Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

chronique Par la rédaction discuté depuis 18:14 le 16/11/2012

Un homme mûr riche, une femme plus jeune aux mensurations idéales: le savent-ils eux mêmes ? Arnaud Lagardère et Jade Foret se conforment strictement aux lois de la biologie appliquée à la formation des couples.
Mais cela ne signifie nullement que leur amour n'est pas sincère, concède notre spécialiste des neurosciences, Sébastien Bohler. Et pour les sceptiques, toutes les études d'où Bohler tire ces constatations bouleversantes sont indiquées sous la vidéo.

Les liens vers les études citées :
"Age and gender differences in mate selection criteria for various involvement levels", Bram P. Buunk, Pieternel Dijkstra,Detlef Fetchenhauer, Douglas T. Kenrickb
"Changes in women's sexual interests and their partner's mate–retention tactics across the menstrual cycle: evidence for shifting conflicts of interest", S.W. Gagenstad, R. Thornhill, C.E. Garver.
"Partner wealth predicts self-reported orgasm frequency in a sample of Chinese women", Thomas V. Pollet, Daniel Nett...... > Lire l'intégralité du texte
Participations votées d'utilité publique sur ce sujet

Par Potiron

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Mouif, M. Bohler raconte un peu n'importe quoi.
Les études qu'il cite mettent en évidence des phénomènes sociaux, mais ne démontrent en rien que ces phénomènes ont une source "biologique"... Le problème de ces études, c'est qu'elles sont biaisées : elles partent du postulat évolutionniste (nous fonctionnons comme ceci ou cela parce que notre comportement est issu d'une sélection naturelle) et ne veulent pas intégrer à leur réflexion les apports tout simples des sciences humaines, trop molles peut-être.
En passant, c'est chouette de mettre des liens, mais ils n'aboutissent qu'aux "abstracts" et on n'a pas accès à l'intégralité des articles (les pdf sont inouvrables, en tout cas chez moi). Ce n'est pas votre faute, mais c'est assez inutile en l'état. Par ailleurs, je ne trouve pas de lien vers la démonstration du pouvoir du rapport 0,7.
Sinon, je n'ai pas envie de me perdre en vaines démonstrations (je l'ai déjà fait sur un autre sujet ici) ; le plus gros biais méthodologique de ces études est qu'elles confondent corrélation et causalité, mais on ne va pas pinailler pour si peu.
Voici deux liens intéressants : clic ! et clic !. Je conseille par ailleurs les bouquins très clairs de Catherine Vidal sur les rapports entre sexe, genre et cerveau. Il y a une littérature immense sur ce sujet, en anglais notamment, qui va dans un sens totalement contraire au leitmotiv de M. Bohler qui voudrait que le fonctionnement chimique et neurologique du cerveau soit une explication plutôt qu'un miroir actif de nos comportements....
> Lire ici > Lire en contexte

Par marie-laure guettai

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Cher @si,

j'ai été plusieurs fois choquée par le fait de voir @si donner tant de place aux sous-entendus idéologiques de celui qui se prétend vulgarisateur de la science, Bohler, sans nous permettre de le comprendre et d'apprécier ces propos tels qu'ils sont: des affirmations scientifiquement contestables (http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/12/22/arret-sur-mirages/) .

Cela me posait pour autant pas trop de problèmes pensant naïvement que personne ne prendrait ces propos pour argent comptant.

Mais à y voir de plus près, non seulement il apparaît clair que ses propos sont offerts et perçus comme ceux d'un expert scientifique, comme une vérité scientifique consensuelle et prouvée, mais en plus l'émission @si offre de plus en plus de place à M. Bohler, qui a la liberté d'intervenir pendant les débats pour donner ce qu'il prétend être un éclairage scientifique, sans même nous offrir, nous @sinautes, la possibilité de comprendre d'où cette personne parle et de quoi elle parle. Je suis très déçue d' @si pour tout vous dire... Heureusement que nous ne postulons pas que @si est une alternative parfaite aux nouveaux chiens de garde et que nous exerçons notre esprit critique en toutes circonstances...

J'attends d'@si qu'il reprenne du poil de la bête journalistique.

Avec toute mon affection cher @si....
> Lire ici > Lire en contexte

Par Moz

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Je fais remonter ce fil, car effectivement l'article d'Odile Fillod ne peut rester sans réponse de la part d'@si.

On ne peut d'un côté chercher à débusquer le charlatanisme journalistique et d'un autre ouvrir un boulevard au charlatanisme scientifique....
> Lire ici > Lire en contexte
Tous les commentaires (126)
Par JcDarcheville

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Grrr... Pouvez vous associer à M. Bolher un-e sociologue ou anthropologue, histoire qu'il y ait un peu débat sur le type de recherches avec lesquels il nous administre la vérité 'scientifique'?
Merci d'avance
Par Ervé

Re:

Désolé Monsieur Bohler, mais un rapport taille-hanches de 0.7 ne fera pas systématiquement apparaître une petite lumière dans mon cortex orbito-frontal.
Si ce rapport idéal se trouve être, par exemple et par hasard, celui de Laurence Parisot, je suis convaincu que cette partie de mon cerveau programmera l'extinction des feux.
Et ne parlons même pas de mon striatum ventral qui lui, demeurera obstinément en position off.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 21:02 le 16/11/2012 par Ulysse Martagon.
Par E-manuel

Re:

Ca tombe bien : le modèle que vous citez n'est pas fan de la grande saucisse savoyarde. Par ailleurs, il a un gros cul qui pulvérise le rapport taille hanche envisagé. Avant de dire CQFD il, faut bien regarder CQ.
Par Jean-François Armengaud

Re:

Juste pour préciser que si c'est le cul qui est gros, le rapport taille hanche n'est pas pulvérisé mais au contraire ridiculement petit.
Par E-manuel

1/Q

Et quand quelque chose est pulvérisé, pour vous, cela devient de grande taille ?
Allons, allons, restons rationnels, même avec un tel sujet.
Par Robert.

J'attends !

Parmis les diverses études de divers continents (mazette!)
manque au moins la référence aux études du célèbre spécialiste de la séduction David B(osc ?) (cité à 3'14").
Par memo

Re: J'attends !

Il s'agit de David Buss. [fr.wikipedia.org]
Par Robert.

Re: J'attends !

Par bysonne

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Je ne sais pas si c'est l'âge (absence d'ovulation) mais je trouve cette chronique particulièrement insipide (une fois n'est pas coutume). :)
Par cyberprimate

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Ah! Tout le monde sait bien que le chef de l'Etat aime Valérie Trieweiler pour son pouvoir, et qu'elle l'aime pour son sex-appeal…
Par djinneo

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

chronique magistrale :)
Par rocapel

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Ici, une déconstruction magistrale d'un exemple d'article de vulgarisateur (on croirait lire du Bohler d'ailleurs), dans laquelle l'autrice cite le journaliste d'arrêt sur images (note 11).
[allodoxia.blog.lemonde.fr]
Par gemp

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

C'est du lourd fortement argumenté, merci.
Par Compunet

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

il faut quand même rassurer Madame Odile Fillod sur ses craintes :
"FINI DE RIGOLER
Sébastien Bohler se tirera peut-être d’affaire avec une pirouette du genre : « bah, fallait pas prendre au pied de la lettre ce que j’ai dit, cette chronique, comme tout ce que je raconte ou écris, c’est juste pour gagner ma vie en distrayant les gens, évidemment j’arrange un peu les choses et tout ça n’est pas très sérieux, franchement, vous vous êtes donné bien trop de peine pour si peu.
Si cette réponse convient à ses employeurs, alors j’espère qu’au moins ils signaleront désormais clairement aux téléspectateurs / lecteurs que ce que Sébastien Bohler raconte ne relève ni du journalisme, ni de la vulgarisation scientifique. Parce qu’au vu des commentaires qui ont été postés sous cette chronique du 16 novembre, je peux vous dire qu’il y a des gens qui l’ont prise au sérieux, et plus généralement qu’il y a pas mal de gens qui croient à toutes les histoires de ce genre, et pour cause : ça leur est répété en boucle par divers « experts » dont les médias et éditeurs légitiment le discours auprès du grand public en les désignant comme tels.


il n'y a plus que quelques individus venant de Mars, des hommes forcément, ou de Vénus, des femmes donc, pour prendre au sérieux ce genre de théories pseudo scientifiques ..
.....mais à sa décharge faut dire que Monsieur Bohler bosse à Cerveau et Psycho, c'est dire....

nb : sur Wikimachin ils ont mis l'article de déconstruction d'Odile VILLOT dans la partie "Oeuvres" de la fiche de SB ? mystère et boule de gomme : Bohler-Villot une seule et même personne : l'une qui construit et l'autre qui déconstruit ?
Par gemp

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Il faut croire quand même que pas mal de gens ici trouvent très fines et très pertinentes les chroniques de Monsieur Bohler, à commencer par le tôlier, vu qu'il officie toujours en ces lieux avec le même aplomb et développant toujours de récurrentes assertions équivoques. Pas faute d'avoir essayé, dès son (ré)apparition sur nos ondes, de signaler un vif mécontentement, quoiqu'uniquement appuyé par l'observation et la logique. La (double) démonstration magistrale de Madame Fillod vient confirmer ce ressenti. J'en profite pour la remercier.
Par alain-b

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Par Fan de canard (ex-@sinaute septembre 2007 -> décembre 2015)

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Marche pô :( > l'article a été retiré du site.
Vidéo visible ici en revanche:
http://www.youtube.com/watch?v=OgM4um9Vvb8



Modifié 1 fois. Dernière modification le 14:07 le 23/12/2012 par Fan de canard.
Par alain-b

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

ah ? ben chez moi ça marche toujours.
Par Fan de canard (ex-@sinaute septembre 2007 -> décembre 2015)

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Maintenant, oui :)
Par komako

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

ah oui ? Lisez ceci et nous en reparlerons.[allodoxia.blog.lemonde.fr]
Par poisson

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

En étant amoureux ça arrive qu'un homme fasse abstraction du 0,7 et qu'on lui refile du 1,618 033 988 7 ou du 3,14159265. Si il dort tant pis.

