié.

Mon ami Google, interrogé, m'a renvoyé une grande quantité de résultats concernant l'exploitation à outrance de la-blague-du-référentiel-bondissant. Et puis, en fouillant bien, quelques défenses ou réfutations de la part de professeurs offusqués. Et enfin, ce qui m'a paru le plus pertinent, ceci:
http://education.blog.lemonde.fr/2008/03/31/le-referentiel-bondissant%e2%80%a6-et-surtout-medisant/
J'ignore si cela peut constituer une réponse définitive, mais enfin cela m'incite au moins à la prudence en ce qui concerne le mythe du référentiel bondissant, que j'avoue avoir déjà utilisé dans le cours d'une conversation pour faire rigoler les copains. Ca marche bien, mais rétrospectivement je n'en suis pas très fier.

En tout cas, c'est un cas d'école: nul ne connaît l'origine ni la légitimité de l'anecdote, mais elle flatte un de nos préjugés (en l'occurence, à l'encontre des profs, qui constituent une cible récurrente de nos conversations de comptoir), donc nous l'adoptons. Illustrant ainsi la phrase "les gens goberont un mensonge parce qu'ils veulent y croire, ou parce qu'ils ont peur que ce soit la vérité". Je suis sûr que Sébastien Bohler aurait des choses à dire là-dessus....
> Lire ici > Lire en contexte
Tous les commentaires (34)
Par MonaO

Re: Les hyper-bons points éclipsent l'hyper-procès

Le survol des infos du matin par Daniel Schneidermann en quelques lignes est impressionnant , remarquable .
Les mots décapent .
Ajoutez à cette lecture celle du décryptage de critiques de Judith Bernard ,
( + un grand bol de thé vert , )
et l'esprit est en éveil pour tout et pour toute la journée .
Par Renard

Re: Les hyper-bons points éclipsent l'hyper-procès

Si vous ajoutez les préparatifs de l'hyper, pas fainéant pour deux sous avec tous ses amis affairistes ! Vous comprendrez son empressement à supprimer ! le juge d'instruction ! par le juge d'intrusion ? !
Par * * * Stanley MILGRAM™ * * * Soumis à aucune autorité

Hyper procès de l'Angolagate

Attali nie être mêlé au « plus gros redressement fiscal » français
Voir ici

A rapprocher avec cette autre information...

Merci à DS de soulever ce dossier très peu médiatisé et silencieux à la télé.

Stan 1000g
Par punaiz

Quel fumigènes

Faire de la gesticulation diplomatique au proche orient et permettre à ses amis de ne pas se faire voir pendant qu'ils tentent de ranger leurs cadavres dans les placards de la république montre la formidable capacité d'un petit homme de régler plusieurs problèmes à la fois.
On pourra au moins lui reconnaitre cette intelligence. Zut, j'aurais préféré pouvoir lui trouver l'excuse de l'idiotie comme les zétazuniens l'ont fait avec leur bis élu qui s'étouffe en croquant un Bretzel. Le notre -de président élu démocratiquement et nous représentant tous, mais nous épiant tous aussi (au fait, il a renouvellé son abonnement Nicolas Princen?)- n'est pas idiot: il le fait exprès.

IL LE FAIT EXPRES
Par Benoît L.

Ballon! Ballon! Ballon!

Effectuons ensemble une expérience scientifique.

Prenez un ballon de football. Pas forcément un tout neuf, tout professionel, avec de vrais morceaux de technologies dernier cri dedans; juste un ballon plus ou moins sphérique, et plus ou moins gonflé. Un ballon de plage fera l'affaire, un jaune avec des pentagones noirs. Ou un ballon en mousse (l'avantage du ballon en mousse, c'est qu'il est increvable), ou même un ballon de volley. Ca y est? Vous avez votre ballon? Bien. Maintenant, placez-le au centre d'une cour de récréation d'école primaire, à l'heure où les adorables bambins (ou les sales gosses, ça dépend de votre point de vue) dépensent leur trop-plein d'énergie juvénile.

