Connectez-vous au site



Vous avez oublié votre mot de passe ?
Vous n'êtes pas abonné ?
Vous avez besoin d'aide ?

Vous avez oublié votre mot de passe ?


Connectez-vous au site
Vous avez besoin d'aide ?

Facebook, Twitter, nouveaux médias ?
Facebook, Twitter, et autres réseaux sociaux, hypnotisent les medias (surtout les médias en ligne), qui leur prêtent un rôle immense. Trop ?
Publié le 06/01/2008  Alimenté le 13/01/2010
observatoire le 03/05/2009 par Sophie Gindensperger

Twitter, Facebook, etc : guide de survie en réseau social

(à l'usage des non pratiquants)


Logo Twitter
Follower, poker, twitter, mettre à jour son statut... Le langage des réseaux sociaux (avec ses anglicismes) et leurs pratiques restent encore très obscur à de nombreux internautes. C'est pourtant par eux que passe aujourd'hui une partie importante de l'activité en ligne et par conséquent de l'information. Comment vous y retrouver ? @si vous propose un guide (non exhaustif) de survie en réseau social.

Coup dur pour le petit dernier des réseaux sociaux qui montent : une étude Nielsen Online révélait le 29 avril que 60% des utilisateurs américains de Twitter n'y revenaient pas le mois suivant leur inscription. Une nouvelle étonnante alors que le site a enregistré en 2008 une croissance de 752%. De leur côté, Facebook et Myspace s'en tireraient mieux, avec des taux de rétention deux fois supérieurs à celui de Twitter, à près de 70%.

Twitter ? Vous en avez sans doute entendu parler, mais peut-être n'êtes vous pas un utilisateur averti.


Si vous n'avez jamais été sur une page twitter, ça ressemble à ça picto

Twitter, en anglais, ça veut dire "gazouillis". L'idée est donc de faire "gazouiller" les internautes, à savoir leur faire écrire des micro-notes de moins de 140 caractères qui expriment leur avis, leur occupation actuelle ou toute information qu'ils estiment intéressante.

Sur le fonctionnement, c'est assez proche d'un blog, mais en beaucoup plus court. La brièveté des messages permet de créer une forme de "conversation" entre internautes.

Twitter @si

Car Twitter est avant tout un réseau social. A ce titre, il répond aux classiques du genre : une page personnelle, un "avatar" (photo ou dessin qui représente la personne), quelques renseignements personnels, et la possibilité d'établir des interactions avec les autres. Sa spécificité, c'est son dépouillement. Contrairement à d'autres réseaux sociaux comme Facebook, on ne remplit pas une fiche avec ses goûts musicaux ou littéraires, ni un CV complet.

Mais comment s'insère-t-on dans cette conversation en ligne ? Il suffit dans un premier temps de s'inscrire sur le site à l'aide d'une adresse e-mail, se trouver éventuellement un surnom, et c'est parti. L'internaute peut ensuite mettre à jour ce "statut" de 140 signes, qu'on appelle aussi un "tweet". Après, il va s'agir de lire le statut des autres. Et pour ça, il faut "s'abonner" à sa page, ce qu'on appelle, en langage twitter, suivre quelqu'un (follow). Tous les "tweets" des personnes que l'on a choisi de suivre s'affichent ensuite dans l'ordre antéchronologique sur sa propre page. Les autres aussi peuvent choisir de s'abonner de la même façon à nos mises à jour (nos "followers").

A priori, c'est assez simple. Mais s'insérer dans la "conversation" demande de connaître quelques codes.

Pour répondre à un utilisateur en particulier, il faut ajouter un "@" devant son nom. Pour parler à l'utilisateur arret sur images (qui est à la pointe de la technologie et a donc sa page twitter), par exemple, il faut écrire "@arretsurimages".


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

Si vous souhaitez répéter à tous vos "followers" un tweet intéressant que vous avez lu, vous pouvez "re-twitter". Vous écrivez alors "RT" et précisez qui vous reprenez, par exemple : "RT @arretsurimages.

