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Réunions non-mixtes : "Quand on est noir en France, on est dominé"

Audrey Pulvar et Christine Delphy débattent

"Interdit aux Blancs" : ces trois mots ont suffi à embraser la toile à propos d'un festival afroféministe qui doit se tenir fin juillet à Paris. Émoi et colère de l'extrême droite, de certaines associations anti-racistes, et de la maire de Paris. Mais de quoi s'agit-il exactement ? En quoi, depuis quand la non-mixité est-elle ressentie comme nécessaire par certains militants et activistes ? Cette non-mixité est-elle une ségrégation ou une technique de lutte plus efficace ? Pour répondre à ces questions : Audrey Pulvar, journaliste à CNews, qui s'est prononcée sur Twitter contre les réunions non-mixtes, et Christine Delphy, sociologue, chercheuse au CNRS dans le domaine des études féministes ou études du genre. Elle est l'une des fondatrices du Mouvement de Libération des Femmes (MLF).

Extrait de l'émission:


Le résumé de l'émission, par Robin Andraca :

A chaque été, désormais, sa polémique sur les réunions non-mixtes ? Après le camp d'été décolonial non-mixte de Reims, en août 2016, le collectif Mwasi organise cette année un festival afroféministe, Nyansapo, qui doit se tenir à Paris fin juillet. Un festival où trois espaces de discussion seront réservés respectivement aux femmes noires, aux personnes noires et aux femmes racisées. Cette perspective n'a pas plu à la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a demandé l'interdiction du festival dans une série de tweets publiée ce 28 mai. Avant d'annoncer le lendemain, toujours sur Twitter, que le festival aura bien lieu, et que les ateliers non-mixtes se tiendront dans un cadre strictement privé, et non dans un lieu public. Ce qui pour Mwasi, qui refuse de répondre à la presse, était en réalité prévu depuis le départ.

A l'orée de cette polémique, des tas de questions se posent. Il y a d'abord celle du vocabulaire. Dire "festival interdit aux Blancs", comme l'a immédiatement relevé l'extrême droite, avant d'être repris au mot près par la LICRA, puis par Hidalgo, puis par France 3, est-ce faux ? Pour Christine Delphy, "non, et on peut comprendre que les gens le traduisent comme ça. Mais ce sont les Noirs et les personnes racisées en général qui sont exclus, et ça, les Blancs le savent très bien (...) C'est l'extrême-droite qui a lancé ça, et je pense que ça aurait dû rester dans les mains de l'extrême-droite".

Comment expliquer que la LICRA et SOS Racisme critiquent ces réunions non-mixtes ? "Ça prouve peut-être qu'elles ne sont pas anti-racistes", estime Delphy. "Une association anti-raciste comprendrait complètement que les personnes qui sont les victimes d'une oppression spécifique, et qui ont envie d'en discuter entre elles, se réunissent". Pour Audrey Pulvar, "Si jama

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Commentaires d'utilité publique

Réunions non-mixtes : "Quand on est noir en France, on est dominé"

Je pense que Pulvar possède un tropisme bien propre à nous, les dominants, qui est celui de l’universalisme Français issu des...

Par radiohead
le 02/06/2017
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