Que constatez-vous? Tout d'abord, deux équipes se forment. C'est la règle: pour jouer au foot, il faut deux équipes. Le match peut alors commencer. Là, observez ce phénomène curieux: bien que disposant d'un terrain de grandes dimensions, capable d'offrir à chacun une zone confortable dans lequel exprimer sa science du placement, tous les joueurs sont invinciblement attirés par le ballon que vous leur avez si généreusement fourni. Vu d'hélicoptère, on n'aperçoit qu'une masse confuse de membres qui se débattent pour s'emparer du précieux objet, le reste de la surface de jeu se trouvant désertée, voire méprisée: tout le monde veut le ballon. Dans cette cohue, celui-ci va rapidement se trouver éjecté de la mêlée, il va décrire une belle parabole et rebondir une ou deux fois un peu plus loin avant d'être rattrapé par la masse grouillante des gamins.

A l'écart, esseulé, l'un des joueurs ne peut que constater le désastre. C'est celui-qui-joue-au-foot-dans-un-club. Lui côtoie tous les mercredis un entraîneur, qui lui a appris quelques notions étranges, comme la vision du jeu, la couverture du terrain, ou l'organisation tactique... bref, tout ce que les autres ignorent superbement. Et bizarrement, alors que lui seul ne se bat pas comme un chiffonier pour le ballon, il sera le seul à marquer un but. Son secret: il intervient au bon moment, intelligemment et il a une bonne technique. C'est le roi de la cour de récré. Les autres le respectent, le vénèrent, mais aucun n'aura l'idée de l'imiter; leur devise restera "tous sur le ballon".

Ce matin, Daniel Schneidermann a écrit:
"Mais plus aucun journaliste (ou presque) ne couvre l'interminable procès de l'Angolagate, qui continue. Ils sont occupés ailleurs."

Evidemment. Ils sont occupés à attraper le ballon de "l'actualité brulante". L'Angolagate est à l'autre bout du terrain, tout comme le Darfour, la réforme scolaire ou les SDF. Qui s'en soucie? Aujourd'hui, le ballon est à Gaza. Il faut être à Gaza, ou à défaut près de la frontière, tout comme il fallait être à New York en novembre. Et puis demain, quelqu'un enverra le ballon ailleurs, et les gamins... pardon, les journalistes suivront docilement. Manipuler "l'opinion", ce n'est pas plus compliqué que ça: il suffit de savoir taper dans le ballon.

Pendant ce temps, certains journalistes s'obstinent malgré tout à se désintéresser ostensiblement du ballon. Ils s'occupent de zones inexplorées de la réalité. Parmi tous les sujets d'attention médiatique possible, ils ont choisi de rester à l'écart; ils ont choisi, non pas de suivre le troupeau, mais d'être pertinents. Allez comprendre.

Et là-haut, le lecteur d'@SI observe la cour depuis son hélicoptère, et il trouve tout cela très instructif...
Par Fan de canard (ex-@sinaute septembre 2007 -> décembre 2015)

Re: Ballon! Ballon! Ballon!

Merci pour ce très grand commentaire.
Quand vous postez, vous ne faites pas semblant, et en plus, vous ne risquez pas le hors-jeu.
@ vous relire bientôt j'espère.
Par 2.G

Re: Ballon! Ballon! Ballon!

Cher Benoît,
Merci pour votre démonstration.
Ai voté pour vous.
Par alain-b

Re: Ballon! Ballon! Ballon!

Excellent,
dites, me prêteriez pas votre hélico que je puisse vérifier tout ça ?
;)
Par LUZ

Re: Ballon! Ballon! Ballon!

Pourquoi ne pas faire la liste de toutes ces affaires ?
Par * * * Stanley MILGRAM™ * * * Soumis à aucune autorité

Le Troisième Homme...

Bonne démonstration métaphorique, d’autant plus que dans le « bonfrançais » on ne dit pas ballon mais :
Référentiel bondissant

La référence de [à] l'actualité est l'os à ronger que « les puissants » donnent à la presse et à l’opinion publique !

Souvenez-vous de Bush inventeur de la Guerre Préventive™, et ses écrans de fumées…
La liste exhaustive est incommensurable ;-)

Alors : RÉFÉRENCE ou DÉFÉRENCE ?

Stan 1000g

PS : remplace ton hélicoptère par un ballon à gaz (ou aussi charlière). C’est un moyen de transport aérien, un aéronef plus "léger que l'air" aussi appelé aérostat. Contrairement à la montgolfière, dont l'enveloppe est gonflée d'air chaud, le ballon à gaz contient un gaz moins dense que l'air, en général de l'hydrogène ou de l'hélium.
Par Benoît L.

