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Facebook, Twitter, nouveaux médias ?
Facebook, Twitter, et autres réseaux sociaux, hypnotisent les medias (surtout les médias en ligne), qui leur prêtent un rôle immense. Trop ?
Publié le 06/01/2008  Alimenté le 13/01/2010
observatoire le 15/06/2009 par Sophie Gindensperger

Iran : les "forçats de l'info" des médias en ligne adorent Twitter

Et seulement eux ?

Impossible d'y échapper : le traitement des élections iraniennes et de leurs suites sur les sites de presse français (Le Monde.fr, Libé.fr, Le Post.fr) passe par la case Twitter.

Ce site (dont @si vous a déjà longuement expliqué le fonctionnement) est au centre de toutes les attentions. Son utilisation par des opposants d'Ahmadinejad pour diffuser des informations, photos ou vidéos, fascine les "forçats de l'info" qui fabriquent les médias en ligne, et auxquels nous consacrions une de nos dernières émissions. Tout en dissertant longuement sur la question, tous en arrivent à peu près à la même conclusion : les infos véhiculées par le réseau social manquent de fiabilité.

"Iran : alors que la presse galère, l'info vient de Twitter et Youtube", titre par exemple Lepost.fr. Entre vidéos et photographies, l'article relaye une citation trouvée sur le blog Palpitt, qui cite lui-même le site de la RTBF, mettant en garde les internautes : "Les informations provenant de Twitter sont "parfois contradictoires, toujours partisanes et nécessitant en tout état de cause une prise de recul importante avant d'en tirer la moindre conclusion", insiste Palpitt."

Lepost-twitter-Iran


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

Lemonde.fr n'est pas en reste, avec un papier intitulé "En Iran, le conflit passe aussi par le Web".

L'article cite une phrase qui a tourné sur le réseau de micro-blogging pendant le week-end : "La révolution ne sera pas télévisée, elle sera twitterisée". L'article indique que le réseau est lieu de batailles entre les deux camps, avant d'expliquer que seul un des deux camps l'utilise :

"Mais Internet a finalement plus été un lieu de batailles entre partisans des deux camps. Ainsi, les comptes Twitter sont avant tout tenus par des étudiants présents dans les manifestations et farouches soutiens de Moussavi, face à Ahmadinejad. Les blogueurs iraniens semblent issus de l'élite éduquée iranienne, opposée aux conservateurs, et qui peut accéder au Web."

20minutes.fr-twitter 20minutes.fr se concentre dans un premier temps sur le mouvement d'humeur qui a animé le réseau Twitter ce week-end : de nombreux utilisateurs de Twitter ont reproché à la chaîne américaine CNN de ne pas couvrir les manifestations anti-Ahmadinejad.

"Le site Read Write Web implore même le puissant média de chercher des infos du côté de Twitter où les témoignages de personnes apparemment sur place et les commentaires d’internautes du monde entier défilent en un torrent continu. Avec toujours le même bémol: ces infos, qui défilent à toute vitesse, sont publiées sans vérification journalistique, donc sujettes à caution", indique l'article.


L'article braque aussi les projecteurs sur un site, Flash Politique,"basé en France, fait partie de ces personnes qui «twittent» l’info sur l’Iran. Derrières les manettes, un étudiant, Romain Delacroix, et un lycéen Hugo Roussel. Contactés par 20Minutes.fr, ils reviennent sur leurs méthodes de travail: «On n’a personne sur le terrain. Mais on a constaté que Twitter était en de plus en plus utilisé, car cela permet de s’informer vite, surtout que les communications sont coupées là-bas. Donc on s’en sert pour suivre ce qu’il se passe.»"

Leur méthode de travail ? "On a repéré des personnes qui twittent et dont les infos sont confirmées ensuite par les agences de presse, donc leurs informations sont a priori fiables. Et on échange des mails avec certains d’entre eux.»"




Liberation-Twitter-revolution
"Iran, la révolution Twitter ?", s'interroge Liberation.fr , qui relativise en conclusion : "Le site The Inquisitr souligne que l'information fournie par Twitter n'est que «primaire, brute et non-filtrée». Parler d'une «révolution» via Twitter en Iran est donc peut-être trop hâtif. Le précédent de la Moldavie, en ce sens, est éloquent. Comme le rappelle le site Mediatrend, les mouvements contestaires nés en avril dernier dans ce pays d'Europe orientale, par le biais des plateformes de microblogging, se sont vite éteints. «Il semble que l'on présente abusivement Twitter et les réseaux sociaux comme étant l'outil de mobilisation. Il en existe un plus simple: le téléphone», conclut Mediatrend."
Même chose pour Lexpress.fr qui l'exprime dans son titre : "révolution Twitter ou révolution tweetée" ? "Dans le cas de l'Iran, les internautes portent une revendication politique: tous ou presque supportent les candidats d'opposition, notamment Moussavi. Comme en Moldavie, ils défient le pouvoir en place. Mais comme en Moldavie, ils ne représentent qu'une portion congrue de la population."
Lexpress.fr-Revolutiontwitteroutweetee

 

ce contenu se trouve aussi dans le(s) dossier(s) : Iran : tumultes et opacité
Mots-clés : forçat, Internet, Iran, journalisme, Twitter, web 2.0



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