Là disons que lui fait abstraction de certaines choses et elle fait abstraction d'autres choses. Pas les même que nous, qui sommes moches et pauvres, mais ça revient au même, ils font des concessions comme nous à leurs idéaux.

Que des gens soient obnubilés par le 0,7 et l'assurance du confort matériel, au moment de l'éveil du désir, c'est possible (surtout des désirs qui font un flop et sont des rêves inatteignables à la limite du fantasme..). Qu'ils l'affirment (les gens) sur un questionnaire, que ça ressorte sur image cérébrale, oui. Mais je connais pas mal de jeunes femmes 0,7 qui se désespèrent, et des jeunes hommes bon revenus qui font fuir la gente féminine. La formation des couples est un mystère.

Ce couple Lagardère est mal assorti. Si ils étaient heureux, ils ne s'apercevraient pas des soupçons qui pèsent sur eux et ne s'en justifieraient pas. Ils se cacheraient et en les entre-apercevant par inadvertance, ils nous feraient envie.

Et comment dire "les lois biologiques" alors que pour certains la femme séduisante devait avoir un ventre rebondi (coussin sous la robe) et non pas avoir une taille de guêpe? Quels que soient les canons, on veut les faire rentrer dans le thème "promesse de maternité", survie de l'espèce et tout le tintouin, mais faut admettre qu'on est un peu dénaturés nous les humains. La pulsion "biologique" vient de plus loin, de bien plus loin qu'un simple visuel codé.
Par Robert.

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Poisson ,votre nombre est d'or, et pissétou !



Modifié 1 fois. Dernière modification le 08:09 le 17/11/2012 par Robert.
Par yannick G

J'ai mordu à l'hameçon de poisson.

" je connais pas mal de jeunes femmes 0,7 qui se désespèrent": poisson

Vous avez cru un instant que ce passage allait m'échapper... :P
Bon, vous attendez quoi pour refiler les numéros, les adresses mails, il y a des femmes en détressent à secourir et des bons samaritains prêts à tout (faire croire, plutôt qu'à faire) pour les aider. Un bon geste, que diable.

yG
Par protagoras

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

"En étant amoureux ça arrive qu'un homme fasse abstraction du 0,7 et qu'on lui refile du 1,618 033 988 7 ou du 3,14159265. Si il dort tant pis. "

J'adore votre poésie.
Et puis t'a g'aure et déjà tt comprit
Par Malagom

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Est-ce que le coef 0,7 s'applique aussi aux couples du même sexe ? Et aux couples stériles à leur insu ?
Par gondalah

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Ma foi...

Que penser de cette chronique... Un coup d’œil sur les mécanismes amoureux par le prisme de la biologie... "Ces deux là sont une caricature de ce que la biologie peut nous apprendre de l'amour" (Bohler).
Bohler, à raison. "L'amour" se trouve dans nos cellules. Des réactions chimiques. La femme cherche la sécurité, l'homme les formes généreuses... C'est au fond une vérité anthropologique, un "vestige" de notre animalité... Après, le coup des "enquêtes psychologique" sur "les stratégies amoureuses très fréquentes" chez la femme qui consiste à se trouver un gros musclé d'un coté, et un richard de l'autre.... C'est Hollywood ou koi? La démonstration de Bohler nous présente une image type feux de l'amour des rapports amoureux. Il doit bien être possible de présenter la logique d'une relation entre un homme et une femme... Cependant, j'imagine que cela prendrait plus que 3 min.
Mais comme Bohler fait une chronique, il réduit. J'ai vraiment cru qu'il avait pensé nous faire une chronique second degrès, genre grosse marade :regardez, s'il l'on prend trois enquêtes scientifiques, les trucs marrants qu'on peut raconter!!!

Et puis vient la conclusion...
"Mais à la limite, je me suis rendu compte(*) que ces études étaient matérialistes et réductionnistes. Il faut garder à l'esprit(*) que ça n'enferme pas la réalité du rapport amoureux entre les individus. Ce sont des statistiques ("ouf" de DS). Voilà, et parfois, je me suis dit quand même, faudrait pas croire non plus(**) qu'ils s'aiment pas, je me suis dit quand même, il est peut être complètement amoureux d'elle, et vice versa... voilà, il y a les deux versants..(**)."

*Damned, Le bougre se prend au sérieux...
** Deux versants??? comment ça, l'un ne fait pas partie de l'autre???

Si ceci est sa conclusion, la mienne est accablante... Cette chronique est moisie. Bohler ne parvient à nous démontrer qu'une chose en trois minutes : Il n'a strictement rien compris à son sujet d'étude... Et présenter ça sérieusement devant des caméra... Ça en dit long sur le narcissisme du personnage... Pour ne pas dire plus...
En tant qu'abonné, si je ne prétend en aucun cas lier mon abonnement (éternel) à @si au départ de M Bohler, j'aimerais vraiment qu'on m'explique l’intérêt de cette chronique (si elle n'est pas humoristique), qui vaille que l'on alloue pas par exemple ces crédits à Anne-Sophie



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11:00 le 17/11/2012 par gondalah.
Par J-net

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Même ressenti que vous. Je me suis dit: iménerve, iménerve, après je me suis dit calmtoi, idéconne, et après je me suis dit idéconnpatankça, iménerve.

C'est comme cette ultime débilité, récente: racontée par les Nouvellesnews sur le fait que les femmes (enfin 160 femmes) sont moins aptes à gérer plusieurs taches quand elles ovulent. Elles font aussi tourner la mayonnaise, c'est bien connu, et sont plus soupe-au-lait, d'ailleurs c'est bizarre mais en écrivant ça je sens monter une pulsion agressive, faut absolument que je vérifie où j'en suis de mon cycle.

BREF.

Que nos comportements soient guidés par une conjonction complexe de facteurs dans lesquels entrent beaucoup de choses culturellement et socialement construites et peut-être un peu de vestiges de notre animalité, comme vous dites justement, Gondalah, ne devrait quand même plus donner lieu à des discussions sans fin de nos jours, si ?
Et que l'espèce humaine se caractérise au moins autant par sa capacité à s'arracher aux déterminants naturels de son animalité, que par ces déterminants naturels, ne me semble pas être la nouveauté de la semaine.

Alors pourquoi, M. Bohler, pourquoi, ne nous présentez-vous pas toutes ces études de psychologie sociale (mes fesses) sous un angle un peu plus critique ?!?
Ca fait des semaines que je me pose cette question, en fait.
Par rocapel

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Bohler ne plaisante pas, il semble (voir la citation plus bas dans ce commentaire).
Et concernant la critique émise à intervalles plus ou moins régulier par arrêtsurimages sur des experts/journalistes que l'on retrouve à peu près partout, il semble être, selon ce blog, un bel exemple:

Citation:
allodoxia
Tout de suite après avoir soutenu sa thèse en neurobiologie moléculaire dirigée par Jean-Pierre Changeux (en 2001, sur les récepteurs neuronaux impliqués dans la dépendance à la nicotine), Sébastien Bohler est devenu un professionnel de la vulgarisation scientifique. Il fait notamment office de rédacteur en chef du magazine Cerveau & Psycho, haut lieu de vulgarisation de théories psycho-évolutionnistes et plus ou moins fantaisistes notamment sur les différences entre hommes et femmes depuis sa création en 2003. Il est également chroniqueur pour Arrêt sur images (sur France 5 de 2004 à 2007, aujourd’hui sur le net), pour La tête au carré sur France Inter, et depuis 2012 pour 28 minutes sur Arte.
Il est positionné comme expert en neurobiologie du sexe et de l’amour depuis la publication de La chimie de nos émotions aux éditions Aubanel en 2007, cité comme source de référence dans le magazine Sciences Humaines (en 2010 dans son dossier consacré aux secrets de la séduction), relayé à sa sortie via des invitations sur les plateaux d’Allô, docteur (France 5), de La tête au carré (France Inter), etc. Dans la suite intitulée Sexe & cerveau qu’il a publiée en 2009 chez le même éditeur, on peut par exemple lire, sur le sujet évoqué ici, une théorie évolutionniste originale brodant sur le thème des femmes biologiquement disposées à ne pas être attirées sexuellement par n’importe quel homme : « La crise du sperme :

