Chez les éconautes

Un voyage en Patago-conomie, pays si proche mais aux dialectes si mystérieux. Par Anne-Sophie Jacques, voyageuse néophyte (ou presque) en économie, mais experte en désossage des jargons.

deux euros
chronique du par

Un "attentat financier" contre la dette française, vraiment ?

Hauts cris et approximations

La France visée par un attentat des marchés financiers ? La rumeur l’affirmait : le 16 avril, la mise en service d’un nouvel outil de spéculation devait envoyer notre dette publique périr dans les flammes de l’enfer. Une conséquence des menaces de Hollande lancées à la figure des marchés? Un appel de la finance à voter Sarkozy ? Une info montée en mayo ? Finalement, selon La Tribune, le produit a eu peu de succès pour son premier jour. L’éconaute est partie sur les traces de ce tapage politico-médiatique.


Tout commence par un article (accès payant) paru le 22 mars dans Les Echos, annonçant le retour des contrats à terme sur les OAT (obligations assimilables du Trésor), autrement dit sur la dette française. Ces contrats, nommés "Euro OAT", sont proposés par Eurex, la bourse allemande des produits dérivés. A qui servent-ils ? "Aux investisseurs qui pourront les utiliser pour se protéger contre les variations de taux d'intérêt ou couvrir leurs positions", écrivent Les Echos. C'est-à-dire ? Les nouveaux contrats proposés par la bourse allemande se classent dans la catégorie des contrats à terme, qui permettent à un investisseur de décider d'acheter ou de vendre un titre dans le futur, à une date fixée à l'avance. Si vous détenez un produit que vous devez vendre prochainement, et que vous craignez que les cours ne chutent d'ici là, vous pouvez utiliser cet instrument pour garantir le prix auquel vous vendrez votre produit. A l'inverse, si vous êtes acheteur, vous pouvez l'utiliser si vous pensez que les cours vont monter rapidement : en achetant à un cours déterminé à l'avance, vous gagnerez de l'argent.

On comprend, à l’aide du titre des Echos, que les contrats à terme sur la dette française ne sont pas nouveaux. Et en effet : "(ils) avaient connu un grand succès dans les années 1990. Mais la disparition du Matif (Marché à terme des instruments financiers) - notamment à cause de la concurrence d'Eurex- avait scellé leur sort."

Jusque là, rien d’alarmant. C’est Marc...

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