"Pauvre con" : L'Elysée exprime des regrets, mais pas Sarkozy
Le casse-toi pauvre con du Salon de l'agriculture, n'aura pas seulement soulevé une tempête politique, et réactivé les questions sur le narcissisme compensatoire de Nicolas Sarkozy.
Il aura aussi été à l'origine d'un pataquès médiatique.
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En bas de page un sous-titre Sondages, pouvoir d'achat, vie privée : Nicolas Sarkozy répond aux questions de nos lecteurs, hier à l'Elysée
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Au Salon, J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre
A l'intérieur, la première double page est surmontée d'une citation d'une phrase de Nicolas Sarkozy à propos du désormais célèbre "pauvre con", au Salon de l'agriculture. Sarkozy semble y regretter son emportement.
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Comme d'autres émissions d'information, ce même mardi 26 février, La Matinale de Canal Plus présentée par Bruce Toussaint, évoque la Une du Parisien.
Puis vers 08 h.10, dans la séquence le J.T. des Médias, l'équipe de Canal Plus, interroge au téléphone Dominique de Montvalon, le directeur-adjoint de la rédaction du Parisien- Aujourd'hui en France.
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Stupéfaction : Montvalon annonce que Sarkozy ne s'est pas excusé, n'a pas prononcé la phrase mise en exergue de la double page. Le texte de l'entretien a été "amendé par l'Elysée". Les lecteurs présents à l'Elysée retrouvent dans le journal quelque chose que le président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu. explique Montvalon qui assure avoir été pris de court, à 23 heures, par le texte renvoyé par l'Elysée, et annonce la publication pour le lendemain de la version originale de l'entretien. Ecoutez la petite bombe de Montvalon
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Dans la deuxième double page du journal, sous le titre Et soudain Carla apparut... Didier Micoine et Nathalie Schuck, journalistes du Parisien,
font allusion à des passages de l'entretien supprimés lors de la
relecture à l'Elysée.
On apprend ainsi que Sarkozy s'est posé en victime des médias, et qu' il a été fait allusion au prétendu SMS envoyé à Cécilia Sarkozy, même si ces passages ont été supprimés. Mais aucune allusion n'est faite, dans les colonnes du journal, à la phrase rajoutée, et choisie par le journal pour titrer la double page.
L' agence Associated Press a été la première à faire état de la révélation faite par Montvalon à Canal Plus.
L'agence Reuters a réagi en deuxième, à 9 h. 20. Mais l'Agence France Presse, qui avait cité la phrase attribuée à Sarkozy dans Le Parisien dès 1.30 h du matin dans la nuit du 25 au 26 février, a attendu la fin de matinée du 26 février pour évoquer l'intervention de l'Elysée dans la version publiée par le quotidien. Envoyée par la rédaction à 11 h 30 (sans être estampillée Urgent), la dépêche a patienté près de deux heures à la rédaction en chef, et n'a été publiée qu'à 13 h.15.
Selon l'Elysée, interrogé mardi par Reuters, « Nicolas Sarkozy ne l'a peut-être pas dit sous cette forme-là » et « cela a été remis en forme à la relecture ». On insiste, de même source, sur un "état d'esprit" concordant avec les propos publiés.
Lire aussi la chronique de Daniel Schneidermann: Sarkozy et Le Parisien, hors-jeu tous les deux.
le 28/02/2008
le 26/02/2008
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