Les primates stagnaient dans ce monde de promiscuité livré à la compétition du sperme, cherchant à innover par des pénis plus longs et mieux profilés, mais cela restait insuffisant pour inventer l’intelligence, le langage et la beauté. [...] Souvenons-nous des temps anciens et de ces guenons dont le sexe était un livre ouvert ; de ces organes génitaux qui gonflaient et rougissaient au moment de l’ovulation, indiquant aux mâles que c’était le temps de se jeter à l’assaut de la femelle, les uns après les autres. […] Mais souvenons-nous que la femme, depuis la crise du sperme, prend garde à bien choisir son conjoint. Dans ce nouveau contexte, elle orientera son choix vers le plus intelligent. C’est un changement radical par rapport aux âges de la compétition du sperme : en ce temps là, la femelle était dans l’impossibilité de choisir un mâle pour l’une de ses qualités. Elle se contentait de recueillir le sperme de plusieurs mâles, et d’attendre que le sperme le plus abondant la fertilise. Mais la nouvelle Eve, en repoussant les avances d’une majorité de mâles, jette son dévolu sur celui qui lui semble doué des meilleures capacités (intelligence, beauté). On peut véritablement parler de sélection sexuelle de l’intelligence, une innovation inestimable au regard de l’évolution, qui va permettre l’explosion des capacités cognitives de l’être humain. » (p. 14 et p. 26-27).



Modifié 2 fois. Dernière modification le 18:25 le 10/12/2012 par rocapel.
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Quelque part, il faut choisir entre neuro-sciences et religion.
Par poisson

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Citation:
j'aimerais vraiment qu'on m'explique l’intérêt de cette chronique (si elle n'est pas humoristique), qui vaille que l'on alloue pas par exemple ces crédits à Anne-Sophie

C'est une occasion d'accéder aux études sur les mœurs humaines "vues sous un microscope qui révèle l'infiniment invisible à l'œil nu", en les confrontant à nos images médias, de manière plaisante.
Ça remet en cause forcément autant les images médias que les études neurologiques, puisqu'on reçoit les deux en les frottant à notre vécu. Ne boudons pas ces évocations, ne rien pouvoir en conclure de définitif est leur mérite. Qu'elles ne considèrent qu'une composante est leur clarté. L'angle il est petit, elle est grande, qui me saute aux yeux n'aurait aboutit qu'à une platitude psychologique qui nous fait trouver dans le partenaire ce qui nous manque. On serait bien avancé.
Par gondalah

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Ne vous inquiétez pas, je ne fait que provoquer... Sur le fond, je ne conteste pas vraiment les infos qu'apportent Bohler.
Je me demande seulement pourquoi il commence par analyser des faits précis qui font partie des mécanismes "amoureux", pour finir par les en exclure en faisant de l'amour quelque chose de mystique et mystérieux... C'est simplement que c'est un raisonnement nullissime...
Par E-manuel

Re:

(mal placé)



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11:54 le 17/11/2012 par E-manuel.
Par Florence Arié

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Et les parasites qui tournaient autour de Bettencourt, c'était pour son rapport taille / hanches?

(Et pour les histoires de fantasmes et autres bouleversements au moment de l'ovulation, y a un truc tout nouveau qui bloque l'ovulation justement, et que la belle mannequin connaît p-ê, la pilule.)
Par J-net

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

J'y ai pensé aussi... mais toutes les pilules ne bloquent pas l'ovulation...
Mais toutes ces études pseudo-psycho-sociale qui font référence à l'ovulation me font quand même toujours un peu rigoler quant à leurs protocoles: comment on détermine que la femme testée ovule (on lui demande ? On lui fait une prise de sang tous les jours jusqu'au Dday ?) ? Et comment on isole le facteur hormonal de tous les autres qui peuvent influer sur l'humeur (je ne parle pas du sentiment amoureux, là): mon boulot me casse les ovaires, j'ai mangé une huitre pas fraîche, ma mère détestait les cerises, j'irai bien voir cette expo, j'espère qu'Antoine va réussir son contrôle de français...
Par constant gardener

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

J'aime de plus en plus l'humour à froid de Sébastien Bohler. Faire aussi bien semblant d'asséner des "vérités" scientifiques, avec un tel aplomb, c'est fort !
C'est en tout cas une excellente façon de remettre les neuro-sciences à leur place.
Par sgd

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

pas encore vue, l'émission, mais les discussions sur le forum m'ont fait en autre penser à cette rencontre là /////////////
Par Potiron

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Mouif, M. Bohler raconte un peu n'importe quoi.
Les études qu'il cite mettent en évidence des phénomènes sociaux, mais ne démontrent en rien que ces phénomènes ont une source "biologique"... Le problème de ces études, c'est qu'elles sont biaisées : elles partent du postulat évolutionniste (nous fonctionnons comme ceci ou cela parce que notre comportement est issu d'une sélection naturelle) et ne veulent pas intégrer à leur réflexion les apports tout simples des sciences humaines, trop molles peut-être.
En passant, c'est chouette de mettre des liens, mais ils n'aboutissent qu'aux "abstracts" et on n'a pas accès à l'intégralité des articles (les pdf sont inouvrables, en tout cas chez moi). Ce n'est pas votre faute, mais c'est assez inutile en l'état. Par ailleurs, je ne trouve pas de lien vers la démonstration du pouvoir du rapport 0,7.
Sinon, je n'ai pas envie de me perdre en vaines démonstrations (je l'ai déjà fait sur un autre sujet ici) ; le plus gros biais méthodologique de ces études est qu'elles confondent corrélation et causalité, mais on ne va pas pinailler pour si peu.
Voici deux liens intéressants : clic ! et clic !. Je conseille par ailleurs les bouquins très clairs de Catherine Vidal sur les rapports entre sexe, genre et cerveau. Il y a une littérature immense sur ce sujet, en anglais notamment, qui va dans un sens totalement contraire au leitmotiv de M. Bohler qui voudrait que le fonctionnement chimique et neurologique du cerveau soit une explication plutôt qu'un miroir actif de nos comportements.
Par rocapel

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Et re-clic!
[allodoxia.blog.lemonde.fr]

Après avoir vu plus précisément cette chronique là, l'autrice de ce blog cité plus haut a fait un nouvel article extrêmement critique sur les dires de Bohler, sa citationite de source payantes, ses invocations à "la biologie", ainsi que son utilisation déformante de ses sources (et portiron, vous êtes cité-e).
En apéritif:
Citation:
allodoxia
En résumé, les quatre références citées par Sébastien Bohler comme étayant solidement ce qu’il expose dans sa chronique ne sont ni des recherches en biologie, ni des recherches en neurosciences, contrairement à ce qui est très fortement suggéré. Cette invocation trompeuse de ces domaines disciplinaires est importante parce qu’évidemment, l’impact sur l’auditoire ne serait pas le même si la chronique était introduite non pas par « selon la biologie », mais par quelque-chose comme : « selon des études en psychologie et en marketing & communication menées dans une perspective psycho-évolutionniste, visant à vérifier l’hypothèse qu’il existe des causes génétiques de différences comportementales entre hommes et femmes et interprétées en ce sens par leurs auteurs, bien que l’existence de telles causes ne soit pas avérée et que leurs résultats soient tout autant explicables par des effets socioculturels dont l’existence est quant à elle avérée ». Vous me direz qu’après une telle introduction, la suite n’intéresserait personne. C’est bien le problème : Sébastien Bohler est payé pour intéresser le grand public. Alors même s’il n’a rien de solide sous la main, il se débrouille pour le faire croire (en tout cas ici).

Citation:
allodoxia
Admettons que l’étude censée montrer une activation du cortex orbitofrontal chez des hommes à la vue d’un RTH = 0.7 ne soit pas une pure invention de Sébastien Bohler (à lui de nous le confirmer), et faisons l’hypothèse improbable que ladite étude met réellement en évidence une activation spécifiquement liée à cette valeur. La déduction que Lagardère est « littéralement piloté par son cortex orbitofrontal » est évidemment abusive et tendancieuse. Tout processus mental étant par définition a priori associé à une activité cérébrale, un tel raisonnement permettrait par exemple de dire que lorsque Sébastien Bohler fait sa chronique, bien qu’il ait l’air d’être conscient de ce qu’il dit et de contrôler son discours, il est en fait pendant tout ce temps « littéralement piloté » par les régions de son cerveau liées à la production du langage, aux émotions, etc, et d’ailleurs aussi par son cortex orbito-frontal qui n’a certainement pas manqué de s’activer durant sa chronique.