Pour en finir avec le référentiel bondissant (ou pas)

Citation:
Bonne démonstration métaphorique, d’autant plus que dans le « bonfrançais » on ne dit pas ballon mais :
Référentiel bondissant


Voilà déjà quelques temps que ce référentiel bondissant me tarabustait. Merci donc, cher Stan Kilo (vous permettez que je vous appelle Kilo ?), de le soumettre de nouveau à notre attention, ce qui m'a poussé à me renseigner plus avant sur cette blague éculée. Car enfin, aussi amusante que soit l'anecdote, elle me paraît suspecte. En deux mots, pour ceux qui l'ignoreraient encore, la légende veut que le nouveau vocabulaire de l'Education Nationale incite les profs de gym à nommer "référentiel bondissant" ce que les gens normaux (les non-profs) désignent par le terme "ballon"; et la légende d'ajouter, en se tapant Allègre-ment sur les cuisses: "ah ah ah, quels crétins ces profs". Référentiel bondissant? Quel bougre de bachibouzouk de technocrate détraqué oserait appeler ainsi un simple ballon? D'accord, avec un peu d'imagination, je peux accepter que le technocrate détraqué existe. Exilé dans un bureau poussiéreux sous les combles d'un ministère, il écrit fiévreusement des centaines de pages de directives en langage abscons; mais il a des circonstances atténuantes: sa mère l'habillait en fille et ses camarades de classe lui tiraient les cheveux pour lui voler son goûter. Soit. Admettons que ce cas pathologique isolé existe.

Par contre, étant extérieur au système éducatif, j'ai du mal à croire que l'utilisation d'une formule aussi violemment ridicule puisse être courante, même comme produit dérivé d'un jargon professionnel. Alors soit nous avons affaire à une terminologie spécifique totalement sortie de son contexte, ce qui prête aisément au détournement, est un ressort comique facile et efficace, mais n'a aucune pertinence. Soit nous sommes en présence d'une légende urbaine, qui se propage d'autant plus facilement qu'elle n'a aucun fond identifié.

Mon ami Google, interrogé, m'a renvoyé une grande quantité de résultats concernant l'exploitation à outrance de la-blague-du-référentiel-bondissant. Et puis, en fouillant bien, quelques défenses ou réfutations de la part de professeurs offusqués. Et enfin, ce qui m'a paru le plus pertinent, ceci:
http://education.blog.lemonde.fr/2008/03/31/le-referentiel-bondissant%e2%80%a6-et-surtout-medisant/
J'ignore si cela peut constituer une réponse définitive, mais enfin cela m'incite au moins à la prudence en ce qui concerne le mythe du référentiel bondissant, que j'avoue avoir déjà utilisé dans le cours d'une conversation pour faire rigoler les copains. Ca marche bien, mais rétrospectivement je n'en suis pas très fier.

En tout cas, c'est un cas d'école: nul ne connaît l'origine ni la légitimité de l'anecdote, mais elle flatte un de nos préjugés (en l'occurence, à l'encontre des profs, qui constituent une cible récurrente de nos conversations de comptoir), donc nous l'adoptons. Illustrant ainsi la phrase "les gens goberont un mensonge parce qu'ils veulent y croire, ou parce qu'ils ont peur que ce soit la vérité". Je suis sûr que Sébastien Bohler aurait des choses à dire là-dessus.
Par * * * Stanley MILGRAM™ * * * Soumis à aucune autorité

Re: Pour en finir avec le référentiel bondissant (ou pas)

Référentiel bondissant.

C’est un ministre de l’Éduction National qui le dit :
Claude Allègre. – C’est un volapük ! A l’Education nationale, on ne parle pas français, on parle « ednat ». Une langue dont je connais désormais un peu du vocabulaire, mais dont je ne maîtrise pas les subtilités.
Le sommet, ce sont certains cours de pédagogie des IUFM. On parle, par exemple, du « référentiel bondissant »: c’est un ballon.
Dans une leçon de pédagogie, on a pu écrire qu’« il faut toujours garder en cohérence le système de coordonnées personnelles avec le référentiel bondissant ». Ça veut dire : en foot ou en basket, il faut savoir où est le ballon.
Laurent Joffrin. – C’est une caricature, ou vous l’avez vraiment lu?
Claude Allègre. – Je l’ai lu. (…)


Alors, si on commence à ne plus croire ce que dit les ministres…
Alors, si on commence à ne plus croire que les ministres savent lire !

