Comédiens qui s'exilent fiscalement, critiques de films complaisantes, révélations fracassantes sur les cachets des stars: coups de projecteurs sur les coulisses des tournages. Clap.

Publié le 03/01/2013  Alimenté le 13/11/2017
nouveau media
chronique du par

Un voyage dans les musiques de films

I) Grandeur et décadence de l'empire austro-hongrois

La mort du compositeur anglais John Barry est l'occasion de rappeler le rôle prépondérant de la musique dans le souvenir cinématographique (exemple de James Bond, évoqué par une simple signature musicale). Et si toutes les musiques imaginables ont été utilisées au cinéma, tous les styles n'y sont pas égaux. Formé au Jazz et à la Pop, John Barry a dû, comme beaucoup d'autres, suivre des règles instituées par la musique symphonique d’inspiration austro-hongroise qui, 80 ans après son arrivée à Hollywood, continue de fournir les bases quasi-incontournables du genre.

"Ta tiin ta tiin tada dada wiii…" Souvenez-vous. C'est ce que vous chantiez au square et dans la cour de récré, à cheval sur votre bout de bois ou sautant d’un muret, entre deux onomatopées censées figurer un coup de feu ou un pistolet laser. Et des années plus tard, lors d’un baiser fougueux, une nappe de violons vous avait discrètement chuchoté à l’esprit "da doouu dou diii doumm". A la façon d’un Monsieur Jourdain, vous faisiez alors du Korngold ou du Steiner sans le savoir.

La présence d'une musique, soutenant l’action et les sentiments, s’est imposée comme une évidence via le cinéma populaire du XXème siècle. Et malgré l’évolution des courants musicaux, le style originel du poème symphonique et de la musique à programme, d'inspiration austro-hongroise, demeure une constante dans la musique de films actuelle comme dans celle des jeux vidéo. Tentatives d’explications.

 

Quand le Muet chante

L’idée d’accoler de la musique au Cinématographe naît au départ d’un désir d’exorcisme. Passée la fascination des images en mouvement, certains spectateurs de la fin du XIX e siècle ressentent un vrai malaise face à ces "silhouettes fantomatiques" qui se meuvent dans l’obscurité et le plus grand silence.

 

Très vite abandonné par la bourgeoisie, une fois son effet de mode passé, le Cinématographe se voit reclus aux ambiances de fêtes foraines, accompagné d’un piano ou d’un orgue (dont certains sont augmentés d’accessoires qui permettent déjà de "bruiter" les œuvres)....

Déjà abonné ?

Email      Mot de passe   

Derniers articles dans ce dossier...

nouveau media

Peut-on mesurer le degré de sexisme d'un film ?

Zoom sur le test de Bechdel

observatoire publié(e) le 13/11/2017 par Capucine Truong

Peut-on mesurer le degré de sexisme d'un film? Inventé par l'autrice de bande-dessinées américaine Alison Bechdel, le "test de Bechdel" permet de distinguer les films dans lesquels les femmes tiennent de véritables rôles, au coeur de l'intrigue, de ceux dans lesquels elles ne sont que ...

Rochefort Sy

Jean Rochefort, Omar Sy, oracles télé

chronique publié(e) le 10/10/2017 chez les matinautes

Jean Rochefort est mort, Omar Sy est en promo. Deux comédiens populaires, immensément familiers, se partagent les écrans. La télé rediffuse en boucle les scènes culte de Un éléphant ça trompe énormément. Et elle diffuse aussi intensément la bande-annonce de Knock, le nouveau film de Sy. ...

nouveau media

Trois bandes obliques ? Un film de femmes arabes !

chronique publié(e) le 08/03/2017 chez Alain

À la demande de plusieurs aimables @sinautes, voici quelques rapprochements d'affiches de films récemment parus ou à paraître. On verra par là que les vertus du papier carbone sont infinies, que le mieux est l'ennemi du bien, et que la vie est un éternel recommencement.Il a déjà tes yeux et ...

Tous les contenus de ce dossier >

Par mots-clés

Commentaires d'utilité publique

Ceci est-il un acteur ?

Je tiens à saluer le retour de Rafik Djoumi et de ses chroniques passionnantes et dissonantes. Vous nous avez manqué, ...

Par LolranLenz
le 11/11/2011

Voyage dans les musiques de films, deuxième époque

Bon, sur le précédent forum, je n'ai pas répondu à la petite dizaine d'affirmations par lesquelles on (il) prétendait ...

Par Rafik Djoumi
le 14/02/2011

"Le cinéma n'a rien à voir avec la littérature"

Je serais très friand d'analyses de séquences hebdomadaires de Rafik. Pas la peine de faire long, ni d'avoir des invités. Un ...

Par Paul Calori
le 30/12/2010
Tous les forums >