Seul point négatif. Sebastien Bohler est payé, je ne pense pas que cette blogueuse l'ai été à corriger sa chronique.
Par Elodie Perolini

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

La chronique est la seule partie intéressante de cette émission affligeante. Malheureusement, il est dommage que monsieur Bohler ne pousse pas la logique jusqu'à l'analyse des types sociologiques des auteurs de ces "études". Sans doute des hommes, d'un certain âge, d'une certaine assise financière et d'un niveau socio-culturel élevé. Donc dépositaires de toutes les images des rapports homme-femme véhiculées par la société actuelle occidentale.
Pour quiquonque un tant soi peu observateur, le rapport taille-hanche mis au même niveau que le nombre d'or, est d'une absurdité sans nom car selon les théories évolutionnistes et de sélection des partenaires sexuels sur des centaines de milliers d'années, toutes les femmes devraient être des bombes sexuelles et ce n'est malheureusement pas le cas.
Deuxièmement, le rapport entre orgasmes féminins et compte en banque masculin réussi à être encore plus ridicule que le premier postulat. Si tel était le cas pourquoi toutes ces femmes, comblées sexuellement au pro-rata du portefeuille du monsieur, se tapent-t-elles le petit jardinier sans le sou mais plus jeune, vigoureux et attirant pendant que monsieur ramène l'argent à la maison?
Enfin bref, on trouve ce que l'on cherche et ces études ne dérrogent pas à la règle. Ce qui est totalement scandaleux en revanche, c'est que des fonds soient disponibles afin de valider "scientifiquement" des poncifs éculés!
Par Freakashu

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Pas encore vu la chronique mais un grand merci pour l'ajout des références des études citées :D .
Par marc

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

[allodoxia.blog.lemonde.fr]

ça appelle une réponse non?
Par JREM

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

C'est Noël! Un peu de patience...
Par marie-laure guettai

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Cher @si,

j'ai été plusieurs fois choquée par le fait de voir @si donner tant de place aux sous-entendus idéologiques de celui qui se prétend vulgarisateur de la science, Bohler, sans nous permettre de le comprendre et d'apprécier ces propos tels qu'ils sont: des affirmations scientifiquement contestables (http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/12/22/arret-sur-mirages/) .

Cela me posait pour autant pas trop de problèmes pensant naïvement que personne ne prendrait ces propos pour argent comptant.

Mais à y voir de plus près, non seulement il apparaît clair que ses propos sont offerts et perçus comme ceux d'un expert scientifique, comme une vérité scientifique consensuelle et prouvée, mais en plus l'émission @si offre de plus en plus de place à M. Bohler, qui a la liberté d'intervenir pendant les débats pour donner ce qu'il prétend être un éclairage scientifique, sans même nous offrir, nous @sinautes, la possibilité de comprendre d'où cette personne parle et de quoi elle parle. Je suis très déçue d' @si pour tout vous dire... Heureusement que nous ne postulons pas que @si est une alternative parfaite aux nouveaux chiens de garde et que nous exerçons notre esprit critique en toutes circonstances...

J'attends d'@si qu'il reprenne du poil de la bête journalistique.

Avec toute mon affection cher @si.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 17:50 le 23/12/2012 par marie-laure guettai.
Par Cultive ton jardin

Marre des stéréotypes du genre Mars et Vénus

Je viens moi aussi de découvrir le remarquable article de Odile Fillod titré "Arrêt sur mirage". Je ne peux que regretter que @si ait finalement renoncé à l'inviter. Est-ce vraiment faute d'autres invités? Parce que, personnellement, je me serais bien contentée d'elle toute seule, avec du temps pour développer ses idées sans être interrompue pas un contradicteur. Ce mode de montage des émissions m'est souvent apparu porteur de plus de confusion que de clarté, et c'est pas la première fois que je le dis.

Je suis une fidèle d'@si, et une fidèle des forums, mais cela me semble de plus en plus vain. Moi aussi, j'attends, j'attendais autre chose. Je rejoins complètement le commentaire de "marie-laure guettai". Reprenez-vous!
Par rocapel

Re: Marre des stéréotypes du genre Mars et Vénus

+10
Serais également curieuse du motif de refus de l'émission seule pour Fillod. Ou pourquoi pas avec Catherine Vidal, ou Titiou Lecoq, que je me souviens avoir lue sur le sujet, et que je ne me souviens pas avoir jamais vu à @si?
Par Moz

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Je fais remonter ce fil, car effectivement l'article d'Odile Fillod ne peut rester sans réponse de la part d'@si.

On ne peut d'un côté chercher à débusquer le charlatanisme journalistique et d'un autre ouvrir un boulevard au charlatanisme scientifique.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 09:13 le 03/01/2013 par Moz.
Par pablo

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Mon abonnement à @si tient plus du soutien à une forme de journalisme différent qu'à un réel besoin. Mais avec des chroniques comme celle de Bohler, la question du renouvellement de cet abonnement va sérieusement se poser...

Je sais, c'est pas beau le chantage. Mais on ne peut pas être dans un modèle économique où l'on vend de l'abonnement pour un accès à une information "de qualité" pour se vautrer dans la médiocrité derrière.
Par Moz

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

J'en remets une couche, le texte d'Odile Fillod a maintenant 15 jours. C'est largement suffisant pour qu'@si signale ce texte à l'attention des abonnés dans une brève et même largement suffisant pour que DS et Sébastien Bohler réagissent à cet article posé et argumenté.
Par Florence Arié

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Par kakophone

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Par alain-b

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Par yannick G

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Pas du tout pour ma part, car, lorsque je lis ce paragraphe de Odile Fillod

"Ce qui nous différencie clairement en revanche, c’est tout d’abord nos croyances : Sébastien Bohler semble convaincu qu’il existe des différences naturelles entre hommes et femmes sur le plan psycho-comportemental, puisque c’est la thèse qu’il promeut depuis une dizaine d’années via Cerveau & Psycho, des livres grand public, et des interventions faites dans divers médias. Pour ma part, je suis au contraire très dubitative vis-à-vis de cette thèse. Nous avons aussi des sensibilités différentes, ne serait-ce que parce qu’en tant que personne socialement assignée à la catégorie « femme », je me sens personnellement visée quand il est affirmé par exemple que les femmes sont naturellement vénales, ou naturellement versatiles à cause de leurs fluctuations hormonales. Ces croyances et sensibilités différentes nous amènent forcément à considérer avec un esprit critique plus ou moins aiguisé tels ou tels articles ou théories scientifiques."


Tout s'écroule. Car, elle a beau jeu de critiquer sans concession la psychologie évolutionniste, c'est d'ailleurs un sport en vigueur depuis son émergence, elle le fait à partir d'un prisme plus que discutable, qu’elle met ostensiblement en avant, à savoir sa propre condition féminine.

A lire ce simple paragraphe, tout porte à croire que si le darwinisme (dont se réclame la psychologie évolutionniste, au moins dans ses prémisses) en arrivait à formuler la moindre conclusion sur le dimorphisme sexuel, la répartition des tâches dans les espèces sexuées, l'origine "naturelle" de tel ou tel organe sexué, j'en passe et des meilleures, sa condition "féminine" lui ferait rejeter le darwinisme.

Elle se comporte ici comme nombre de gauchistes qui en viennent à rejeter le darwinisme parce que ce qui en a été fait par Spencer dans les sciences sociales ne convient pas à leur sensibilité politique... Or, on peut critiquer Spencer tout en étant darwinien, c’est pourquoi d’ailleurs, on peut être darwinien et de gauche, comme on peut être un partisan de la psychologie évolutionniste sans être sexiste.

Le problème de la psychologie évolutionniste, c'est que ses hypothèses sont encore plus difficiles à corroborer que celles liées aux organismes, puisque l'évolution des comportements ne se fossilise pas, ne laisse pas de trace, si ce n’est la conclusion. C'est évidemment un peu juste pour valider une théorie, cela fait raisonnement tautologique, ou comme aurait pu le dire Stephen Jay Gould, cela sonne de façon trop adaptationniste, voire sa critique des « just so story », mais cela ne suffit pas davantage, pour autant, à jeter le bébé avec l'eau du bain.