Stan 1000g
Par jnpase

Re: Pour en finir avec le référentiel bondissant (ou pas)

Bonjour,

Je me permet de vous répondre sur le RB.

Etant passé dans les rangs de l'UFRAPS (pour les non initiés, la faculté de sport) puis par l'IUFM pour passer le CAPEPS, j'ai aussi entendu parler du RB. C'était plus un sujet de rigolade qu'autre chose. Pourtant, je me souviens qu'un professeur nous en a parlé en didactique de l'EPS en première année et dans sa bouche ce n'était pas un sujet de plaisanteries.

En fait, je pense que cela dépend du professeur que l'on a en face de soi. Dans l'article, très bien fait par ailleurs, Luc Cédelle interroge des personnes qui n'ont pas besoin de se cacher derrière des mots savants pour être pertinents. Il suffit d'avoir écouté une fois un cours de Marsenach ou d'Hébrard pour s'en rendre compte.

Enfin, ayant passé le CAPEPS en étant à l'IUFM puis en candidat libre quelques années aprés (tout en travailant comme prof de gym), je me suis rendu compte qu'il existe quand même un jargon Education Nationale, voire d'IUFM. Et si tu ne connais pas les derniers termes à la mode, c'est beaucoup plus dur dans les oraux du CAPEPS. Il y a une sorte de langage officiel qu'il faut épouser pour pouvoir faire partie du sérail. Mais de là à penser comme Allegre, il faut pas pousser.

PS: j'ai beaucoup apprécié vos posts.
Par Pierre comps

Re: Pour en finir avec le référentiel bondissant (ou pas)

Ce terme a bien été utilisé lors de formation des profs d'EPS ( Et il y a bien d'autres termes, tous aussi poëtiques ) à l'IUFM.
Mais bien évidemment aucun prof ( sérieux ) ne s'en sert, sauf pour rigoler en salle des profs.
Je précise, je suis simple prof de math.
Il y a une certaine tendance à utiliser des mots "mystères" lors des formations pour en imposer ( peut être ) ... à l'image des prètres qui parlaient latin pour ne pas être compris de leurs ouailles ... Et oui quand on ne comprend pas, on se sent bête et quand on se sent bête on ne remet pas en question la parole du "savant jargoneux". CQFD

Un dernier pour la route : Savez vous comment on appelle un ballon de rugby ?
Non ?
Suspens ...
Référentiel bondissant aléatoire ... Fallait oser !!!
Soyons honnète pour ce dernier, je ne sais pas vraiment si c'est une réalité ou une blague d'un collègue ...
Mais je penche pour la première hypothèse ... Plus rien ne m'étonne dans l'EN !!!
Par Daniel Grivelet

Télérama, Sauper et ASI - pour la rédaction

Bonjour à tous,

Un papier pour le moins virulent, signé Mathilde Blottière, figure dans la newsletter de cette semaine de Télérama et incrimine l'équipe d'ASI, accusée de complaisance :

"Ultime rebondissement dans la « guerre de trois ans » qui opposa l'historien à Hubert Sauper, ce petit incident est à l'image de la polémique autour du Cauchemar de Darwin : passablement grotesque. Pour preuve, le réalisateur a diffusé hier un montage vidéo de quinze minutes montré lors du dernier procès : on y voit entre autres l'animateur d'Arrêt sur images affirmer que les Africains adorent les carcasses de poissons ou François Garçon essayer, en vain, de faire dire à un adolescent tanzanien que Sauper l'a payé pour le filmer"

Peut-on avoir des explications et votre position ?

Désolé de vous secouer mais cela appelle une réaction rapide .. Ça n'a pas l'air d'un poisson d'avril malgré la date et le sujet...

Bien à vous,

Daniel
Par docmaan

Re: Ballon! Ballon! Ballon!

