Chez Daniel

Daniel Schneidermann, journaliste, est directeur de la publication d'@rrêt sur images. Il est par ailleurs chroniqueur au quotidien Libération, après avoir exercé dans deux autres médias traditionnels : au Monde (1979-2003), et à France 5 (1994-2007).

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chronique du par

Les premiers messages du Bataclan

D'abord, tenter de comprendre. Quel signe a été envoyé, par les carnages parisiens de vendredi soir.

Car leurs carnages sont des signes. Pour Charlie, c'était simple. D'emblée odieusement évident. Mais là ? Le Stade de France, un soir de match, avec présence de Hollande, on pourrait comprendre. Personne n'est à l'abri, le président pas plus que les autres.

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Pour le Bataclan, le message est hélas tout aussi limpide. La salle parisienne est régulièrement le théâtre de diverses manifestations de soutien à Israël. Le groupe Eagles of death metal s'était produit cet été en Israël, malgré des appels au boycott.

Mais ces terrasses de café parisiennes, bondées en un début de week-end. Pourquoi ? Pourquoi ce quartier de Paris précisément, ce 10e, ce 11e arrondissement, où les attaques ont été concentrées ? Pourquoi ce quartier, plutôt qu'un RER dans de lointaines banlieues, ou des cibles militaires ou policières ? Ont-ils voulu frapper le quartier de l'ancien siège de Charlie Hebdo ? Ont-ils visé la densité élevée de journalistes parisiens vivant dans ces quartiers de la rive droite, entre la République des rassemblements pro-Charlie, et le canal Saint Martin des bobos ? S'agit-il de terroriser Medialand, impact maximum, certitude de toucher dans leur chair nombre de journalistes, le plus grand nombre de connectés et de fêtards du vendredi soir ?

Le second message est plus clair : c'est le nombre d'attaques simultanées, six ou sept. Là c'est limpide. C'est une terrible réponse à l'appareil policier français. Vous pouvez déclencher tous les plans Vigipirate que vous voudrez, rouge...

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