Donc, d'accord pour une confrontation entre les deux points de vue, mais, j'ai bien peur que le débat soit à la base vicié et que peu d'entre nous soient aptes à en juger, tant les présupposées seront recouvert d'une abondante littérature scientifique de tout horizon, dont nous ne saurons que faire la plupart d'entre nous. Nous en reviendrons donc à la séparation nullement scientifique mais purement idéologique, énoncée implicitement dans ce paragraphe d'Odile Fillod.

yG



Modifié 2 fois. Dernière modification le 10:59 le 04/01/2013 par yannick G.
Par gondalah

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Je ne sais pas où l'on s'est perdu....
Odile Fillot n'affirme rien dans son article, elle démontre simplement et efficacement que Bohler tire des conclusions à partir de preuves, qui n'en sont pas, insuffisantes.
J'aimerais dire qu'elle ne fait que nuancer son propos, mais ce texte ressemble plus à une fessée...
Les expériences de Bohler ne démontre que ce qu'elles cherchent à démontrer, et encore, dans les conditions dans lesquelles elles ont étaient réalisées, et encore, elles ne démontrent pas, elles laissent supposer....
Bref, tout ça pour dire qu'on ne peut pas tirer de conclusions.
Un face à face n'arrivera donc jamais, parce que si Bohler à la moitié du cerveau que ses études laissent supposer, il ne rentrera pas dans l'arène pour se faire ramasser...
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Décidément, c'est le même bazar en science que partout ailleurs. On ne peut plus nulle part se fier à quoi que ce soit. Dommage qu'on ne puisse pas plus revenir aux religions que recroire au père Noël.
Par Robert.

*†Þ‡œæ‰ñÐ[µ !!!

La philosophie c'est quand même plus relax !
Par gemp

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Résumer 68 000 signes, près de 11 000 mots, argumentés pied à pied et sourcés, à « elle le fait à partir d'un prisme plus que discutable, qu’elle met ostensiblement en avant, à savoir sa propre condition féminine ».

Tout s'écroule, en effet. Bravo.
Par kakophone

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

c'est à dire que Yannick en fait une lecture à partir d'un prisme plus que discutable, à savoir sa propre condition masculine.

du coup, tout son commentaire s'écroule
Par alain-b

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Par bysonne

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Excellent Kako :)
Par yannick G

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

"Résumer 68 000 signes, près de 11 000 mots, argumentés pied à pied et sourcés"

C'est la première thèse qui vous passe par les mains, gemp ? Si vous jugez de la validité d'un propos au nombre de signes, vous auriez dû vous soumettre à mon jugement depuis longtemps. :P

Quant à prendre des sources pour un fondement... c'est oublier que la science produit par mois, bien plus de source que vous ne pouvez en digérer dans une vie. Bref, ce n'est là, sources plus nombre de caractères, qu'une forme contemporaine du bon vieux argument d'autorité qui n'impressionne que ceux qui s'y soumettent.

"c'est à dire que Yannick en fait une lecture à partir d'un prisme plus que discutable, à savoir sa propre condition masculine.
du coup, tout son commentaire s'écroule"
: Kakophone.

Cela m'aurait fait sourire, si Fillod n'avait déjà pas appliqué ce prisme à Bohler. A le suivre, on ne peut que refaire un tour, en attendant une bohlerienne du genre féminin peut-être.

yG
Par gemp

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Citation:
bien plus

Comme vous avez raison. Et je pense avoir quantitativement pris davantage de votre discours que vous n'en avez tiré de celui d'Odile. Encore bravo pour cette démonstration magistrale.
Par Compunet

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

bohlerienne du genre féminin peut-être.

fort heureusement ça n'existe pas !
comme vous le savez, les femmes, oui oui celles qui viennent de Vénus, sont des êtres pragmatiques qui n'essaient pas d'aboutir à des conclusions foireuses à partir d'hypothèses foireuses et tout ça dans le seul but de paraître "scientifiques"...
non non seuls les hommes, ceux là même qui viennent de Mars, sont capables de créer de toutes pièces des expériences complètement bidons dans le seul but d'être reconnus par les pair(e)s !!
quoique !



Modifié 1 fois. Dernière modification le 07:41 le 06/01/2013 par Compunet.
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Dans les lycées français, 80% des terminales scientifiques sont des keums et 80% des littéraires des meufs. Bohler a donc raison, la bêtise est sexuée. ( second degré ( 2nd degré)).
Par A

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Ah bon ? C'était 50/50 à mon époque...sauf en lettres.

Peut-être que cela a changé lors de cette (ces) dernière(s) décennies ?

En prépa, je pense qu'en général c'est 50/50 - excepté peut-être encore en MathsSup/Spé.

A l'université comme en lettres, art, médecine ou droit 80% des promos sont de sexe féminin. Et je ne parle pas des écoles d'ingé (Centrale, physique/chimie) ou de Normale, où il y a quasiment autant de femmes que d'hommes.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 10:05 le 06/01/2013 par A.
Par Robert.

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Votre souci de la symétrie vous égare.

Selon l'ONISEP

"Mais ces chiffres généraux laissent entrevoir une répartition inéquitable des filles dans les différentes filières.
Dès le lycée, les chiffres parlent d’eux-mêmes : elles sont surreprésentées en terminale L (79% sont des filles), en terminale ES (61%) alors qu’elles représentent moins de la moitié des effectifs en terminale S (45%) en 2009.

Vous avez juste sur la série L et faux sur la série S.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 10:25 le 06/01/2013 par Robert.
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Que nenni. Les crackesses vont en S pour être dans des bonnes classes, et basculent dare-dare, une fois mentionnées, vers le café du commerce ( les filières non scientifiques) ( second degré ( premier degré)).
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

J'ajoute que j'ai connu ( années 90) des proviseurs qui passaient dans les classes pour recruter les malheureuses nanas séduites par la Pensée ( 1er degré) et rebutées par la Science ( 2nd degré).
Par Robert.

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

A quelque degré que ce soit votre affirmation sur le pourcentage de filles en terminale S est très probablement fausse. Et répandre de fausses informations sous le paravent d'un hypothétique second degré est surtout de la désinformation.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11:05 le 06/01/2013 par Robert.
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Once more, la filière S est une filière d'"élite" ( au sens sociologique du terme) et sert donc de plaque tournante aux filières d'élite, qu'elles relèvent de la science ou du café du commerce. Renseignez-vous sur la désaffection dont souffrent toutes les filières universitaires scientifiques. Voyez- vous virgule Robert virgule je mets un point d'honneur à maintenir une petite lueur de vérité dans chacun de mes pauvres messages. Il se trouve qu'il s'agit ici d'une lumière aveuglante, que votre étrange résistance ne fait quelque part que renforcer: Le roi est bien nu.
Par Robert.

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

"Voyez- vous virgule Robert virgule je mets un point d'honneur à maintenir une petite lueur de vérité dans chacun de mes pauvres messages. "
J'enregistre donc qu'il y a 80% de garçons dans les terminales S de nos lycées.
Merci de me tenir au courant en cas d'évolution.
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Je crois déceler chez vous, ce qui m'étonne, une petite lueur de mauvaise foi. Je répète: Outre qu'une bonne partie des filles de TS sont recrutées quasiment de force - la pression des profs, des parents de l'administration ça fait beaucoup- une fois leur bac obtenu, leur naturel ( second degré bohlerien) revient au galop, et elles gaspillent leurs dons en psycho, socio, histoire, ou, le pire, philo. Cette division sexuelle des filières correspond à la division sexuelle du travail, et ne pas y réfléchir - a fortiori la nier- c'est s'en rendre quelque part complice. Après tout, c'est peut-être une bonne chose ? De même que le judaïsme et l'antisémitisme sont des catégories de l'esprit ( nous sommes tous des juifs antisémites), de même en irait-il du masculin et du féminin: Aux hommes ( et aux femmes viriles) la Science, aux femmes ( et aux hommes efféminés) les lettres et les arts, bref le café du commerce ( degré (n+1))
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

J'ajoute que je suis au moins d'accord avec vous sur un point: comme disait Proust, il se pourrait qu 'Heidegger mente.
Par A

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Citation:
Outre qu'une bonne partie des filles de TS sont recrutées quasiment de force - la pression des profs, des parents de l'administration ça fait beaucoup
Je ne pense pas que cela concerne uniquement les filles. Par ailleurs, le passage et réussite en 1èreS ne sont pas donnés à tout le monde.

Citation:
Once more, la filière S est une filière d'"élite" ( au sens sociologique du terme) et sert donc de plaque tournante aux filières d'élite, qu'elles relèvent de la science ou du café du commerce.

Vous avez raison sur ce point. C'est parce que la société avait davantage besoin de scientifiques que cette filière a pris le pas sur la filière littéraire. Donc c'était l'inverse à un moment donné et époque. En outre, est-ce que la filière scientifique n'était pas "accessible" ou "autorisée" aux femmes ? A quel moment, une femme a-t-elle eu le droit d'exercer la médecine ou de faire des études supérieures (afin d'être indépendante financièrement) ? Quelle(s) catégorie(s) sociale(s) de femmes avaient-elles accès ainsi que la possibilité de faire ces choix (d'études ou de projets professionnels) ?

Dans ce cas, est-ce que l'on peut différencier sexuellement les divisions au niveau du travail ?