Notre désormais fameux joueur de champ clairvoyant ne devrait tout de même pas oublier deux impératifs absolus inhérent au jeu qu'il pratique. Primo, s'il doit se démarquer de ses petits camarades, il doit le faire en retrait d'au moins un de ses coéquipiers pour éviter qu'une action de jeu qui aurait pu lui être favorable, et du coup, qui aurait pu le classer dans les "in" qui ont autre chose à faire que de courir avec tous les autres crétins-joueurs du vaste troupeaux à la poursuite d'une baballe, ne lui amène au contraire le ridicule d'être siffler "hors-jeu" devant tout le monde ce qui ne manquerait pas de souligner son inaptitude à utiliser à son avantage une règle collective.
Et deuxio, en admettant que les règles du hors jeu n'aient aucun secrets pour notre génie clairvoyant et que cela lui permette d'être là où les autres ne sont pas, il faudrait tout de même qu'un de ces fameux bourrins qui suivent le ballon comme des journalistes un scoop, qu'un de ces médiocre...Qu'un de ces.... Je n'ose même pas prononcer le nom... Qu'un de ces "suiveur" lui envoie un jour le ballon..... A lui, le grand clairvoyant. Pour qu'il puisse marquer le fameux but ou on comprend qu'il n'est pas snob et prétentieux et qu'il a fait tout ca pour marquer. Si on lui fait une passe. Avec onze clairvoyant dans une équipe, on cherche pas à marquer des buts, on fait un concours de qui va ramasser le plus de champignons.
Cette petite histoire à fait naitre en moi une petite pensée.... Sur 11 joueurs, il n'y en a certainement pas 1 très intelligent qui domine de sa classe les 10 autres crétins, Quand on pense ça, c'est rarement pour se placer du coté des bourrins, c'est donc une manière détournée de se placer du coté des grands, qui plus est en dissimulant aux autres, mais surtout à soi-même la peur naturelle de se confronter au troupeau, derrière une "grandeur" qui est en fait une belle médiocrité.
Pour devenir quelqu'un, il faut accepter de n'être rien jusqu'à preuve du contraire pour avoir la chance d'apprendre des autres en sachant que c'est souvent de l'idiot qui semble courir avec les autres que nous viennent les plus grandes leçons.
L'être clairvoyant n'est quasiment jamais celui ressemble à l'idée qu'on s'en ai faite, il faut souvent le chercher à coté. E Candito
Par joelle lanteri

Re: Ballon! Ballon! Ballon!

merci bénoit ce détour pédagogique devenait indispensable pour renforcer ma capacité de résistance
Par Catala93

Re: Ballon! Ballon! Ballon!

Voici un vrai commentaire d'utilité publique. De ceux qu'on voudrait avoir écrit pour la force du clin d'oeil et leur pertinence. La meute des journalistes, soumis aux impératifs de leurs médias respectifs et la fossilisation de leurs pratiques y est bien exposée.
Cela dit, le bilan d'étape de Daniel sur le FN n'est pas mal non plus ;-)
Par mollows

Re: Les hyper-bons points éclipsent l'hyper-procès

L'histoire ne dit pas si dans le cadre d'une diplomatie decomplexée (non ? si ?), ses interlocuteurs arabes ont fait références auprès de N. Sarkozy aux propos attribuées dans l'article suivant de Rue89 :

Sarkozy, les Tchèques, Merkel et les Arabes : le document intégral
Par Rue89 | 07/12/2008 | 15H52
chapo : Lors de la rencontre avec Topolanek, le Président aurait évoqué en des termes peu amènes ses homologues arabes et allemande.
[www.rue89.com]


Concernant Attali, on s'étonne qu'il n'ai pas sorti au procès la parade fatale tout en suffisance "Je m'ennuie" déjà administrée chez Ruquier et auparavant à un de ses interlocuteurs chez Taddéi. L'émotion sans doute.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 15:03 le 08/01/2009 par mollows.
Par Claire

Re: Les hyper-bons points éclipsent l'hyper-procès

L'histoire d'Attali et de "l'Angola Gate" que je connaissais sous le nom "d'affaire des frégates de Taïwan", à moins d'avoir manqué un épisode, me fait penser qu'il fallait nous inonder la semaine précédente d'histoires sur l'enquête sur Julien Dray... équité... c'est sûrement bien plus important de savoir qu'il y a enquète sur Julien Dray plutôt que de comprendre enfin comment marchent les magouilles au plus haut sommet de l'Etat...
Fumigènes...