Autre habitude à connaître : quand on parle d'un thème qui est dans l'actualité et revient souvent dans la conversation, certains décident de donner à ce thème un "mot-clé" ou "hashtag" Celui-ci, par convention, est précédé du signe dièse. Exemple : #obama. Le site hashtag.org agrège ces mot-clé et permet de voir les thèmes les plus discutés sur la plate-forme.

picto Exemple des thèmes en vogue le 30 avril 2009 en début d'après-midi

 

Il existe ensuite quelques subtilités d'utilisation : contrairement à un blog, où il faut se connecter à son compte pour écrire une note, twitter est muni d'un kyrielle d'outils permettant de mettre à jour sa page sans même se rendre sur le site Twitter.com. Ces petites applications, comme "Tweetdeck", vous permettent de visualiser le flux des conversations et de mettre à jour votre statut à partir du bureau de votre ordinateur.

Une spécificité qui jette d'ailleurs le doute sur l'étude Nielsen évoquée plus haut : selon cette étude, 60% des utilisateurs ne viendraient plus sur Twitter après un mois. Or, il est possible que les utilisateurs les plus en pointe twittent justement à partir de ces petites applications et ne se rendent plus sur twitter.com. A priori, Nielsen ne serait en mesure que d'évaluer le nombre de connexions à twitter.com directement (selon mashable.com), et ne compterait donc pas tous les utilisateurs...

Ceci dit, les codes et autres subtilités de Twitter le rendent clairement plus compliqué à appréhender qu'un autre réseau. Mais permet aussi une exploration sans précédent de ce qui anime les "conversations" des internautes, comme le montre cette application "twittervision", qui indique les mises à jour twitter en temps réel sur une carte du monde.

Les journalistes fans de Twitter

Twitter semble pour le moment, en France en tout cas, rester cantonné aux utilisateurs les plus technophiles... et aux journalistes. Ce qui explique certainement que le babillage de twitter soit ultra-traité dans les médias, plus particulièrement les médias en ligne. Ici même, @si s'intéressait en mai dernier à ce qui s'était passé sur Twitter lors du tremblement de terre au Sichuan. Des internautes avaient relayé très rapidement l'événement, assurant avoir pris de vitesse le centre d'étude géologique des Etats-Unis. En août dernier, Libération s'emballait sur le rôle de Twitter dans la communication politique, tandis que, régulièrement, la plate-forme est évoquée comme relais citoyen primordial dans divers événements, parfois un peu rapidement : si Twitter a semble-t-il, gagné ses lettres de noblesse lors des attentats de Bombay, Le Monde s'est un peu enflammé en écrivant que des otages avaient "twitté" en direct. De même pour les manifestations en Moldavie : le rôle de Twitter a été surestimé.

Les journalistes, semble-t-il, sont pressés de voir en twitter une révolution de l'information. Quitte à surtraiter le sujet, comme cette "bagarre" entre CNN et l'acteur Ashton Kutcher qui voulaient être les premiers à avoir un million de "followers" (et qui a finalement assez peu d'intérêt). Ajoutons que Twitter n'a pas pour le moment trouvé comment tirer profit de son audience (pas de publicité, pas d'abonnement à payer). Régulièrement, les serveurs surchargés ne permettent pas d'accéder à son compte.

Facebook logo
A côté de ça, son grand frère Facebook reste le réseau social le plus utilisé au monde, avec 200 millions d'utilisateurs. Celui-ci ne voit pas d'un bon oeil la montée en puissance de ce nouveau concurrent. Fin 2008, il aurait fait une proposition de rachat à Twitter, sans succès.


Facebook a lui aussi eu ses heures de gloire : @si lui a même consacré un dossier. Plus récemment, ce sont les problèmes relatifs à la protection de la vie privée qui ont défrayé la chronique : tel employé trahi par son Facebook après avoir menti pour ne pas venir au travail, tel autre qui a critiqué son employeur., tel policier qui a diffusé de la vidéosurveillance... Des histoires qui trahissent surtout une méconnaissance de l'outil, car la plate-forme permet aux internautes de régler de nombreux paramètres pour pouvoir choisir les informations que l'on veut laisser filtrer à l'extérieur de son réseau. Il est aussi possible de "classer" ses amis, afin, par exemple, de différencier les relations de travail et la vie personnelle. C'est très bien expliqué ici.