NB : je pense qu'à un certain niveau d'études en philo, il y a davantage d'hommes (?)



Modifié 1 fois. Dernière modification le 12:49 le 06/01/2013 par A.
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Aucune société ne peut avoir besoin de littéraires, car la littérature est ce qui transmet cette distance destructrice à l'égard du besoin et de sa besogne. Jamais n'existera dans l'éducation nationale une filière " technique poétique" débutant par un BEP poésie, puis un BTS poésie, puisun diplôme d'ingénieur en poétique. Le pouvoir corrosif ( qui n'a rien à voir avec "anarchique") de la littérature est tel que même le Marché ne peut la digérer. Les tentatives répétées pour supprimer la philosophie et l'histoire( c'est déjà fait pour la littérature) des programmes de la série S devraient vous mettre la puce à l'oreille.
Par poisson

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Je ne sais pas si c'est le littéraire qui est visé ou si c'est l'aspect généraliste des bacs généraux, puisqu'aussi bien les mathématiques et autres sciences naturelles sont éjectées des filières littéraires.
Pour devenir un être équilibré, un philosophe capable de comprendre le génome et un scientifique capable de comprendre les idées, il faudrait conseiller de passer deux bacs. Un S et un L.
Par A

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

lol

Mais il y a de la philo en médecine (dès la première année, ce qui permet aussi à certaines facs de sélectionner...et beaucoup de médecins de l'Antiquité étaient aussi des philosophes) ainsi que l'étude des sciences en philo (philosophie des sciences). Certains concours des grandes écoles exigent des connaissances scientifiques et littéraires. Mais, il est vrai qu'il est dommage que cette séparation et (choix de) spécialisation ait lieu aussi tôt. Comment savoir en seconde générale, à 13-14 ans, ce que vous voulez faire ?

Citation:
Les tentatives répétées pour supprimer la philosophie et l'histoire( c'est déjà fait pour la littérature) des programmes de la série S devraient vous mettre la puce à l'oreille.
Je m'en rappelle...Mais cela a vraiment été appliqué ?

pour la puce à l'oreille : peut-être une question de prudentia...
Par Florence Arié

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

De la philo en médecine, euh, vous êtes sûr?
La fin de 2nde générale à 13-14 ans, euh, vous êtes sûr?
La fin de l'histoire en Terminale S pas vraiment appliquée, euh, vous êtes sûr?
Par A

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Pour votre dernière question, je posais moi-même la question...

Citation:
De la philo en médecine, euh, vous êtes sûr?
La fin de 2nde générale à 13-14 ans, euh, vous êtes sûr?
Oui... mais c'était (de) mon pdv...de ce dont je connais à mon échelle.



Modifié 2 fois. Dernière modification le 14:57 le 06/01/2013 par A.
Par William Perrin

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Et quand vous etiez en seconde a 13 ans, vous aviez l'impression que toute la classe avait 13 ans? Un point de vue avec une toute petite fenetre apparemment...
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

A ma connaissance ( 2007, le bac de ma fille) les math et l'informatique sont toujours au programme du bac L. La symétrie science-littérature que vous semblez poser m'est absolument étrangère. J'y entend résonner quelque part le tristement fameux " mens sana in corpore sano".
Par poisson

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Il y a encore eu une réforme du bac depuis votre fille.
Ceux qui passent le bac en 2013 inaugure la nouvelle mouture.

Je ne pose pas de symétrie. Un bac est général quand il maintient un équilibre entre les disciplines générales au niveau des coefficients des matières et du temps d'enseignement.
Les dominantes des bacs généraux sont devenus des équivalents des dominantes technologiques ou professionnelles des bacs technologiques ou professionnels. Cela se justifie pour ceux-ci qui sont à visée de qualification professionnelle: ils s'adaptant aux professions par le jeu des référentiels établis en partenariat avec les représentants de ces professions.
Pour les bacs généraux, je ne comprends pas à quoi ça mène. Qu'on y soit brillant ou juste à sa place, on devrait avoir droit à un menu plus équilibré. Et la sélection devrait y précéder la formation, pas se faire sous le coup de réorientation à chaque palier. Quitte à faire une seconde passerelle pour ceux qui ont besoin de prendre leur temps, avec examen de passage à la fin.
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Ce concept d'équilibre revient souvent sur votre clavier. Il m'échappe totalement, mais je sais être sur le fond d'accord avec vous. Quelle chance d'être identiques et différents !
Par A

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Citation:
Il y a encore eu une réforme du bac depuis votre fille.

Ceux qui passent le bac en 2013 inaugure la nouvelle mouture.
(...)

Les dominantes des bacs généraux sont devenus des équivalents des dominantes technologiques ou professionnelles des bacs technologiques ou professionnels.
Je n'ai pas suivi toutes les réformes... mais je pense que cette formule était déjà appliquée à une époque, non ?

En revanche, je vous rejoins quant aux heures de cours et coefficients des matières selon les orientations choisies en 1ère et particulièrement en terminale, où il est impossible de voir tout un programme en trois heures par semaines...par rapport à 8 à 11 heures de cours en sciences (sans compter le supplément en fonction du choix de spécialité SV, maths ou physique/chimie) existe toujours. selon.

Ceci dit, si c'est toujours le cas, il ne faut pas oublier que la seconde, elle, est générale...ce qui permettait à certains de se réorienter en filière technologique.
Le passage et l'admission n'est-il pas sanctionné par le brevet des collèges ?

Bien avant la réforme de la "carte scolaire", le choix et l'admission dans un lycée était conditionné par l'acceptation de ce dernier (proviseur, administration) de l'élève (si, encore c'est toujours le cas) dans l'établissement choisi (avec trois choix max et classés). Ensuite, si c'est toujours le cas, il y a le conseil de classe (2 délégués des élèves, prof principal et autres profs) qui discute de chaque cas, semestre après semestre. Puis, l'admission en 1ère et en 1ère avec un choix d'orientation précise (L, ES, S) devait être approuvé par le conseil de classe...si non, il n'y avait que le proviseur qui pouvait revoir cette décision/avis. Il faut également retenir que c'est dès la première que les demandes en classe prépa sont effectuées (si c'est encore le cas).

Mais de mon côté, je pense qu'il faudrait arrêter cette idée "pré-sélection", "sélection" etc. D'une part, car c'est stressant pour beaucoup et surtout pour ceux qui n'ont pas confiance en eux ou ont une mauvaise "relation"/"connexion" avec certains profs (ce qui est normal, d'un point de vue humain). D'autre part, il faut accepter qu'un individu et surtout un jeune peut changer et accomplir ce qu'il veut/souhaite dans la vie. Par exemple, ce n'est pas parce que un tel a eu son bac au rattrapage qu'il ne va pas réussir un concours d'une grande école ou celui de médecine.

Je pense qu'il faut croire (davantage) aux capacités des personnes ou élèves...sans rajouter autant de pression sur eux.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 19:50 le 06/01/2013 par A.
Par Florence Arié

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Ce n'est pas vraiment le sujet de départ de ce forum mais juste, sachez que vos "si c'est toujours le cas", pour la plupart c'est non.
Quand à se "réorienter" en technologique après la 2nde, ça ne veut rien dire, la 2nde est depuis longtemps "générale et technologique", je pense que vous vouliez donc parler de se réorienter en bac professionnel, c'est encore autre chose.

Le système d'admission dans tel ou tel lycée a changé aussi, c'est aujourd'hui une grosse moulinette informatique
Quant aux dossiers de classes prépa, c'est en terminale que cela se fait. Depuis 20 ans au moins, avant je ne sais pas.
Par A

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Citation:
Quant aux dossiers de classes prépa, c'est en terminale que cela se fait. Depuis 20 ans au moins, avant je ne sais pas.
Il y avait très peu de places dans mon lycée (et très sélectif pour y être accepté en 2nde)...donc, il y a avait un (pré-) dossier à remplir dès la 1ère.

Oui, j'avais oublié que la 2nde était générale et techno...mais tous les lycées (comme en province) n'offraient pas les mêmes orientations et options possibles (surtout quant aux langues et après la 2nde pour la "spécialisation" et spécialité).

Citation:
Ce n'est pas vraiment le sujet de départ de ce forum ...
Oui, vous avez raison...si ce n'est pour rebondir aux commentaires précédents (Poisson & Kekpart). Sinon, libre à chacun de passer outre.



Modifié 2 fois. Dernière modification le 21:43 le 06/01/2013 par A.
Par Robert.

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Ne mélangeons pas tout.
Votre affirmation est fausse et il m'apparaissait nécessaire de la corriger.

Sur la qualification "sexuée" de la bêtise que vous en déduisiez (à un degré qui reste à définir) je n'interviendrai pas mais il est toujours dangereux d'argumenter à partir de statistiques quand elles sont faussement rapportées.

