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"Partager le pouvoir à Charlie Hebdo n'a jamais été possible"

Marie Bordet (Le Point) et Laurent Telo (Le Monde) racontent l'après 7 janvier

C'est une bande de potes rigolarde devenue du jour au lendemain une icône mondiale, barricadée, bunkérisée. C'est une troupe de journalistes retranchés derrière une impitoyable conseillère en communication. C'est un journal d'origine libertaire qui a été déchiré par une bataille entre actionnaires et salariés dans la meilleure tradition capitaliste. Dans tous ces paradoxes, vous aurez reconnu Charlie Hebdo, sujet d'une remarquable enquête qui paraît ces jours-ci aux éditions Fayard : Charlie Hebdo, le jour d'après. Pour en discuter, les deux auteurs de cet ouvrage : Marie Bordet, journaliste au Point et Laurent Telo du Monde.

Extrait de l'émission:


Le résumé de l'émission, par Robin Andraca :

Le 7 janvier 2017, TF1 va interviewer Riss, directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, pour lui demander si l'esprit de son journal existe encore, deux ans jour pour jour après les attentats qui ont décimé une grande partie de la rédaction. L'entretien n'est pas tourné dans les nouveaux locaux du journal, pour des raisons évidentes de sécurité, mais dans "un lieu neutre", précise la voix off de TF1. Pas si neutre que cela, en réalité, comme le remarquent immédiatement nos deux invités : c'est en fait dans les locaux de Majorelle, la société de conseil en communication d'Anne Hommel, que Riss est interviewé. Hommel, qui a par ailleurs pour clients Dominique Strauss-Kahn, Anne Sinclair, Matthieu Pigasse ou encore Jérôme Cahuzac, avait en effet été appelée à la rescousse par Richard Malka, l'avocat de Charlie. Avec pour mission de prendre en main, ou plutôt de verrouiller, la communication des Charlies dès le 8 janvier 2015. "On voit ça au niveau des commémorations, un an après, début janvier 2016. On voit que, médiatiquement, ne sont invités que les personnes de la direction, c'est à dire cinq, six ou sept personnes au maximum", explique Bordet.

Hommel a-t-elle accepté de répondre aux questions des deux journalistes ? Non. "On l'a appelé, elle a refusé de nous répondre. Elle nous a dit : «C'est intriguant de parler de ça. Ils sont tous fracassés. C'est pas bien»", détaille Telo, avant d'ajouter : "C'est l'argument qu'elle ressort à tous les journalistes. Pour chaque demande de journaliste qu'elle ne veut pas traiter, elle répond ça et c'est vrai que c'est très compliqué. C'est un argument qui est infaillible (...) On s'est demandé, nous-même, si ce n'était pas immoral de faire ça". Combien de temps ? "Trois minutes !", répondent les deux journalistes, persuadés qu'ils tenaient-là un bon sujet. (Acte 1)

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Commentaires d'utilité publique

"Partager le pouvoir à Charlie Hebdo n'a jamais été possible"

Cet après-Charlie est consternant. Cavanna se retourne dans sa tombe, Choron les envoie tous se faire foutre ... ça remonte ...

Par Catala93
le 20/01/2017
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