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Affaire DSK : la lessiveuse qui blanchit Woerth

25 secondes sur l'affaire Bettencourt dans Mots Croisés (F2)

Il était temps de mettre un peu de morale dans la vie politique ! C'est l'ancien ministre du budget, Eric Woerth, qui s'en est chargé sur France 2 lundi 30 mai. Invité à débattre sur le plateau de Mots Croisés avec entre autres le socialiste Vincent Peillon, Woerth a commenté les conséquences des affaires DSK et Tron sur la sphère politico-médiatique en distillant de nombreux conseils. Woerth était d'autant plus à l'aise qu'Yves Calvi et ses invités ont failli oublier de parler... de l'affaire Bettencourt.Il a fallu attendre quarante-cinq minutes d'émission pour que Peillon ose s'attarder un court instant sur l'affaire qui a valu à Eric Woerth d'être écarté du gouvernement. Avec DSK, Woerth a donc peut-être trouvé la lessiveuse qui lave plus blanc que blanc.


Eric Woerth dissertant longuement sur la morale en politique? C'était lundi soir sur France 2. Les affaires DSK et Tron? Il faut faire la différence entre la justice et la morale. Woerth ne veut pas d'un "Etat moralisateur". D'ailleurs, il en a marre des leçons de morale. Un exemple ? La gauche qui fustige la politique de la droite vis-à-vis des plus riches. Selon l'ancien ministre, particulièrement affûté sur ce sujet, la majorité présidentielle n'a jamais "protégé" les riches, lesquels ne doivent pas être stigmatisés (les pauvres...). "Il ne faut pas les mettre au ban de la nation" déclare Woerth en invitant la gauche à cesser ce débat "extraordinairement populiste" et "extraordinairement malsain". Avec l'étalage de la richesse de DSK (sa prison dorée à Manhattan et les frais employés pour sa défense), la gauche n'aurait pas de leçon à donner à la droite dans ce domaine.

Très remonté, Woerth s'en est aussi pris à la presse. Et notamment à Libération, représenté sur plateau de France 2 par le journaliste Jean Quatremer, premier à avoir émis des doutes sur l'attitude de DSK avec les femmes. D'après Woerth-la-Morale, les journalistes publieraient plus facilement des informations "un peu moins sûres" sur internet (pense-t-il à un site fasciste en particulier ?) "Plus ça fait vendre, et moins on vérifie l'information", mais "il faut des règles car on ne peut pas traîner des gens dans la boue" s'agace Woerth qui invoque les "droits de l'homme" sous le regard...

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Commentaires d'utilité publique

Affaire DSK : la lessiveuse qui blanchit Woerth

C'était ignoble ! Ce grotesque donneur de leçons pontifiantes s'étale un peu partout sur les plateaux ces jours-ci, alors ...

Par Pat de Saint-Rémy
le 31/05/2011
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