Susan Boyle craque, la presse accuse la télé...et le public
En Grande Bretagne, la presse "populaire" rassure sur l'état de Susan Boyle, son idole surmenée, hospitalisée dans une clinique après avoir "craqué", tandis que la presse "sérieuse" s'interroge sur les responsabilités des producteurs de l'émission.
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L'article explique que certains spectateurs ont contacté l'OFCOM (équivalent du CSA) mais celui-ci n'est pas concerné par les problèmes psychologiques des concurrents d'émissions télévisées. Et Simon Cowell, le producteur, assure qu'il se sent très concerné par sa santé. |
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The Independent titre sa double page (ci-dessous) : "Brisée par le jeu de la célébrité" et indique en sous-titre "Susan Boyle était la star la plus improbable du monde, mais son effondrement met le rôle de la télévision sous les projecteurs"
Marjorie Wallace, dirigeante d'une association d'aide psychologique, Sane, dit : “Les
enjeux sont très importants dans des
shows comme Britain’s Got Talent, c'est un défi pour n'importe qui.
Certains ont besoin de soutien pour supporter cela, mais vous ne pouvez
pas nécessairement prédire comment les gens réagissent aux déceptions,
et de toute manière vous ne pouvez pas empêcher les gens de participer
à ce genre de concours."
En haut de page à droite Raj Dhonota qui fut concurrent dans The Apprentice 2005 témoigne :"Laissez-moi commencer par dire que les producteurs ont un travail à faire. Ce job c'est de faire de l'audience. C'est sur cela qu'ils sont jugés. Et quand on voit le succès de certaines émissions de téléréalité, on voit que la plupart d'entre eux font leur métier exceptionnellement bien. Mais si les buts sont atteints, et la guerre de l'audience est gagnée, quel est le prix a payer ? Ce sont les participants qui paient le prix le plus lourd. Selon ma propre experience pendant l'émission The Apprentice, ces producteurs ne s'intéressent absolument pas au bien être des candidats ni comment leurs manipulations au montage peuvent influencer leurs vies."
Dans la même page de droite, le deuxième article explique : "Le talent ne suffit jamais, il faut du cran pour survivre à la célébrité" dit le titre. "Ne rêvons pas. Cela a toujours été sauvage. Depuis le début, la nouveauté de Boyle était qu'elle ne ressemblait pas et n'agissait pas comme elle pouvait chanter. Le public et les juges de Britain's Got talent se préparaient à rire aux dépens de Boyle jusqu'au moment où elle a ouvert la bouche et confondu ces soi-disant critiques. Susan Boyle est loin d'être la première vedette à battre en retraite vers la clinique Priory. Mais elle est sans doute celle qui est passée le plus vite de la découverte de la célébrité à l'épuisement avec une rapidité exceptionnelle. Pauvre femme. C'était trop pour elle."

Le Guardian consacre une seule page à l'affaire Boyle
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"La chaîne ITV sous les feux de la critique après l'entrée de Susan Boyle dans une clinique privée." "L'héroïne de Britain’s Got Talent, Susan Boyle a été prise en charge dans une clinique privée du nord de Londres après avoir été admise pour épuisement, un rebondissement qui pose des questions sur la manière dont les stars de la téléréalité sont soutenues." "Scotland Yard a confirmé que la police a été appelée à 18 h dans un hôtel du centre de Londres, où des docteurs assistaient une femme. Cette femme a été conduite avec son consentement dans une clinique. A la demande des médecins, la police a accompagné l'ambulance.” "Mais
on a appris que Boyle – qui a eu des difficultés d'apprentissage à
cause d'un manque d'oxygène à sa naissance – n'avait pas été testée
psychologiquement avant le show, bien que des psychologues soient
disponibles sur demande. La société de production, TalkbackThames, dit qu'elle va modifier
son fonctionnement dans ce domaine." |
Le deuxième article de la page est titré "Le prix de la célébrité instantanée - d'Amy Winehouse à Susan Boyle."
"Le procès de Britain’s Got Talent aussi cruel que soit ce show, n'est peut-être pas aussi évident qu'il n'y paraît. Les mêmes journaux qui évoquent l'effondrement de Boyle évoquent, par ailleurs, l'état très perturbé d'Amy Winehouse, une chanteuse qui a suivi une route plus traditionnelle en commencant par enregistrer un album avant de passer à la télévision. Les problèmes de Winehouse – et d'autres talents comme Lily Allen et Britney Spears – suggèrent que c'est la rapidité du passage à la célébrité qui est en cause, plutôt que la manière dont elle arrive."
"Avec 20 million de télépectateurs plus YouTube et d'autres sites – Boyle a simplement connu une version accélérée du parcours habituel : totalement inconnue puis admise dans une clinique privée en 7 semaines au lieu de quelques mois pour des professionnels endurcis. Et les producteurs de disques ne font pas passer de tests psychologiques avant d'auditionner quelqu'un."
Un autre article en page débats demande "Qui faut-il blâmer pour la détresse de Susan Boyle ?"
![]() The Guardian mardi 2 mai 2009 |
"Qui est
responsable quand un concurrent d'une émission de téléréalité craque
sous la pression ? Il est facile de s'en prendre aux médias ou aux
producteurs du show, mais la responsabilité principale repose sur nous,
le grand
public." "Quand Susan Boyle a souhaité entrer en clinique ce weekend, nous avons vu le résultat amer de notre fausse conception du bonheur (...) Première erreur croire que le bonheur vient du succès, du nombre de clics sur YouTube ou d'un salaire énorme (...) Seconde erreur croire que le bonheur instantané est le même qu'un bonheur qui dure." |
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"Susan Boyle qui est soignée pour épuisement paie le prix de sa
célébrité instantanée. Ne cherchons pas d'autres coupables que
nous-mêmes" explique le chapeau de l'article qui parle de "La
loi de Boyle : dans les semaines qui se sont écoulées entre le triomphe
initial et sa seconde place dans la finale de samedi, elle a été
sollicitée, moquée, adorée, critiquée, encensée, et jamais laissée
tranquille." |
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le 18/04/2009
le 30/05/2008
le 30/05/2008