Sur les causes éventuelles de la division sexuelle des filières (pour la précision aucun terme d'aucun de mes messages ne la nie) il convient effectivement de s'interroger. Je noterai cependant que la désaffection souvent dénoncée pour les études scientifiques n'est pas le seul fait des filles et qu'elle n'a été réellement constatée que dans le premier cycle universitaire dont l'état de délabrement physique (campus) et intellectuel (programmes) pourrait en être une justification partielle indépendante du sexe des étudiants. Pour ce phénomène, il ne faut pas négliger beaucoup d'autres influences dont celle des diverses réformes pas forcément très cohérentes de structure et de programme qui ont parcellisé ces filières au niveau du lycée (vous pourriez peut-être en témoigner).

Ne pouvant évoquer tous les aspects de cette important problème je ferai remarquer simplement qu'aujourd'hui la filière médicale (scientifique et sélective s'il en est) est majoritairement féminine (plus de 60%) et que cette féminisation atteint même les sous-filières les plus réputées masculines (40% de femmes en chirurgie).

N'étant ni juif ni antisémite ( et pourtant* j'ai des amis juifs ) je ne puis assumer l'analogie que vous faites avec le problème masculin-féminin et j'en reste donc là.

* degré (n+2) puisqu'apparement il faut quelques fois préciser.
Par A

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Citation:
Votre affirmation est fausse et il m'apparaissait nécessaire de la corriger.

Il ne l'a pas daté, ni indiqué de quelle filière scientifique (générale ou technologique) il s'agissait. Ou peut-être qu'il parlait de son pdv ou expérience ?

Je vous remercie pour le lien.

Citation:
je ferai remarquer simplement qu'aujourd'hui la filière médicale (scientifique et sélective s'il en est) est majoritairement féminine (plus de 60%) et que cette féminisation atteint même les sous-filières les plus réputées masculines (40% de femmes en chirurgie).

Vrai et cela dépend encore des promos où en PCEM2 cela peut aller jusqu'à plus de 80%...sans oublié qu'ils ont récemment intégré en,PCEM1 le concours de sage-femme. Je ne sais pas si le concours de kiné (où il y a encore plus de maths et physique fondamentale) est toujours séparé ou non.
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

hommage de l'exactitude à la vérité
Par Robert.

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Exactitude et vérité. Un beau sujet pour l'épreuve de philo du bac.
Par A

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Exact.
Le thème de la vérité était tombé comme sujet de dissertation de ma section, à mon époque.
Par yannick G

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

"bohlerienne du genre féminin peut-être.

fort heureusement ça n'existe pas ! "
: Compunet.

Si cela n'existe pas en raison du sexe, vous démontrez par l'absurde le bien fondé de l'approche bohlerienne au détriment de ceux qui récusent les différences sexués biologiques au nom d'un principe d'égalité qui ne dépend lui aucunement du biologique.

On peut à la fois admettre les distinctions biologiques issues de l'évolution entre les deux représentants d'une espèce sexuée, d'une part, sans en faire la base d'un argument de supériorité de l'un par l'autre, puisque l'évolution sexuée vise à la complémentarité, et d'autre part, sans nier qu'il faille dépasser le biologique dans le cadre sociétal, bref, ne pas en tenir compte. Ceux sont là deux choses distinctes.

yG
Par J-net

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Il me semble Yannick, que vous sautez allègrement par-dessus le fond du problème. Quand elle dit: "qu’en tant que personne socialement assignée à la catégorie « femme »" pour caractériser sa sensibilité exacerbée sur tel ou tel sujet, ce n'est pas une simple précaution oratoire. Ce n'est pas en tant que femelle de l'espèce humaine qu'elle parle, mais en tant qu'être humain qui a été assigné (elle souligne bien que c'est un non-choix) à un genre (au sens américain gender)... Elle ne dit pas qu'il est "inférieur" ou "supérieur", elle dit qu'elle a été collée dans cette catégorie et que cela lui donne un point de vue différent de ce qu'il aurait pu être si elle avait été collée dans la catégorie "mec"... Bref, pour moi, ce passage est éminemment cohérent avec le reste du texte...
Par yannick G

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

" Quand elle dit: "qu’en tant que personne socialement assignée à la catégorie « femme »" pour caractériser sa sensibilité exacerbée sur tel ou tel sujet, ce n'est pas une simple précaution oratoire. Ce n'est pas en tant que femelle de l'espèce humaine qu'elle parle": J-net.

Oui, et c'est bien ce que je lui reproche. Elle part de l'a priori, très gender studies, très en vogue outre-Atlantique, selon lequel, y compris l'approche sexuée du vivant est pour le moins artificielle.

Ces partisans-là des gender studies sont finalement plus liés à l'ontologique que ceux qu'ils critiquent, un comble, puisqu'ils en viennent à nier au vivant une répartition inégalitaire, le vivant, ce n’est pas ça, semblent-ils dire (en l’occurrence, ils affirment qu’il n’y a pas d’aptitudes différentes entre homme et femme au niveau psychologique), parce qu'il ne doit pas y avoir sociétalement de répartition inégalitaire, car, j’en serai blessé en tant qu’assigné socialement au sexe féminin (bizarrement, il faudrait souligner que si les aptitudes ne sont pas partagées, chacun des deux sexes est lésé au même titre que l’autre…).

Cette vision est tout à la fois ontologique et anthropomorphique, car, elle impose au vivant de suivre nos intérêts, pour ne pas dire, nos intérêts de genre. Mais, diantre, pourquoi le vivant devrait-il suivre une répartition égalitaire ? Il n'en a que faire. Il y a ce qui marche et ce qui ne marche pas, point barre, les principes éthiques et politiques n'ont pas à être inscrit, soutenu par la nature pour être valide.

Car, on peut à la fois admettre l'existence de divers dimorphismes sexuels (y compris pourquoi pas, cela reste à démontrer et je n’ai rien contre le fait d’essayer de le faire, au niveau comportemental, psychologique) sans pour autant cautionner, s'en servir de base pour justifier ou légitimer le moindre traitement différentiel au niveau sociétal.

Je ne sais pas où se situe Bohler (s’il recherche d'autres choses bien peu reluisantes en travaillant sur cette distinction, serait-il un sombre religieux instrumentalisant ces recherches pour condamner certaines revendications sociétales...), par contre, je sais ce que Fillod ne veut pas obtenir, et c’est là que je ne suis plus.

yG



Modifié 1 fois. Dernière modification le 20:16 le 08/01/2013 par yannick G.
Par Compunet

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

si demain la faculté décidait de disséquer nos deux cerveaux, nos éminents spécialistes seraient bien incapables de dire en fonction des neurones, de l'amygdale (celle du lobe temporal hein), voire même de nos différents lobes, qui de nous deux est l'homme et qui est la femme !
quoique ! si mon amygdale conserve mes images mentales ils y verraient forcément un balai et un collier alors que dans la vôtre ils y découvreraient la voiture dernier cri avec ses deux pin up accompagnatrices du dernier salon de Francfort ....
ou alors l'inverse....ou alors.....grrrhumpfff je ne suis ni voiture ni collier ni balai !
Par Moz

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Nouvel article d'Odile Fillod qui fait de la vrai critique des média (cette fois c'est Sciences et vie qui en prend pour son grade).

N'est elle pas la remplaçante toute désignée de S. Bohler ??
Par Strumfenberg ( Aloys von )

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Convaincu par l'argumentation d'Odile Fillod, je résilie à nouveau mon abonnement à science et vie sénior. Il faut être cohérent quelque part.
Par Oblivion

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

«N'est elle pas la remplaçante toute désignée de S. Bohler ??»