Hors sujet
En parlant de Nicolas Princen, j'ai justement pensé à lui ce matin lorsque j'ai entendu qu'ils réfléchissaient à une redevance TV sur les ordinateurs et les téléphones permettant de recevoir la télévision. Je me suis dis que peut-être l'idée avait leur était venue en lisant les commentaires des Asinautes se vantant qu'ils n'avaient plus de TV. Ils ont du aussi y apprendre qu'il était possible d'accéderaux contenus TV de son FAI par internet...
Par * * * Stanley MILGRAM™ * * * Soumis à aucune autorité

Les épisodes se suivent et se ressembles...

Tu as raté le bateau…

L’affaire des « frégates de Taiwan » a sombré corps et biens.
C’était un feuilleton à la Dumas !
Cf. cet article

Stan 1000g



Modifié 1 fois. Dernière modification le 15:34 le 08/01/2009 par Stanley MILGRAM.
Par Compunet

Re: Les hyper-bons points éclipsent l'hyper-procès

maintenant l'hyper à Gaza.. tout ça pour fuir les misérables tracasseries de nos misérables petites personnes dans notre misérable petit pays...

ca gars là m'inquiète de plus en plus, v'là t y pas qu'il a endossé le costume de sauveur du proche-orient pour la nouvelle année.... à la place du costume de père-noël-pouvoir-d'achat qu'il a dû remiser au placard... déjà tout miteux ce costume là.... pas beaucoup utilisé !!!
à suivre pour le costume de sauveur de la paix dans le monde combien de temps il faudra aux mites pour le finir !!!!!

comme je l'ai déjà dit : après avoir sauvé la france, puis sauvé l'europe pendant 6 mois, le voilà parti pour sauver le monde !!!
un conseil à ses proches : ne pas le laisser assouvir tous ses désirs, ça pourrait se finir à Sainte-Anne (cf "le Président SCHREBER" = je parle dorénavant en crypté car dans quelques posts j'ai ré-entendu parler de N. Princen je l'écris en tout petit en espérant qu'Iil ne voit pas que je parle de LUI !!)
-:)-:)

pour ATTALI, je sais pourquoi les journaleux n'en parlent plus : ce gars-là s'en sortira toujours, je sais pas comment ni grâce à qui ou à quoi, mais il s'en sortira toujours ; pas la peine d'arracher des arbres pour lui !



Modifié 2 fois. Dernière modification le 16:55 le 08/01/2009 par COMPUNET.
Par * * * Stanley MILGRAM™ * * * Soumis à aucune autorité

Sarkozy locomotive du Gouvernement...

Le Petit Nicolas®, n’est pas infaillible il est même en retard d’un wagon…
Après son sketch, gauche droite, des magasins ouvert ou fermés, le dimanche, sur les Champs Elysée…
Voir ila vidéo comique de « Sarkozy et le TGV qui ne va pas à Strasbourg. »

Stan 1000g
Par Kemmei

Re: Les hyper-bons points éclipsent l'hyper-procès

Je vous admire d'avoir écouté Rama Yade ce matin. Entre les banalités ("des gens meurent à Gaza") et les excuses pourries pour éviter de répondre aux questions ("non, moralement je peux pas"), elle est vraiment insupportable.
Par Balthaz ( I am back )

yade

Citation:
Je vous admire d'avoir écouté Rama Yade ce matin. Entre les banalités ("des gens meurent à Gaza") et les excuses pourries pour éviter de répondre aux questions ("non, moralement je peux pas"), elle est vraiment insupportable.


vraiment insupportable
elle était déjà passée il y a qqs jours sur FI, j'ai coupé.
elle est d'une telle mauvaise foi qu'elle ne doit méme plus réaliser ce qu'elle dit.
et quand elle a commencé à parler de " ceux qui ne manifestent pas mais qui vont travailler" j'ai failli craquer...

toutenbateau
Par Anthropia

Vénalité des vénalités

Depuis les dalles de marbre blanc venu de Carrare, on savait qu'il aimait les belles choses et n'hésitait pas à se servir de son statut pour les obtenir,
on comprend qu'il sait aussi apparemment tirer parti de son carnet d'adresses,
le même qui tutoie Coluche, eh oui.


