Chez @manhack

Pirates, développeurs, hackers, startupeurs, barbares, pionniers, espions de la NSA, censeurs, censurés, paranos, libristes, wikistes, cette chronique est la vôtre (ou tout comme).

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Mais oui, France Inter, le "darknet" a aussi une face lumineuse !

Pourquoi ne jamais en parler ?

Et revoici le "darknet" ! D'après France Inter, le réseau TOR, conçu pour protéger la vie privée des internautes, permettrait d'accéder à un "marché noir" fréquenté par des millions d'internautes venus y acheter de la drogue ou des faux papiers, mater des photos pédo-pornographiques ou encore recruter un tueur à gages. C'est vrai. Mais TOR n'en est pas moins, aussi, un système conçu par l'US Army pour pouvoir protéger l'anonymat des internautes, dont les valeurs et technologies sont recommandées par les Nations Unies, Amnesty, la FIDH et Reporters sans frontières (entre autres).

J'ai longtemps refusé d'accorder des interviews au sujet des "darknets", ces réseaux sécurisés conçus ou utlisés de sorte de rester cachés, ou de protéger l'anonymat de leurs utilisateurs. Pour une raison simple : les journalistes s'y intéressent généralement parce qu'ils permettent (notamment) de faire des choses interdites par la loi (vendre ou acheter de la drogue, échanger des photos pédopornographiques, et caetera).

Or, et de même que je ne vois pas l'intérêt journalistique d'expliquer comment faire et où aller pour se procurer du crack ou de la coke, je ne vois pas l'intérêt d'expliquer comment acheter de la came avec des bitcoins, ce protocole de communication décentralisé servant accessoirement de système de paiement chiffré sur Internet (voir aussi le #14h42 que l'on y avait consacré).

C'est pourtant précisément ce qu'a fait France Inter la semaine dernière, dans son émissionSecrets d'info, avec une "enquête dans les profondeurs du Darknet, ce réseau parallèle crypté où l'on peut trouver des armes, de la drogue, des faux papiers et même le service de tueurs à gage, le Darknet réunit des millions d'internautes dans le monde", dixit le lancement du reportage.

Intitulé "Inquiétant : de la drogue livrée à domicile en deux clics !" le reportage présentait le Darknet comme "la partie cachée et obscure de l'internet (qui) abrite des milliers de sites illégaux qui proposent des armes, de la drogue, des faux papiers ou encore le service de tueurs à gage".

Or, "alors que...

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