Une vidéo de violences policières fait polémique en Allemagne
Une vidéo montrant un groupe de policiers frappant un cycliste en marge d'une manifestation pour la défense de la vie privée sur Internet, qui a rassemblé une dizaine de milliers de personnes, à Berlin, samedi 12 septembre, provoque une polémique en Allemagne.
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Voici les images avec des ralentis aux moments critiques |
La vidéo a été mise en ligne par un blogueur, puis reprise notamment par le site d'informations netzpolitik.de. L'homme au T-shirt bleu aurait abordé les policiers après que ceux-ci auraient rudoyé une de ses connaissances. Il leur aurait alors demandé leur numéro de matricule.
La police a commencé par justifier la violence de ses hommes en assurant que l'inconnu en bleu voulait libérer une personne appréhendée, avant de reconnaître que les policiers étaient allés trop loin.
Le site du quotidien de gauche Tageszitung (taz.de) estime qu'il n'y a pas de provocation visible sur la vidéo, tout en reconnaissant que certains manifestants ont bien provoqué la police lors de la manifestation. Pour le journal Bild par contre, il
est évident qu'il s'est passé quelque chose avant entre la police et
le manifestant, un événement qui aurait agacé les policiers. L'homme
était semble-t-il en train de noter sur un papier le matricule et la
description des policiers auxquels il avait à faire. Papier que personne
ne retrouve aujourd'hui, déplore l'avocat de la victime Johannes Eisenberg.
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La scène s'est déroulée non loin des membres du Chaos Computer Club
(célèbre groupe de hackers allemands), et plusieurs manifestants avaient
des appareils photo numériques : la scène a été filmée plusieurs fois. Elle est d'ailleurs visible d'une autre perspective sur cette vidéo postée sur Youtube. Cela dure quelques secondes |
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La police a ouvert une enquête sur l'incident concernant deux policiers, "pour coups et blessures dans l'exercice de leur fonction", explique le quotidien berlinois Der Tagesspiegel. Elle essaie aussi de déterminer si d'autres policiers sont concernés. Les enquêteurs ajoutent qu'ils ont essayé vainement de contacter le cycliste mais ne l'ont pas encore entendu. L'avocat du cycliste, lui, se dit surpris que les deux policiers n'aient pas été suspendus, mais réaffectés.
Le débat a rebondi au Parlement de Berlin : le parti des Verts a demandé que tous les policiers en uniforme portent un badge avec leur nom pour permettre de les identifier plus facilement.
De son côté, le site du Spiegel cite le chef de la police berlinoise, Dieter Glietsch, qui répond aux critiques que les plaintes contre les policiers sont en baisse avec 636 procédures en 2008, ce qui serait le chiffre le plus bas depuis 1999.
le 16/09/2009