[anthropia.blogg.org]
Par marcel verplaetse

Re: Les hyper-bons points éclipsent l'hyper-procès

Franchement ca vous étonne toutes ses magouilles ???
Plus ca va et plus ces médias et ce gouvernement sont à vomir !!
Que veut l'hyper sa 3ièm guerre mondiale à lui tout seul en encourageant
Israël a continué son extermination tranquille ?? Même Bloomberg le maire de
New York a été joué au soutien de poids dans ce conflit complètement
disproportionné .
Besson ??? ahahahahahahahah rien que le nom m'amuse !!!
Attali ah oui le très fameux rapport du même nom , ancien conseiller de François
Mitterand et bien le Fric c'est chic n'est ce pas Jack ???
Le fils de Mitterand aussi à eu droit à son heure de gloire !! La magouille
en Afrique vous vous rappelez !!!
Bling Bling à balancé un scud à Barack , non ??
Le défonceur de portes ouvertes , l'auteur du "Casse toi pauvre con" il
donne des leçons le nain de jardin !!!
Lui et sa chanteuse à 2 balles avec une demi corde vocale et 6 cordes virtuelles
le couple le plus cauchemardesque du PAF je les chasse de ma mémoire !!!
Par Compunet

Re: Les hyper-bons points éclipsent l'hyper-procès

bons points - mauvais points, le monde qui s'écroule à nos côtés............et pendant ce temps là que fait le premier de nos minstres ???
j'avais fini par l'oublier, vraiment, et voilà qu'il réapparait dans ma sphère audio-visuelle pour commenter....... le carnage de Gaza ? les nombreux décès par le froid de SDF dans son propre pays ? la gestion pitoyable de nos hôpitaux qui n'ont plus suffisamment de moyens financiers pour travailler ??? que nenni !!
le premier sort de sa torpeur pour commenter le fait qu'il ait (un peu trop) neigé à Marseille !! ????
si quelqu'un a la clef pour comprendre cet épisode, je suis preneuse..........ou alors j'ai dû rater trop d'épisodes essentiels pour la compréhension du story-board matignonnesque et jamais je ne pourrais rattraper le fil ??!!!!
Par punaiz

Neige à Marseille

Le maire de Marseille n'est pas le pote du premier ministre. Voilà pourquoi il en parle, le premier ministre, parce que, tout de même, ça a un peu merdé. Du genre, pas capable de demander de l'aide aux moyens de déneigement de u département voisin qui est lui très bien équipé et qui aurait pu éviter que le bordel soit aussi monstrueux.
Ce sont les règlements de comptes qui font apparaître les défauts d'organisation de nos élus.
Moralité, élisons un maximum d'ennemis pour être sûrs que leurs erreurs ne seront pas minimisées, ni étouffées.
Par Nicolas F.pasS

Re: Neige à Marseille

Il m'a semblé entendre à la radio que les Stock de Sel était un peut limite et que justement les maires étaient tous Radin la dessus, même s'il n'en ont pas besoin. donc Gaudin il aurait pu en demander il en aurait pas eu. Par contre je suis complètement Choqué que Les Société d'autoroute racketteuse n'ont pas été foutu de gérer 20 Cm de neige...
Par Compunet

Re: Neige à Marseille

Citation:
Par contre je suis complètement Choqué que Les Société d'autoroute racketteuse n'ont pas été foutu de gérer 20 Cm de neige...



idem
Par Julot Iglésias

Re: Neige à Marseille

Par Bauzil

Re: Neige à Marseille

"Le maire de Marseille n'est pas le pote du premier ministre."

En politique manoeuvrière, il est rare que les remarques ou interventions des uns ou des autres se fassent de manière hasardeuse ou impromptue.
Actuellement, un remaniement est annoncé à la tête de l'UMP : il s'agit de nommer Xavier Bertrand, proche de Notre Saigneur, à sa tête. Si je me souviens, Notre Saigneur étant irremplaçable, c'est une direction collégiale qui a été mise en place. L'un de ses membres est Jean-Claude Gaudin, l'actuel maire de Marseille.
Il est donc bien possible que pour faciliter le départ de J-C Gaudin, François Fillon, en bon camarade, cherche à lui faire prendre un gadin dans les neiges marseillaises.
Ce n'est qu'une hypothèse, mais les jours qui suivent et des journalistes curieux pourraient nous éclairer sur cette querelle entre deux ténors de l'UMP.
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