Twitter et Facebook ne sont pas des services équivalents. Sur Facebook, être "ami" avec quelqu'un demande que l'autre personne l'accepte aussi. Sur Twitter, cette réciprocité n'existe pas. On n'est pas obligé de "suivre" le flux d'informations de quelqu'un qui nous "suit". Justement, la réciprocité nécessaire dans Facebook fait que l'on a beaucoup plus tendance à être en réseau avec des personnes que l'on connaît déjà dans "la vraie vie". Sur Twitter au contraire, on va plus facilement "suivre" un utilisateur que l'on ne connaît pas du tout, parce qu'on trouve qu'il dit des choses intéressantes. Facebook, à travers la possibilité d'appartenir à des groupes, de faire des tests rigolos et de donner son avis sur toutes les actions de ses amis, est beaucoup plus tourné vers le côté "social" que le commentaire de l'actualité tel que le pratiquent beaucoup de twitteurs.

Quand facebook essaie de copier Twitter

Cette différence, Facebook l'a très tôt prise en compte et a essayé de corriger le tir : le site a par exemple choisi de diffuser l'investiture de Barack Obama en direct sur sa page, permettant à ses membres de commenter en live les événements. Un signe pour le spécialiste Cédric Deniaud que Facebook a décidé de jouer sur les terres de Twitter. Plus récemment, Facebook a opéré une modification importante de sa page principale, en donnant beaucoup plus d'importance à la mise à jour du "statut" de l'utilisateur. Ce qui fait ressembler la page d'accueil de Facebook... à celle de Twitter. Entre les deux, c'est à celui qui réussira à être "LA" plate-forme de conversation en ligne de référence. Ceci dit, grâce à une application comme Hellotxt, cela pourrait être les deux à la fois : elle permet de mettre à jour tous ses statuts en même temps. On a longtemps parlé de blogosphère, on parle aujourd'hui de statusphère.

Et Myspace dans tout ça ? Ce réseau social qui a lui aussi connu ses heures de gloire, a aujourd'hui perdu son aura médiatique. Il est actuellement plutôt l'apanage des musiciens en quête de reconnaissance ou des groupes déjà connus. Récemment encore, le groupe The Cure y a ouvert son espace. Mais par rapport à Facebook, où toutes les pages ont le même design de base, les pages Myspace, modifiées très librement par les utilisateurs, sont souvent trop bariolées et moins lisibles. Peut-être est-ce amené à changer : le nouveau PDG de Myspace est un ancien de chez... Facebook.

Aujourd'hui, les médias semblent n'avoir d'yeux que pour Twitter. Leur intérêt pour tel ou tel réseau suit-il un phénomène de mode ? Peut-être suivent-ils simplement les errances des internautes. Ceux-ci, si l'on en croit le fameux expert américain es Web Cory Doctorow, sont amenés à sauter de réseau en réseau. Car plus un réseau grandit, et plus la possibilité de mélanger ses cercles relationnels, et donc d'être ami avec un ancien collègue que l'on déteste, augmente. "C'est socialement étrange de refuser d'ajouter quelqu'un à notre liste d'amis — enlever quelqu'un de cette liste est quasiment une déclaration de guerre", écrit-il. "Le meilleur moyen de retrouver un groupe d'amis avec SEULEMENT des amis est de créer un nouveau profil sur un nouveau réseau, et d'envoyer des invitations".

 

La nouvelle coqueluche des médias, elle, est aka aki. Ce réseau né en Allemagne permet, grâce aux téléphones mobiles, de savoir si un contact est dans un périmètre géographique proche. Il s'est déjà vu consacrer un reportage sur France 2 ces derniers jours...Peut-être est-il appelé à une carrière médiatique fulgurante... A suivre.

aka-aki

 

Mots-clés : Facebook, Internet, myspace, réseaux sociaux, Twitter



RSS
Le dossier par mot-clés
Sommaire du dossier
Commentaires
"Facebook est le seul endroit où un pédophile n'ira jamais"
Desole de t'apprendre cela mais le forum d'arret sur images est indexe par google...puisqu il est publique et que les non ...
Par Truc
le 15/12/2008
"Facebook est le seul endroit où un pédophile n'ira jamais"
Voulant être dans le coup, dans l'ère du temps, à la page, dans le mouv', branché, cool (rayez la mention la moins in, la ...
Par Rémy
le 12/12/2008
Comment l'imposteur de Facebook a trompé toute la presse
Merci pour l'article, qui appelle vraiment plusieurs commentaires. 1) La crédulité de certains journalistes, alors qu'ils ...
Par Babibocho
le 07/01/2008
Tous les forums Besoin d'aide ?