Ouais, virez-moi ce mec, comme des asinautes le réclament ! Moi, comme vous Daniel, je dirige une équipe de 10 personnes,
et on est pas là pour perdre du temps et du pognon avec des scrupules !
Oust, dehors !
Bon, je vous laisse, j'ai réunion au MEDEF…
Par Ervé

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

+ 10 000 pour tata Obliv' !
Et pendant qu'on y est, faisons un poutche pour expulser DS qui commence à bien nous faire ièch.
Organisons nous en comité et prenons les rènes d'@si. Vive l'autogestion !
Par alain-b

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

je ne crois pas que le post de Moz soit au premier degré, mais au minimum nous autres abonnés sommes en droit d'avoir une réponse de Bohler (à défaut d'un dialogue ?) suite à cette émission avortée, non ?
Par gondalah

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Vous voyez, là, c'est typique.
On a un chroniqueur qui raconte n'importe quoi... Il ne répond rien aux forum, se contente comme une machine d’enchainer ses niaiseries semaines après semaines (bon, légère caricature)... Une émission est proposée avec Mme Fillod et ne se fait pas pour des raisons... des raison. Est ce que ça n'est pas important ce que vient raconter Bohler? Est ce que le fait qu'il ne réponde pas à la critique n'autorise pas d'une certaine manière les débordements verbaux, le second degré...?
Par Ervé

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Si Sébastien ne se manifeste pas, je propose qu'en signe de protestation, on adopte tous la nationalité russe.
Par gondalah

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Un nouveau pseudo?? Rien que pour moi??
Je vais y réfléchir, je crois que la Russie a bien besoin de mon esprit contestataire.....
Par Oblivion

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Oui, il nous faut un asile.
Par Ervé

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Je viens d'avoir Poutine au téléphone.
Il est scandalisé par le silence méprisant que les responsables d'@si opposent à leurs abonnés. Il juge leur attitude antidémocratique. Il m'a dit en substance : En Russie, on élimine des journalistes pour moins que ça. A bon entendeur.
Il a également évoqué, avec des sanglots dans la voix, l'éxécution programmée de ces deux éléphantes tuberculeuses.
On l'oublie trop souvent, mais Vlad est un humaniste d'une très grande sensibilité.
Par JREM

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Vladimir veut qu'on guérisse ces éléphants et qu'on les ramène en Afrique où
les chasseurs d'éléphants commencent à manquer de gibier.
Par Ervé

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Vlad dire moi : Aimer éléphants, mais avoirrr déjà pachyderrrme Gérrrarrrd citoyen rrrusse.
Par Oblivion

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

J'ai eu François Hollande à l'instant : il m'a dit que ce que raconte Poutine c'est juste portnawak, Jack Lang et DSK ne sont pas du tout tuberculeux et leur exécution n'est malheureusement pas programmée.
Par Ervé

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Toi rrrespecter Prrrésident Poutine, si toi pas vouloirrr finirrr comme Pussy Rrriot.

Je sens que je commence à bien m'adapter à ma nouvelle citoyenneté.
Par Oblivion

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Ah ! Da ! Bordak ! Moi avoirr eu moment d'égarrrement passager... Vive notrre grrand Poutine
et son immense démocrrratie !
Par gondalah

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Vous êtes toujours sur le truc de Bohler ou vous êtes parti dans un autre délire?
Par bysonne

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Zinqiétez pas gondalah, c'est le célèbre duo tata Obli' et Martagon, les comiques d'@si :)
Par alain-b

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Par Ervé

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

"Près de 200 personnes ont formé une chaîne humaine dimanche au Parc de la Tête d'Or à Lyon pour sauver Baby et Népal, deux éléphantes tuberculeuses menacées d'être abattues, et soutenir l'offre de Brigitte Bardot de les confier à sa fondation" (Libé.fr).
Qui osera encore prétendre que nos concitoyens sont incapables de se mobiliser pour les grandes causes ?
Par tchd

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Odile Fillod est d'une naïveté touchante :

"je forme pour 2013 le vœux que la direction de Science & Vie fasse le pari que ses lecteurs souhaitent davantage être informés que divertis, qu’on fasse davantage confiance à leur intelligence et à leur curiosité qu’à leur recherche supposée de certitudes."

Quelqu'un lui dit ?
Par gondalah

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Smiley entrain de se bidonner
Par tchd

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

En vrai, je suis sérieux
Par gondalah

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Si vous sous entendiez que O. Fillod a vu la vierge en s'imaginant que Science et vie est un vrai magazine de science et d'information... Je trouve votre post très comique....
Par A

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Citation:
Smiley entrain de se bidonner

:-D

Mon Dieu ! Je n'avais pas vu que vous aviez commenté ici...l'autre, tapie dans l'ombre et pistant les commentaires..., risque de débarquer aussi..!



Modifié 2 fois. Dernière modification le 20:13 le 06/01/2013 par A.
Par gondalah

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

mal placé



Modifié 1 fois. Dernière modification le 21:30 le 06/01/2013 par gondalah.
Par Laurent

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Je viens juste de regarder la chronique de S.Bolher que j'ai recoupé avec l'article d'Odile Fillod cité plus haut . Ses erreurs factuelles semblent toutes relevée d’une même cause, notre bonhomme en plus de ne retenir que les études qui confortent ses intuitions, n’y lit que ce qu’il veut bien y lire. Il n’a en fait pas d’autre intuition que celles de monsieur tout le monde, alors où est donc passé son esprit scientifique depuis sa thèse?



Modifié 2 fois. Dernière modification le 07:30 le 05/01/2013 par Laurent.
Par Florence Arié

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Décidément je crois qu'on n 'aura pas de réponse...
Par gemp

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Par poisson

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

The answer is blowing in the wind.
Il y a beaucoup de malcompreunette dans cette affaire. Bohler soulève un pan de rideau sur des études, sa parole les avaliderait? Sauf qu'il n'est pas à lui tout seul un comité de lecture. Si on comprenait mieux sur quoi s'appuie la communication, la publicité, le management, le commerce, l'aménagement du cadre de vie, pour mieux avoir la maitrise de nos comportements à des fins trop philanthropes et décentrées de l'individu pour être honnêtes, on pourrait construire un discours critique.
Reprocher aux vulgarisateurs de ne pas construire le discours critique en même temps... Personnellement ça me laisse plus de libre arbitre si Bohler ne donne pas juste son avis. Et pour le détail des limites de chaque étude, il n'a pas le temps de les dire toutes, un cadre d'expression est un cadre, avec ses limites aussi.
L'étude qui constaterait un sexisme quelconque serait responsable du sexisme?
L'étude qui montrerait la silhouette féminine attendue dans tel pays serait invalidée par une silhouette opposée dans telle autre culture?
Personnellement je manque de données pour savoir si Bohler est un imbécile ou pas :-) et si il porte à lui tout seul toute la responsabilité de ma condition féminine. Déjà que j'ai du mal à mettre le h du bon côté du l... Par contre ce qu'il raconte m'intéresse et alimente une réflexion pour lui donner des points d'appui, dans la réfutation aussi. De là à réfuter sa personne en bloc, ce serait abusif, je ne comprends pas la démarche.
Par gondalah

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Je vous remet ici un extrait du discours de Bohler (dans cette émission) que j'ai cité plus haut :
Mais à la limite, je me suis rendu compte que ces études étaient matérialistes et réductionnistes. Il faut garder à l'esprit que ça n'enferme pas la réalité du rapport amoureux entre les individus. Ce sont des statistiques ("ouf" de DS). Voilà, et parfois, je me suis dit quand même, faudrait pas croire non plus qu'ils s'aiment pas, je me suis dit quand même, il est peut être complètement amoureux d'elle, et vice versa... voilà, il y a les deux versants..
Bon certes ce n'est qu'une phrase sortie de son contexte. Pourtant, il serait intéressant que Bohler nous en donne un approfondissement.
"faudrait pas croire non plus qu'ils s'aiment pas". C'est quoi l'amour? Des réactions chimiques, ou un coup de baguette magique?
Vulgariser su le thème du rapport amoureux, ça serait normalement nous donner un début de réponse. Pourtant Bohler sépare les deux. Le chimique et le magique. Il y a des études qui nous disent que les femmes sont attirées par certains critères. Soit. Finalement pour lui, ces études viennent confirmer pourquoi un top modèle se marie avec un milliardaire. Mais en dehors de cette attirance, ils sont peut être amoureux... Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, mais il y a quand même je trouve quelque chose d'accablant pour Bohler d'en arriver à cette conclusion. Il ne contextualise même pas les études qu'il nous cites... C'est comme s'il parlait de deux choses différentes. Le scientifique et le magique. On pourrait presque croire qu'il croit en dieu... sacrée conflit d'intérêt pour un scientifique...

De là à réfuter sa personne en bloc, ce serait abusif, je ne comprends pas la démarche.
Pour ma part, je me moque de Bohler, mais je ne comprends pas l'intérêt de cette chronique. Elle ne m'apprend rien, ne me fait pas réfléchir.... Elle est complètement vide...
Comme je me pleins souvent qu'@si ne traite pas certains sujet, j'enrage d'autant plus de cette perte de temps et d’investissement.
Par J-net

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Il est tout de même facheux que S. Bohler ne réponde strictement rien.

Je suis une inconditionnelle d'@si. Inconditionnelle signifiant que je ne mets pas mon abonnement dans la balance quand un chroniqueur ne me revient pas, je passe mon chemin ou je laisse un commentaire critique dans le forum, point. En revanche, je trouve profondément horripilant que l'on me "vende" le réabonnement (je n'ai pas besoin d'être convaincue, mais je sais bien qu'il s'agit d'une lettre-type) justement en faisant référence aux chroniques de Bohler et alors même que cette mise en cause (tout à fait désagréable pour l'intéressé et pour son patron peut-être... mais alors qu'il réponde, m... !) couve sous la cendre...

Pourrait-on retrouver un peu de cohérence ?
Par Moz

Re: Bohler : les hommes, les femmes, et nos cerveaux

Oh oui j'ai également beaucoup apprécié cette relance.
Mais rassurez vous, même demandé par mail (et poliment), on obtient pas plus de réponse.
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